[Chronique Littéraire] Les fantômes de la rue Paillot, Catherine Loiseau

   Aujourd’hui, un tout petit retour sur une nouvelle qui vous prépare pour ma future chronique, puisqu’il s’agit de Les fantômes de la rue Paillot, de Catherine Loiseau (Hydralune), nouvelle faisant le lien entre le tome 2 et le tome 3 de sa trilogie Kerys.

   A noter que l’autrice conseille fortement d’avoir lu les précédents tomes de sa trilogie pour profiter pleinement de la lecture.

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FICHE TECHNIQUE

  • Titre : Les fantômes de la rue Paillotcouverture_paillot_ok2-1200x1704-1
  • Auteur/Autrice : Catherine Loiseau
  • Illustrateur/Illustratrice : Aurélien Calonne
  • Édition : Hydralune
  • Collection : /
  • Genre : Steampunk Lovecraftien
  • Public : Adulte
  • Cycle : Oui (nouvelle dans l’univers de Kerys)
  • Pages : 58
  • Parution : 15 avril 2019
  • Langue : Français
  • Format : Numérique 
  • Prix :  Gratuit
  • ISBN : /
  • Lien : Hydralune : Kerys nouvelle

Résumé : Clément Delpierre, inspecteur parisien du cinquième arrondissement, est en alerte : de mystérieuses apparitions terrorisent les habitants de la rue Paillot.
S’agit-il vraiment de fantômes ou les Abominations sont-elles à l’œuvre ? Pour résoudre ce mystère, Clément aura besoin de toutes ses ressources, ainsi que de l’aide d’Abriel Dondelange.

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MON AVIS

Bulle d'Eleyna Logo 2

Lu dans le cadre du 8e Challenge Littérature de l’Imaginaire.

Lu dans le cadre du Printemps de l’Imaginaire Francophone 2020.

Les chroniques du tome 1, tome 2 et du recueil de Kerys.

 

Couverture et Accroche

    Je ne sais pas trop quoi penser du choix de couverture. D’un côté, j’en comprends le sens et l’intérêt, le passage de l’illustration à la photographie symbolisant aussi une technique qui n’existe que dans notre univers et que les Kerysiens ne maîtrisent pas. D’un autre côté, ça donne un aspect polar noir qui ne colle pas tout à fait à l’ambiance assez légère de la nouvelle, puisque même s’il s’agit d’une enquête, les choix de narration et de personnages la rendent plutôt amusante. Bref, je ne suis pas totalement convaincue, mais j’en comprends le choix.

   Le résumé quant à lui remplit son rôle, même s’il faut, comme recommandé par l’autrice, avoir lu les tomes 1 et 2 pour comprendre de qui il est question, et donc le potentiel humoristique de la nouvelle.

 

Prose et Structure

   J’ai peu de chose à dire concernant la plume de l’autrice, on retrouve les forces et les faiblesses que j’ai déjà pu citées (voir les chroniques des précédents tomes), y compris cette petite redondance sur les interactions amoureuses qui, comme vous l’aurez compris désormais, ne sont pas ma tasse de thé. Si vous aimez le style de Catherine Loiseau, vous ne serez pas dépaysés. Et rassurez-vous, l’humour est toujours au rendez-vous. 😉

 

Personnages et Narrateurs

    C’est un peu le point qui me convient le moins, même si je me doute au contraire qu’il ravira plus d’un lecteur de Kerys. En effet, nous retrouvons ici, non pas les personnages principaux de la trilogie, même s’ils font un caméo, mais des personnages secondaires apparus durant le tome 2 : leurs doubles parisiens. Et c’est bien le problème pour moi. Car si sur le principe, c’est une excellente idée de suivre les Parisiens plutôt que les Kerysiens, dans l’absolu, on se retrouve avec une dynamique similaire à celle du roman. On perd donc un peu l’intérêt de changer de protagonistes puisqu’au final, en tant que doubles d’Honoré Rocheclaire et ses amis, ils se comportent exactement de la même façon. A choisir, j’aurais préféré suivre d’autres personnages secondaires afin d’évoluer dans de nouvelles relations entre personnages. Mais ce n’est qu’un avis purement subjectif.

   Quoi qu’il en soit, nous suivons donc Clément Delpierre, l’inspecteur double parisien d’Honoré Rocheclaire, appuyé par la journaliste allemande Anja, l’infirmière hispanique Dahlia et l’inimitable Abriel, l’Indicible qui se fait passer pour un dandy charmant et charmeur. Un groupe qui a fait ses preuves par l’intermédiaire de ses doubles, et qui fonctionne plutôt bien, même si très insistant sur les affaires de « cœur » de l’inspecteur (autrement dit, si vous aimez ces échanges dans les romans, vous serez servis 😉 ).

 

Univers et Atmosphère

    On retrouve l’univers de Kerys essentiellement en filigrane puisque l’intrigue se déroule ici à Paris et que les Abominations et autres Dévoreuses sont finalement assez peu présentes, voire « rationalisées » quand en on croise. On perd donc le côté lovecraftien et surnaturel pour se fondre dans une atmosphère d’enquête policière, ce qui n’est pas désagréable et se conjugue bien à l’ambiance de ce Paris d’antan. Un bon point à mon sens, mais vous serez peut-être plus réservés si vous vous attendiez à retrouver un univers où pousse la canne bleue et où s’éternisent les conflits d’ampleur avec ceux du dehors.

 

Intrigues et Thématiques

    Clément Delpierre doit s’occuper d’une étrange affaire : un fantôme rôde dans un vieux quartier de Paris. Est-ce l’oeuvre des Abominations, ces créatures d’un autre monde dont il se retrouve à héberger certains représentants, ou d’autre chose ?

   L’intrigue est assez commune pour le genre et les éléments de réponse se devinent facilement pour qui connait les ficelles. Toutefois, c’est agréable à suivre, le changement d’ambiance par rapport au reste du cycle de Kerys est à mon sens bienvenu, car il donne une touche fantastique moins horrifique, plus ancrée sur cette hésitation entre le possible et l’impossible. C’est d’ailleurs le gros intérêt du choix des protagonistes. Les Parisiens, contrairement aux Kerysiens, connaissent peu de choses sur ceux du dehors, tout événement sortant de l’ordinaire pose alors question. Est-ce réel ou un simple subterfuge ? Jusqu’où faut-il désormais repousser les limites de la crédulité ?

   Il ne faut en revanche pas s’attendre à de grandes nouveautés concernant les autres thématiques abordés, on reste dans la continuité de ce que les autres ouvrages proposent. Et ça se comprend, puisque la nouvelle a été écrite comme un lien entre les deux derniers tomes de la trilogie. On peut ainsi dire qu’il s’agit d’une mise en bouche avant de retrouver le dernier volet de notre aventure de steampunk lovecraftien.

 

Conclusion

    Une nouvelle sympathique dans l’univers de Kerys, qui permet de faire le lien entre le tome 2 et le tome 3 de la trilogie, de façon légère et un peu moins lovecraftienne.

 

Et vous, envie de retrouver ce charmeur d’Abriel ? 🙂

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UN APERÇU D’AILLEURS SUR

Les fantômes de la rue Paillot ?

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N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

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