[Chronique Littéraire] Octavie d’Urville T1 : Sous l’Ombre du Vampire, Esther Brassac

   Aujourd’hui, un retour un peu compliqué sur le premier tome d’urban fantasy d’Octavie d’Urville : Sous l’Ombre du Vampire, d’Esther Brassac (Editions du Chat Noir).

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FICHE TECHNIQUE

  • Titre : Octavie d’Urville T1 : Sous l’Ombre du Vampireoctavie-cover-255x369-1
  • Auteur/Autrice : Esther Brassac
  • Illustrateur/Illustratrice : Miesis
  • Édition : Chat Noir
  • Collection : Féline
  • Genre : Urban Fantasy
  • Public : New Adult, Féminin
  • Cycle : 1/3
  • Pages : 376
  • Parution : Avril 2017
  • Langue : Français
  • Format : Numérique – Broché
  • Prix :  5.99 euros – 19.90 euros
  • ISBN : 978-2-37568-035-3
  • Lien : Chat Noir : Octavie d’Urville T1

Résumé : Quand on est une fée fantôme maigrichonne, de surcroît incapable de se dématérialiser avant 22 h 43, la vie n’est pas facile.
Quand, en plus, une naïade, tellement belle que c’en est choquant, a le toupet d’emménager dans un appartement adjacent au vôtre, les choses se gâtent.
Mais lorsque votre patron et ami, un vampire métamorphe au caractère de cochon, trouve le moyen de se volatiliser sans crier gare alors qu’il attend avec impatience un colis très spécial, là, ça devient franchement invivable.
Octavie d’Urville, la fée fantôme la plus complexée de Londres, est bien décidée à enquêter sur sa disparition. Heureusement, Gloria, sa meilleure amie, et Clyde, démon schizophrène, vont la soutenir.
C’est alors que, submergée par les problèmes à ne plus savoir où donner de la tête, la vie décide de mettre sur sa route un charmant rouquin aux yeux verts qui ne laissera pas notre détective débutante indifférente.

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MON AVIS

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Lu dans le cadre du 8e Challenge Littérature de l’Imaginaire.

Lu dans le cadre du Printemps de l’Imaginaire Francophone 2020.

 

Couverture et Accroche

   Cela fait un moment que, lorsque je parcours le catalogue de la maison d’éditions, je m’attarde sur cette couverture que je trouve vraiment sympathique. J’aime beaucoup ce style de dessin en noir et blanc qui met en valeur la silhouette de l’héroïne, tout en rappelant le cadre dans lequel elle évolue. On retrouve plein de petits détails qui prennent leur sens à la lecture, et je trouve ça très respectueux du travail de l’autrice. Bref, j’aime beaucoup.

   J’étais plutôt intriguée par le résumé, car même s’il sous-entend des « problématiques de fille », je trouvais qu’elles ne prenaient pas trop de place et que donc, ce serait aussi le cas dans l’histoire. Grossière erreur, ça ne parle que de ça, et même si l’enquête reste un point central, elle est constamment parasitée par les obsessions de la narratrice. Car oui, contrairement à ce que le résumé ne dit pas, le texte est à la première personne, en focale interne. Autrement dit, si les histoires de fringues et de garçons ne vous intéressent pas, la lecture risque d’être longue.

 

Prose et Structure

   Ce livre illustre parfaitement pourquoi je suis si difficile avec la narration à la première personne. Elle est beaucoup plus personnelle que celle à la troisième, elle impose une forme de rapprochement avec le lecteur qui ne peut fonctionner que si on adhère à la voix du personnage. Contrairement à la narration à la troisième personne qui permet une distanciation avec un personnage que l’on n’apprécie pas forcément, la première personne impose pour moi de « bien s’entendre » avec le protagoniste. Or, je n’ai pas su adhérer à la personnalité d’Octavie. La narration, qui se veut humoristique, prend le parti d’exposer l’immédiateté des pensées de la protagoniste, imposant de ce fait des digressions, voire des digressions dans des digressions, qui auront la fâcheuse tendance à se centrer sur trois points : le poids de la demoiselle, la garde-robe de la demoiselle, et le crush de la demoiselle.

   Alors oui, c’est un livre dont les ressorts sont typiques des comédies féminines, j’ai vu un peu trop tard à quelle collection le livre appartenait. Toutefois, même sans être fan du genre, je pense pouvoir dire qu’avoir des réflexions de ce type toutes les pages, ce n’est même plus de l’obsession, comme on voudrait certainement nous le faire croire, c’est à la limite de l’overdose. D’accord, c’est de la chick-lit féerique, mais c’est vite redondant, et je me demande si même les fans du genre ne s’en lassent pas tellement ça en devient prévisible (on n’a pas parlé de monsieur depuis deux lignes donc… ah oui, le voilà…).

   Au-delà de ces problématiques, j’ai regretté que la protagoniste se sente obligée d’expliquer les expressions que l’on peut aisément comprendre par soi-même (du style « me cuisiner à la mode vampire, c’est à dire avec beaucoup de sang »… oui merci, je n’aurais pas deviné). D’une, c’est embêtant parce qu’on est dans sa tête, donc elle ne devrait pas avoir à s’expliquer à elle-même ses propres réflexions. De deux, ça retire tout le charme potentiel d’une expression (vous savez, un peu comme quand on vous explique une blague… elle n’est plus vraiment drôle après). Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas accroché à la narration choisit par l’autrice. Mais je ne doute pas qu’au contraire, les amoureux du genre devraient s’y retrouver et goûter à cet humour particulier.

 

Personnages et Narrateurs

   Commençons par être honnête : je n’ai pas réussi à apprécier les personnages. Voilà, c’est dit, maintenant essayons d’être objectif (hmmm… ^^).

   Notre héroïne se trouve donc être une jeune fée fantôme du nom d’Octavie d’Urville. Obsédée par son apparence, elle nous rappelle sans cesse à quel point elle est maigre, qu’elle ne prend pas un gramme malgré ses cures de barres chocolatées, qu’elle déteste la lingerie qui commence au trop large bonnet A et qu’elle doit avoir de sacrés escarres aux fesses tellement elles sont plates (là, c’est moi qui m’avance sur le sujet ^^). Outre son apparence, elle est obsédée par l’idée de devenir vieille fille si bien que forcément, elle a un crush sur le premier inconnu venu, crush qui comme vous l’aurez compris, composera la majeure partie de ses réflexions le reste de l’intrigue. Elle se décrit comme douée en magie et en ésotérisme, mais n’en fait jamais réellement la démonstration, si ce n’est son talent racial qui consiste donc à se dématérialiser à une certaine heure de la journée. Peu convaincante concernant ses connaissances culturelles, elle se fait expliquer tout ce qu’il y a à savoir sur les créatures surnaturelles et la magie, et même si je comprends qu’il s’agit d’une astuce pour expliquer au lecteur, je trouve cela en contradiction avec le savoir qu’elle est censée détenir. Bref, pas convaincue par la protagoniste, mais j’imagine qu’elle ressemble plutôt au profil type des héroïnes de comédie romantique, donc les habitués devraient s’y retrouver.

   Octavie a pour meilleure amie Gloria, une fée fantôme qui est tout en rondeurs et qui contrairement à notre protagoniste qui attend le prince charmant, est plutôt du genre à enchaîner les conquêtes. Cela ne change rien au fait qu’elle est elle aussi obsédée par son apparence, au point de faire un régime pour perdre ses kilos. Outre une passion envahissante pour les fringues, elle démontre un caractère fouineur et volontaire, aux idées un peu trop arrêtées. C’est typiquement le genre de personnage « soutien » pas toujours utile à l’intrigue, mais qui donne du poids au personnage principal par effet de contraste. La bonne amie avec plus de défauts que l’héroïne, un brin excessive dans les caractéristiques de son archétype, j’imagine que ça rentre dans les codes du genre.

   Octavie, qui travaille dans une boutique ésotérique, a pour patron et meilleur ami, Swann, un vampire bougon et peu causant. Si peu causant qu’il préfère écrire un mot disant qu’il va bientôt disparaître et qu’il faut faire comme si de rien n’était, plutôt que, je ne sais pas moi, dire qu’il part en voyage et qu’il laisse la boutique à son employée (je sais, l’histoire aurait mis bien plus de temps à démarrer). Profil type de l’individu mystérieux qui se jette dans les ennuis, mais ne dit tellement rien à ses proches pour ne pas les impliquer que, forcément, ça les implique tous sans exception. Parce que, qu’est-ce qu’ils pourraient faire d’autre qu’essayer de le retrouver ! Après, j’imagine qu’il s’agit d’une volonté de l’autrice de jouer sur l’exagération d’un tel archétype, et même si ça n’a pas fonctionné sur moi, je peux en comprendre l’intérêt. En revanche, je n’ai pas du tout adhéré à son couple, qui est vraiment limite sur la conception du cliché homosexuel.

   Oui, au risque de paraître désagréable, son amant, Clyde, est pour moi un personnage cliché au plus mauvais sens du terme. Autant les autres, je peux comprendre l’idée derrière leur conception, même si je n’adhère pas toujours à leur façon d’être. Autant Clyde… Il s’agit d’un démon schizophrène dont la maladie est gentiment survolée pour ne ressortir que quand ça arrange l’histoire (sans aucune conséquence pour les autres ou pour lui). En soit, ça ne m’étonnait qu’à moitié, bien des ouvrages ne savent pas correctement traiter des pathologies mentales. Toutefois, le plus dérangeant à mon sens, c’est d’associer cette pathologie au cliché du personnage homosexuel transi d’amour pour sa moitié qui parle comme une diva et nous fait des crises à toutes les pages. Que ce soit de l’humour ou non, pour moi ça ne passe pas. Mais il semblerait que de nombreux lecteurs trouvent cela « mignon »… J’imagine donc que le personnage plaira à ceux qui se disent romantiques (vous l’aurez compris, je ne me considère pas comme telle 😉 ).

   Je vous laisse découvrir les autres personnages, majoritairement féeriques, excepté bien évidemment le crush d’Octavie qui est donc un humain, mais avec des capacités spéciales quand même (parce que bon, hein…).

 

Univers et Atmosphère

   On pourrait croire que c’est le point sur lequel j’ai le moins de choses à dire. Après tout, l’histoire se déroule dans un univers similaire à notre époque contemporaine, excepté que des êtres surnaturels, appelés supranaturels, évoluent au milieu des humains. Et je dis bien au milieu, pas cachés aux yeux tous, pas perdus au milieu d’une forêt, pas dans une dimension parallèle qui s’ouvre à minuit une. Non, non, les supras vivent comme tout le monde, ont un métier comme tout le monde, utilisent la technologie humaine comme tout le monde, se déplacent au milieu de tout le monde. Bref, ils sont comme tout le monde.

   Vous sentez que quelque chose coince, n’est-ce pas ? Et bien oui, le problème c’est que la protagoniste nous apprend dès la première page que non seulement les humains et les supras ne peuvent pas se voir en peinture, mais qu’en plus les supras sont sensibles aux humains, à savoir qu’ils éprouvent un profond malaise en leur présence se traduisant par des nausées, des étourdissements et autres joyeusetés émétiques. Vous aussi, vous vous demandez donc qu’est-ce qui peut bien pousser les supras à vivre au milieu de l’humanité ? A aucun moment dans l’histoire on évoque une quelconque dépendance style « force vitale », « besoin de leur capacité à rêver » ou toute autre explication du genre que j’ai déjà pu trouver dans d’autres histoires. Ils n’ont même pas besoin de la technologie humaine puisque la plupart des supras utilisent la magie. Rien ne justifie l’univers tel qu’il est décrit, et ça… ça m’empêche de me projeter.

    En parlant de magie, il est difficile d’en définir les contours. Il semble que toutes les créatures mythiques existent (zombie, vouivre, fée, loup-garou, cyclope…), et par extension, les formes de magies aussi. Celles-ci semblent limitées d’un point de vue racial, autrement dit, chaque espèce verra ses caractéristiques spécifiques réduites à peau de chagrin (encore que…). Mais pour le reste, le flou total. Qui peut utiliser quel type de magie et pourquoi, en échange de quoi, qu’est-ce que ça coûte et quelles en sont les conséquences ? Aucune idée, mais vous pouvez aussi bien allumer la lumière que sceller des colis, utiliser la magie noire pour ressusciter les gens ou multiplier les sorts de protection. Bon, à côté de ça, vous ne pouvez visiblement pas réparer un objet cassé, les sorts de protection ne sont utilisés que quand ça arrange l’histoire, la capacité super pratique de téléportation du démon ne fonctionne visiblement pas pour porter une valise (alors qu’on suggère qu’il peut porter plus encombrant)… Bref, je sais bien que dans une histoire, tout ne s’explique pas toujours, mais là, je n’ai pas compris l’absence d’explications sur cet usage assez inconstant de la magie. Après, j’imagine que ceux qui lisent davantage pour l’aspect comédie féminine que fantasy sauront se satisfaire d’un tel univers puisque nous n’avons pas les mêmes aspirations littéraires.

 

Intrigues et Thématiques

   Octavie, fée fantôme de bientôt 25 ans, travaille dans une boutique ésotérique. Si on oublie son obsession pour son apparence, tout se passe pour le mieux pour elle, jusqu’au jour où son vampire de patron disparaît, laissant derrière lui un étrange colis à ne surtout pas ouvrir, un amant difficilement gérable, un locataire humain qui fait bouillir les hormones de notre fée, et surtout, une ribambelle d’étranges individus qui semblent lui vouloir pas que du bien. Le début des ennuis, quoi !

    Sur le principe, l’intrigue pouvait vraiment me plaire. Une enquête loufoque dans un univers paranormal, au milieu d’un florilège de créatures évoluant dans une Londres contemporaine. Oui mais voilà, il s’agit avant tout d’une histoire type « comédie pour fille », qu’aucun aspect fantaisiste ne saura effacer, tant c’est prégnant dans la moindre réflexion de la protagoniste. Je suis du genre à aller jusqu’au bout de mes lectures, parce que je veux croire qu’un élément saura me surprendre. J’ai eu la mauvaise surprise de voir qu’en plus, ce premier tome s’arrêtait au milieu de rien. Le climax s’était déroulé plusieurs chapitres en amont, les chapitres d’explications préparaient une nouveau point culminant et paf ! coupure ! Merci d’avoir lu, rendez-vous au prochain tome ! Déjà que la lecture avait été dure, j’avoue que ça m’a achevée. Vous comprendrez donc pourquoi il n’est pas question pour moi de poursuivre cette aventure.

   Je ne suis pas le public cible, c’est une certitude, et nombre de points sur lesquels je me suis exprimée ont une subjectivité relative au genre du récit. Mais même en acceptant qu’il existe dans la comédie romantique des codes qui m’apparaissent personnellement comme rédhibitoires, je pense que certains sont mal employés. Le personnage de Clyde est pour moi un défaut du récit, résumant l’individu homosexuel à un être malade et surfait, à la limite de l’invivable. Il est schizophrène, ce qui n’a rien à voir avec l’homosexualité, mais les deux mélangés donnent une forme de confusion, notamment au niveau émotionnel (et je ne parle pas des références historiques à l’enfermement psychiatrique… vous savez que l’homosexualité n’a été officiellement retirée de la liste mondiale des maladies qu’en 1990 ?). Même si je pense que l’autrice n’a pas eu conscience de cette problématique, le traitement du personnage ne semble pas le plus judicieux et aurait mérité à mon sens plus de subtilité, afin d’amoindrir les risques d’entretenir les pires clichés sur l’homosexualité.

   Malgré tous mes commentaires négatifs, je tiens à vous rassurer en précisant que j’ai vu assez peu de critiques négatives sur le livre. Mon avis semble donc loin de ressembler à celui de la majorité (comme plusieurs livres lus depuis le début de l’année… étrange ^^). Comme quoi, preuve est faite qu’il ne s’agit que de mon avis et qu’il revient à chaque lecteur de se faire sa propre idée. 😉

 

Conclusion

   Un premier tome qui ne m’aura pas convaincue, comme j’en attendais une lecture plus centrée sur la loufoquerie des enquêtes que sur l’aspect comédie féminine de la narration. Une narration à la première personne qui m’a rapidement épuisée, moi qui n’apprécie guère les romances et les héroïnes centrées sur leur apparence. J’imagine toutefois que ce premier tome reste une aventure amusante pour les lecteurs d’urban fantasy habitués aux codes de la chick-lit.

 

Etes-vous malgré tout tentés par une aventure en compagnie d’Octavie ? 🙂

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UN APERÇU D’AILLEURS SUR

Octavie d’Urville T1 ?

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N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

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10 réflexions sur “[Chronique Littéraire] Octavie d’Urville T1 : Sous l’Ombre du Vampire, Esther Brassac

    • Eleyna dit :

      J’imagine que quand on y est préparé, ça passe mieux et qu’on peut même en rire (sauf le cliché sur l’homosexualité, là pour moi, c’est vraiment trop limite). ^^
      En tout cas, si jamais tu fais une chronique dessus, je passerai y jeter un oeil attentif. 😉

      Aimé par 1 personne

    • Eleyna dit :

      C’est compliqué quand ce n’est pas ton truc. ^^
      Après comme je le disais plus haut, peut-être que quand on le sait, on appréhende mieux. Difficile à dire. En tout cas, j’espère que ça te plaira quand même, c’est toujours triste de ne pas réussir à accrocher à une lecture.

      Aimé par 1 personne

  1. OmbreBones dit :

    Je trouve ta chronique intéressante ! Et assez bienveillante surtout pour un roman avec lequel tu as eu autant de mal.
    Je l’avais lu à sa sortie, je me souviens avoir rencontré quelques difficultés parce que je ne suis pas non plus le public cible (enfin je je le suis plus et il tombait en pleine transition pour moi) mais tu en soulèves d’autres qui sont effarants. Après connaissant Esther pour ce qui est de ta perception du personnage de Clyde c’ est un pur accident doublé d’une maladresse cette association. Elle n’a jamais voulu dire que l’homosexualité est une maladie, ça j’en suis sûre ! Après faut avouer que l’autrice est brillante en steampunk mais pas en urban fantasy. Je pense qu’elle a voulu faire une expérience, sortir de sa zone de confort. Mais quand c’est pas notre truc… C’est pas notre truc.

    Aimé par 1 personne

    • Eleyna dit :

      Merci. ^^
      Le genre de chronique pas facile à écrire. Notamment parce que, comme tu le dis, on sent bien que ce n’est pas volontaire sur les points les plus « critiques ». Personnellement, je me doute bien que ce n’est pas le propos de l’autrice, mais je me demande si ça ne peut pas blesser les personnes concernées (d’autant plus celles qui ont possiblement vécu des enfermements psychiatriques à cause de leur sexualité). Après, aurais-je réagi pareil si ça avait par exemple était Swann le schizophrène du couple ? Possible que non, parce qu’il y aurait eu la caricature de l’hyperémotivité en moins (mais en même temps, on aurait eu l’un hyperémotif, l’autre schizo… compliqué quoi ^^). Bref, c’est le genre de questionnement où les sensitivity readers peuvent être utiles pour une ME, afin de conseiller sur les sujets sensibles. 🙂

      Aimé par 2 personnes

      • OmbreBones dit :

        Je trouve justement ta chronique très intéressante pour cette raison et j’espère qu’elle aidera les ME et les auteurs à se remettre en question. Perso c’est en fréquentant la blogo que j’ai commencé à m’interroger sur ces sujets justement ^^

        Aimé par 1 personne

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