[Mois Ciné] Décembre 2021

Aujourd’hui, nous découvrons une maison magique, nous retournons dans la matrice, nous rencontrons trois araignées du quartier, nous revisitons la Première Guerre…

[Encanto, la fantastique famille Madrigal – Matrix Resurrections – Spider-Man : No Way Home – The King’s Man : première mission]

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Alerte : avis totalement subjectifs en perspective et fortes probabilités de spoilers. 😉

Encanto, la fantastique famille Madrigal

film_927333Animation (1h42) de Byron Howard, Jared Bush
Avec José Garcia, Camille Timmerman, Juan Arbelaez

Dans un mystérieux endroit niché au cœur des montagnes de Colombie, la fantastique famille Madrigal habite une maison enchantée dans une cité pleine de vie, un endroit merveilleux appelé Encanto. L’Encanto a doté chacun des enfants de la famille d’une faculté magique allant d’une force surhumaine au pouvoir de guérison. Seule Mirabel n’a reçu aucun don particulier. Mais lorsque la magie de l’Encanto se trouve menacée, la seule enfant ordinaire de cette famille extraordinaire va peut-être se révéler leur unique espoir…

Mon avis

   Petit dernier des studios d’animation Disney, Encanto pourrait paraître original dans son approche si on n’avait pas déjà vu l’amorce engagée par la souris à grandes oreilles depuis quelques années. En effet, après l’ère des princesses amoureuses, puis l’ère des princesses rebelles, on se retrouve en pleine ère des enfants qui sauvent leur famille, comme dans Coco ou En avant. Je ne dis pas que ce film est la redite de trop, mais j’a peur qu’on soit face à un nouveau filon à exploiter jusqu’à l’écœurement. Parce que oui, le film vante encore une fois les mérites d’une famille unie.

   Nous quittons donc le Mexique de Coco pour rejoindre les jungles colombiennes, où se trouve un village dirigé par une famille aux pouvoirs magiques. Une famille dirigeante dont tout le monde attend en permanence des miracles. Et c’est un problème : la moitié des pouvoirs ne servent à rien. Comprenez bien : c’est la base du film, chaque membre de la famille hérite d’un pouvoir qui doit aider la communauté, ce qui sous-entend que Mirabel, qui n’a pas de pouvoir, est inutile et doit rester de côté. Or, la moitié de sa famille possède des dons peu utiles au quotidien. Sa tante est suivie par un nuage qui change en fonction de son humeur, mais elle n’en use jamais pour faire pousser les cultures (au contraire, ça semble être un véritable handicap). Sa cousine entend tout (sauf quand ça gêne le scénario), mais elle ne s’en sert que pour faire la commère. Son cousin peut prendre l’apparence de n’importe quelle personne… mais l’utilise pour faire des blagues. Même le petit dernier se découvre un pouvoir qui ne servira jamais de toute l’intrigue. Dès lors, comment peut-on défendre correctement le concept d’une fille qui se sent inutile au milieu d’une famille dont les pouvoirs sont sous-exploités ? ça en deviendrait presque gênant. Et pourtant…

   Pourtant le film se regarde bien. Une fois qu’on a accepté que les trois quart des personnages sont là pour la masse (le nombre renforce l’idée de famille unie autant que le fait que Mirabel est une exception problématique), on peut suivre l’intrigue de façon plus ouverte. Ici, pas de grand méchant à combattre, mais un ennemi interne et inavouable qui tire sa force des silences et des apparences. La casita, la maison magique, est le reflet de la famille, belle et unie en apparence, mais dont les fondations se fissurent à mesure que certains poids pèsent davantage sur les épaules des uns et des autres. Jusqu’au climax, certes pas aussi impressionnant que d’autres Disney, mais à la symbolique plus forte (si seulement on n’était pas chez Disney justement… qui donc annule la morale de l’histoire à la toute fin…).

   Concernant l’esthétique, on ne va pas se mentir, c’est une claque visuelle. C’est très beau, les animations sont très chouettes, en particulier pour les vêtements et les cheveux. Sans parler du choix du décor exotique et dépaysant. Rien que pour le visuel, le film vaut le coup d’œil. Pour ce qui est des chansons, car oui il y en a beaucoup, elles sont sympathiques, mais présentent le défaut de faire de l’exposition pour faire avancer l’intrigue. Or, il n’est pas toujours simple de comprendre ce qui est dit durant ces passages chantés. Il n’est donc pas improbable que vous passiez à côté de certaines informations (même si on comprend le message principal). Quoi qu’il en soit, c’est un film beau et distrayant, qui suit la ligne actuelle des studios Disney.

A voir si vous aimez les dernières productions Disney.

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Matrix Ressurections

film_926619Science Fiction (2h28) de Lana Wachowski
Avec Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Jada Pinkett Smith

La réalisatrice visionnaire Lana Wachowski signe MATRIX RESURRECTIONS, quatrième opus de la saga révolutionnaire qui a réinventé le genre de la science-fiction. Dans ce nouveau chapitre, on retrouve Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss dans les rôles emblématiques qu’ils ont rendu célèbres : Neo et Trinity.

Mon avis

   Décidément, on aime entretenir les vieilles sagas… Pour le meilleur, et surtout pour le pire. Dans le cas de Matrix, c’est une proposition ambitieuse, mais qui aboutit pour moi à un film bancal. Toutefois, contrairement à Spider-Man (voire plus bas), ce ressenti résulte de la volonté de la réalisatrice de prendre à contrepied toutes les attentes, au détriment du plaisir du spectateur. Je vais tenter de m’expliquer.

   Déjà, il est inutile de regarder le film si vous n’avez pas vu la première trilogie. Non seulement parce l’intrigue se base sur la nostalgie éprouvée par le spectateur pour créer une attente (et donc vous accrocher à l’histoire même si elle semble confuse), mais aussi parce que beaucoup de scènes tournent autour de flashback ou de dialogues empruntés aux premiers volets. Je dirais même que si vous n’êtes pas un fan de la franchise et que comme moi, vous n’avez pas revu la trilogie depuis des années, vous risquez d’être perdus par un lore et des personnages assez mal introduits (typiquement, il y a un personnage, je n’ai pas compris si c’était un programme allié ou une personne qu’on n’a jamais débranchée mais qui sait qu’elle vit dans un monde virtuel, mais on me dit que je devrais le savoir car elle était déjà présente dans la trilogie… sauf que je ne m’en souviens plus… pratique). Le film ne se suffit pas à lui-même pour être apprécié, et c’est problématique.

   Mais même au-delà de la connaissance du lore et des personnages, on ne peut pas nier que d’autres problèmes existent. Le plus flagrant est celui du rythme. Le montage est chaotique, sans réelle transition, les plans sont peu ambitieux, les combats sont inintéressants et d’autant plus ridicules à regarder qu’ils sont souvent ralentis (or, plus on ralentit une image, plus on en voit les défauts, et notamment que les acteurs ne se battent pas vraiment). On se retrouve avec des dialogues censés faire échos à la trilogie, mais qui manquent d’impact tant ils se perdent dans des allers-retours inutiles aussi bien dans le scénario que dans l’environnement (excusez-nous, on n’avait pas assez vu les dix péons qui vivent dans la cité libre, ne vous inquiétez pas, on y retourne !). Tout ça pour conclure que rien ne vaut le pouvoir de l’amour, que ce soit pour ressusciter une franchise ou pour l’enterrer.

   J’ai donc passé un trop long moment devant ce film. Pourtant, je reconnais l’ambition qui se cache derrière cet apparent cafouillage. Le film est une critique du système hollywoodien, que ce soit la soif d’argent des grosses filiales ou les attentes ridicules des spectateurs (oui, le doigt d’honneur est aussi pour toi, ami fan, ne t’en déplaise). Sans détour, on nous dit qu’il s’agit d’une demande de la Warner, que la suite se serait faite avec ou sans le concepteur de l’univers. Parce que, quoi qu’il arrive, les gens achèteront comme des moutons (ou sheeple, contraction de sheep et people en VO). Loin de se contenter de moquer le seul consumérisme, le film s’attaque aussi aux fans et à leurs théories sur le sens de la première trilogie (non que les théories soient invalidées, c’est surtout pour rappeler qu’il n’existe pas une unique vérité cachée. Une œuvre est sujette à l’interprétation de celui qui la regarde. Donc arrêtez de vous battre pour savoir qui a raison). Même la scène post-générique est un troll qui se moque de la facilité avec laquelle on peut contenter un consommateur.

   De même, le film annihile les attentes en supprimant ce qui avait fait la réputation de la franchise. Pas d’esthétique léchée, pas de combat chorégraphiés, pas de montages avec de belles transitions, pas de bullet times (pas comme on s’y attend) ou de personnages suspendus dans les airs. Rien. Et en soit, ce n’est pas un problème. Bien au contraire, je suis pour un film qui prend à contrepied les attentes afin de donner un nouveau souffle au cinéma. Mais encore faut-il que cette proposition se laisse regarder. Or, pour moi, ce n’est pas le cas. Pour qui n’est pas fan, le film semble être un troll qu’on ira voir qu’une fois, duquel on gardera la sensation désagréable d’avoir été la victime d’une réalisatrice en guerre contre le système dans lequel on l’enferme. Le pire dans tout ça ? C’est que le film rapportera malgré tout suffisamment d’argent pour encourager la Warner à renouveler l’expérience. On ne change pas si facilement les mauvaises habitudes.

A voir si vous êtes fans de la franchise.

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Spider-Man : No Way Home

film_926282Action (2h28) de Jon Watts
Avec Benedict Cumberbatch, Zendaya , Tom Holland

Pour la première fois dans son histoire cinématographique, Spider-Man, le héros sympa du quartier est démasqué et ne peut désormais plus séparer sa vie normale de ses lourdes responsabilités de super-héros. Quand il demande de l’aide à Doctor Strange, les enjeux deviennent encore plus dangereux, le forçant à découvrir ce qu’être Spider-Man signifie véritablement.

Mon avis

   Désolée pour les fans de l’araignée du quartier, mais ce Spider-Man n’est pas un excellent film comme tout le monde aime à l’affirmer. Il est à mon sens meilleur que les deux premiers avec Tom Holland, mais il n’en reste pas moins qu’il se base essentiellement sur le fan service et le syndrome doudou de tous les trentenaires en mal des anciennes versions de Spidey. Et ça, c’est problématique.

   C’est problématique parce que ça tente de cacher les innombrables incohérences commises au nom du pognon que pourront rapporter les énièmes suites, spin-off et soft-reboot d’un univers qui se casse déjà pas mal la figure à chaque film solo de super-héros. Pour peu que vous ne soyez pas du genre influençable, vous avez déjà envie de vous arracher les cheveux avant même le déclenchement de l’axe principal par Dr Strange. Parce que, oui : Pourquoi ne pas tenter de démontrer que le message de Mysterio est un montage ? Que Spider-Man n’est pas Peter Parker ? Quel gouvernement laisse-t-il à la dérive la situation d’un héros de guerre, au point de menacer la stabilité du pays et sans chercher à marchander sa « liberté » en échange de « services » ? Dans quel monde où un gamin appartient à la plus grande fratrie de super-héros existants, pas un seul de ses collègues ne prend sa défense ? Pourquoi des alliés pleins d’argent, de pouvoirs politiques ou technologiques ignorent-ils la possibilité d’aider l’un des leurs à se sortir d’un évident traquenard ? Où sont les entités politiques, où sont les capacités de désinformations, où sont les milliardaires pour acheter les médias, engager un acteur pour que Spidey apparaisse à coté de Peter Parker ? Rien, il n’y a rien de censé, on court direct à la solution la moins logique pour le grand spectacle. Et le pire, c’est que le film en a conscience puisqu’il critique lui-même la solution ! Mais bon, il sait que le public s’en satisfera car il n’attend qu’une chose, le retour d’anciennes vedettes, peu importe les moyens.

   Parlons-en des moyens. C’est laborieux, les scènes d’apparition de chaque personnage n’ont rien d’iconique, les méchants ressemblent à des bouffons (ahah…) en cage qui s’échangent des répliques tristes à souhait pour exposer leurs différents backgrounds, des fois que des personnes n’ayant jamais vu les anciens films en aient encore quelque chose à foutre. Est-ce que je vis dans un coin de la France moins prompt à l’adulation ? Durant ma séance, je n’ai vu aucun spectateur bondir de son siège à l’apparition tant attendu des anciens Spidey, tout juste un petit « oui », et c’est bien suffisant pour ce que la scène a à nous proposer. Qu’on se comprenne bien, ce n’est pas désagréable d’avoir la réunion des trois acteurs, mais c’est un potentiel gâché qui met en évidence la différence de prestance entre les trois versions. Et oui, c’est quand même dommage de se faire voler la vedette dans son propre film.

   Hélas, même les anciens Spidey ont un traitement aux forceps. Et pour cause, le film est desservi par un mauvais montage, qui donne un rythme désagréable, entre des discussions trop longues en quête d’un éclat humoristique qui ne vient pas et des scènes d’action bâclées dans des environnements sombres et dénués d’intérêt qui plombent les combats (ou annihilent l’émotion de ce qui devrait être la plus belle scène de rédemption… bordel, j’avais envie de pleurer, mais pas pour les mêmes raisons que lui). Après, visuellement, ce n’est pas moche, mais ça n’a aucune âme, on sent que le réalisateur se contente de remplir le cahier des charges. Le fait-il bien ? A mon sens, pas du tout, c’est un énorme gâchis. Le public sera-t-il de mon avis ? A mon sens, pas du tout, parce qu’il suffit de mettre trois acteurs dans une même scène pour que les gens trouvent un film cool. Et avec le final auquel on a le droit, on est reparti sur une nouvelle trilogie où on se fout ouvertement de nous. Mais visiblement, on prend plaisir à ça.

A voir si… bah, vous l’avez déjà vu, non ?

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The King’s Man : première mission

film_925233Action (2h12) de Matthew Vaughn
Avec Gemma Arterton, Rhys Ifans, Ralph Fiennes

Lorsque les pires tyrans et génies criminels de l’Histoire se réunissent pour planifier l’élimination de millions d’innocents, un homme se lance dans une course contre la montre pour contrecarrer leurs plans. Découvrez les origines de la toute première agence de renseignement indépendante.

Mon avis

   Je ne sais pas si c’est parce que j’ai enchainé les films qui m’ont déplu et qu’en conséquence, mon exigence a baissé, mais j’ai passé un excellent moment devant ce nouveau volet de Kingsman. Probablement un meilleur moment que pour les précédents volets de la franchise. Et c’est peut-être là où le bât blesse, j’ai conscience que ce que j’apprécie est ce qui semble faire défaut à l’essence des Kingsman. En effet, l’histoire est plus sombre et sérieuse (contexte historique oblige), les combats sont moins déjantés, même si toujours joliment chorégraphiés. Globalement, on se rapproche davantage d’un vrai film d’espionnage que d’une version sous acide. Et moi, ça me convient.

   Alors certes, le film n’est pas exempt de défauts. Pour peu qu’on s’y connaisse en ficelles scénaristiques, on voit une progression assez convenu de l’intrigue et du positionnement des set-up/pay-off, au point qu’il suffit d’un plan un peu trop fixe dès les premières minutes pour deviner la révélation finale. Toutefois, le film reste suffisamment divertissant, et se paie même le luxe d’un retournement auquel je ne m’attendais pas, en tout cas, pas comme ça (c’est là que je me suis souvenue que je regardais un Kingsman ^^). Bref, ça se laisse regarder, et ça ne m’a jamais semblé trop long, contrairement à Matrix ou Spider-Man.

   Après, j’avoue avoir quand même tiqué sur un aspect « revisite de l’histoire ». Alors oui, ce n’est pas un film historique qui se doit d’être fidèle à la réalité. Mais comment, quand tout tourne autour de la Grande Guerre, peut-on réussir l’exploit de ne jamais mentionner une seule fois la France ? Ce n’est pas comme si elle était un membre fondateur de la Triple Entente ! Que ce sont ses territoires plus que les landes anglaises qui ont été défigurés par les tranchées (qui est quand même le théâtre d’une des scènes principales). Pourtant, dans ce film, la France n’existe pas (et plus globalement, la communauté francophone). La guerre est celle des Anglais, seuls et isolés contre les Allemands et Autrichiens depuis que la Russie s’est retirée, et qui attendent les Américains sauveurs de l’humanité (le Roi Georges répète qu’il est seul sur le front, front de pays qui n’existent pas donc, peuplés par des populations qui n’existent pas non plus). Je ne sais pas s’il y a un sens caché derrière, mais cette attitude récurrente du milieu anglophone à invisibiliser des populations entières dans des faits historiques me lasse. Enfin, malgré tout, je vous encourage quand même à voir le film.

A voir si vous aimez les films d’espionnage ou si vous acceptez de voir un Kingsman moins déjanté.

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Et vous, vous-êtes vous fait plaisir pour les fêtes de fin d’année ? 😉

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4 réflexions sur “[Mois Ciné] Décembre 2021

  1. Symphonie dit :

    Je pense que Encanto j’essaierai de le voir si j’ai l’occasion.

    Spider Man : clairement, niveau scénario, c’est n’importe quoi (et effectivement, ça manque d’apparition iconiques, y compris pour les 2 autres Spider). Je l’ai quand même trouvé fun, mais je pense que ça fait partie des MCU que je ne reverrai pas.

    King’s man : d’accord aussi, j’avais deviné l’antagoniste au début aussi, c’est dommage, mais peut-être que ça vient de notre habitude aux codes, je ne sais pas trop. Et sinon, oui, je comprends que ce soit centré sur la Grande-Bretagne, mais c’est curieux que la France ne soit même pas évoquée…

    Aimé par 1 personne

    • Eleyna dit :

      Pour Spider-Man, je trouve ça tellement triste d’en être rendu à se satisfaire de rien, à trouver géniaux les projets les plus paresseux. Alors qu’il y a moyen de faire tellement mieux ! Enfin, bref…

      Pour King’s Man, je ne sais pas pourquoi ça m’a troublé à ce point, surtout que ce n’est pas une franchise historique. Mais vraiment, le fait que le roi d’Angleterre insiste plusieurs fois sur le fait qu’il est seul à se battre en attendant les Américains, ça m’a… gênée. :/

      J’aime

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