[Mois Litté] Nouvelles gratuites des Indés de L’imaginaire : sorties 2017

   Depuis 2017, les Indés de l’Imaginaire, et en particulier Actusf, proposent de découvrir gratuitement des univers de leur catalogue au travers de nouvelles. C’est une bonne occasion de se faire une idée sur l’univers ou la plume des différents auteurs avant de se laisser tenter par leurs romans.

   Pour ce mois litté, je vous présente les nouvelles sorties en 2017 : Lance de Jeanne-A Debats, Le vert est éternel de Jean-Laurent Del Socorro, Les cambrioleurs rêvent-ils de dinosaures mécaniques ? de Damien Snyers, Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer de Karim Berrouka.

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   A noter que je n’ai pas lu les romans qui y sont associés, j’ai donc lu ces nouvelles dans une optique de découverte pour vérifier si elles remplissaient leur rôle, à savoir mener le lecteur vers le roman en question. Alors, est-ce que je vais me laisser tenter ? 😉

Lu dans le cadre du Printemps de L’imaginaire Francophone.

 

  • Titre : Lance61106
  • Auteur/Autrice : Jeanne-A Debats
  • Illustrateur/Illustratrice : Rozenn Illiano
  • Édition : Actusf
  • Collection : Hélios
  • Genre : Fantastique
  • Public : Adulte
  • Cycle : Nouvelle de Métaphysique du Vampire
  • Pages : 33
  • Parution : Avril 2017
  • Langue : Français
  • Format : Numérique
  • Prix :  gratuite
  • ISBN : 978-2366294279
  • Lien : Actusf : Lance

Résumé : 1936. Le vampire Navarre est contraint de faire équipe avec un Lancelot vieux de mille ans pour sauver une princesse des griffes d’un dragon invoqué par les nazis.

« Lance » se déroule dans l’univers de Métaphysique du vampire de Jeanne-A Debats.

MON AVIS

   S’agissant de la nouvelle la plus longue du lot, il est agréable de prendre le temps de découvrir le personnage narrateur, Navarre, qui est aussi le protagoniste du roman. Comme beaucoup de vampires ayant vécu plusieurs siècles, il est plutôt cynique, mais il n’a pas l’élégance et la culture raffinée de beaucoup de ses semblables littéraires. Lui, il boit, il baise, il se fiche d’accumuler les connaissances et il est prêt à corrompre les plus purs pour parfaire les missions ordonnées par le Vatican.

   Comme vous pouvez le lire dans le résumé, on retrouve un chevalier pas au top de sa forme, une princesse qui n’est pas tout à fait celle des contes, un dragon assez particulier et bien entendu, des nazis qui veulent l’apocalypse. C’est drôle, mais pas spécialement original. Néanmoins, Navarre est suffisamment intriguant pour que je songe à lire le roman, d’autant que celui-ci promet de partir au Brésil, ce qui là, au moins, est dépaysant.

 

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  • Titre : Le vert est éternel61108
  • Auteur/Autrice : Jean-Laurent Del Socorro
  • Illustrateur/Illustratrice : Milek Jakubiec
  • Édition : Actusf
  • Collection : Les Trois Souhaits
  • Genre : Fantasy
  • Public : Adulte
  • Cycle : Nouvelle de Royaume de Vent et de Colères
  • Pages : 17
  • Parution : Avril 2017
  • Langue : Français
  • Format : Numérique
  • Prix :  gratuite
  • ISBN : 978-2366294316
  • Lien : Actusf : Le vert est éternel

Résumé : 1597. La compagnie du Chariot a été embauchée pour participer au siège d’Amiens. Au milieu de la guerre et des combats éclot un amour fragile entre le capitaine N’a-qu’un-œil et Fatima, la chroniqueuse particulière d’Henri IV. Mais comment aimer quand la mort rôde ?

« Le vert est éternel » se déroule dans l’univers de Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent del Socorro.

MON AVIS

   Voilà une nouvelle plutôt poétique dans un univers martial, qui parle d’amour et de tolérance à travers le rapport simple de deux individus issus de cultures différentes. Le discours, simple et efficace, oppose l’horreur et l’injustice de la guerre à la raison et l’acceptation des différences.

   On y trouve la compagnie du Chariot, visiblement présente dans le roman, dirigée par N’a-qu’un-œil alors que la capitaine Axelle, protagoniste dudit roman, est partie. Cette compagnie de mercenaires est contrainte d’accueillir Fatima, la chroniqueuse espagnole de Henri IV, alors qu’ils sont en pleine guerre contre les Espagnols. Pourtant, la culture et la bienveillance rapprochent rapidement N’a-qu’un-œil et Fatima qui se plaisent à pouvoir parler du Artbon (pierre magique) ou des étoiles. Mais la guerre est ce qu’elle est, malheureusement, une faucheuse de joies éphémères.

   La conclusion est vraiment bouleversante et, je ne vais pas vous mentir, j’ai versé ma petite larme tant il est question d’un sujet qui reste actuel.  La fantasy historique n’est pas ce que je préfère, malgré tout, j’ai été touchée par ce texte et je me dis que si je devais me lancer dans le genre, ce serait par le roman Royaume de Vent et de Colères.

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  • Titre : Les cambrioleurs rêvent-ils de dinosaures mécaniques ?61109
  • Auteur/Autrice : Damien Snyers
  • Illustrateur/Illustratrice : Dogan Oztel
  • Édition : Actusf
  • Collection : Les Trois Souhaits
  • Genre : Fantasy
  • Public : Adulte
  • Cycle : Nouvelle de La Stratégie des As
  • Pages : 17
  • Parution : Avril 2017
  • Langue : Français
  • Format : Numérique
  • Prix :  gratuite
  • ISBN : 978-2366294255
  • Lien : Actusf : Les cambrioleurs rêvent-ils de dinosaures mécaniques ?

Résumé : Les voleurs faisant les meilleurs gardiens, James se retrouve engagé par l’un des plus redoutables d’entre eux pour garder un tableau dans le musée des Beaux-Arts de Nowy-Krakow. Mais peut-on faire vraiment confiance à une équipe uniquement composée de cambrioleurs ?

« Les cambrioleurs rêvent-ils de dinosaures mécaniques ? » se déroule dans l’univers de La Stratégie des as de Damien Snyers.
Nouvelle inédite.

MON AVIS

   Nous suivons le protagoniste du roman, James (bien qu’on apprenne assez tardivement et de façon détournée comment il s’appelle, ce qui n’est pas le plus abordable pour un nouveau lecteur). Celui est un voleur non-humain (là encore, la nouvelle ne se prête pas tellement aux explications sur le sujet, mais j’imagine que c’est un elfe). Ayant entendu une conversation entre un directeur de musée et un malfrat, il se propose pour aider ce dernier dans la protection du musée. Evidemment, c’est le début des ennuis.

   Quelques indices laissés ici et là indiquent une ambiance un peu steampunk, ainsi que la présence de magie, bien que celle-ci soit non présente dans la nouvelle. On sent surtout que l’univers de l’auteur tourne autour de la pègre et des bas-fonds de la cité, mais dans un registre plutôt humoristique, la narration à la première personne nous invitant à suivre l’intrigue par le regard un brin sarcastique et naïf de James.

   Pas grand chose à en dire, le tout est bien construit, l’humour bien dosé et le personnage suffisamment attachant pour qu’on veuille le suivre un peu plus. De toute façon, j’ai le roman dans ma PAL, donc oui, j’avais déjà prévu de le lire. ^^

 

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  • Titre : Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer61107
  • Auteur/Autrice : Karim Berrouka
  • Illustrateur/Illustratrice : Diego Tripodi
  • Édition : Actusf
  • Collection : /
  • Genre : Fantasy
  • Public : Adulte
  • Cycle : Nouvelle de Fées, Weed et Guillotines
  • Pages : 25
  • Parution : Avril 2017
  • Langue : Français
  • Format : Numérique
  • Prix :  gratuite
  • ISBN : 978-2366294293
  • Lien : Actusf : Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer

Résumé : Marc-Aurèle Abdaloff et Premier de la Classe sont sur une nouvelle affaire : envoyés dans les monts d’Arrée, ils doivent enquêter sur de curieux meurtres perpétrés à l’épée par un homme accompagné d’une armée d’écureuils sanguinaires.

« Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer » se déroule dans l’univers de Fées, weed & guillotines de Karim Berrouka.

MON AVIS

   Il n’y a pas à dire, la plume de Karim Berrouka est vraiment singulière. Drôle et d’un registre un peu familier, elle use d’une syntaxe particulière à base de phrases non-verbales et d’absence de déterminants qui donne une impression de lecture de scénario loufoque. C’est très agréable et je me suis plongée instantanément dans l’histoire, même sans connaître les protagonistes qui sont aussi ceux du roman.

   La dynamique du groupe formé par le détective Marc-Aurèle, Premier de la Classe qui porte bien son nom, l’inspecteur Etienne Petiot et son collègue grassouillet Bugnard est efficace, si bien que le début de l’enquête joue autant sur l’étrangeté de l’affaire que sur les répliques humoristiques du quatuor. Vient alors la rencontre avec un chevalier dont le langage moyenâgeux entraîne un décalage tout aussi drôle. Malheureusement pour moi, un combat survient et s’étend en longueur, dans un duel de répliques gouailleuses qui font rire, puis sourire, avant de finalement soupirer.

   Vous l’aurez compris, si j’ai adoré le début, vraiment drôle et original dans son écriture, je n’ai pas été séduite par la propension des chevaliers à user longuement de métaphores fleuries pour se confronter. Les blagues les plus courtes sont parfois les meilleures, je me serais contentée d’un duel succinct. Néanmoins, j’ai apprécié la plume de l’auteur et l’univers dépeint, aussi ne serais-je pas contre me plonger dans son roman.

 

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Un aperçu d’ailleurs sur

Les nouvelles gratuites des Indés de 2017 ?

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N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

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