[Chronique Littéraire] AOC n°50, Présences d’Esprits

   Depuis cet été, j’ai décidé de rattraper mon retard sur les chroniques des recueils AOC, présentés par Présences d’Esprits. C’est pourquoi, en alternance avec mes autres lectures, je vous proposerai une chronique sur l’un des anciens numéros. Dans le désordre bien sûr, parce que c’est plus amusant de vous laisser un peu de suspense. 😛

   Aujourd’hui donc, il sera question du numéro 50.

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FICHE TECHNIQUE

 

  • Titre : AOC n°50 (Automne 2018) : Spécial Visions du futuraoc50couv_rgb
  • Auteur/Autrice : Chrisptohe Olry, Anne Goulard, Goliathus, Emilie Querbalec
  • Illustrateur/Illustratrice : Anthony Avon, Eric Malterre, Holymane, Jean-Michel Prats
  • Édition : Présences d’Esprits
  • Collection : AOC
  • Genre : SFFF
  • Public : Adulte
  • Cycle : Numéro trimestriel
  • Pages : 98
  • Parution : 2018
  • Langue : Français
  • Format : Numérique – Papier
  • Prix : 1,50 euros – 3,50 euros
  • ISBN : /
  • Lien : Présences d’Esprits : AOC n°50

Résumé :

Accessit : Le Luck ou La Vie de Christophe Olry

Visible désormais sous l’aspect de sphères lumineuses grâce à un procédé révolutionnaire, la chance est devenue une marchandise comme une autre, qui se vend et s’achète. Tark, lui, la braque aux plus riches.

3e prix : Souvenirs du monde flottant d’Anne Goulard

Dans un monde ravagé, Carel le récupérateur sauve une fillette et la ramène à bord de son aérostat sur l’île-sanctuaire. Aucun masque ne la protège des effluves mortelles de l’éther. Et le chat Zao semble beaucoup l’apprécier…

2e prix : Seul de Goliathus

Après le naufrage du Regayov et la blitzkrieg civile qui s’ensuit entre rescapés, Daniel se retrouve seul sur un planétoïde inhospitalier. Il n’a aucune chance de survivre. Aussi décide-t-il de laisser un témoignage de sa présence. Après tout, la mort n’est pas le pire des destins…

1er prix : La Cloche, hasta siempre d’Émilie Querbalec

La vie est un long Amazone à peu près tranquille pour les habitants de New Petrolia. Depuis un demi-siècle, leur dôme protecteur tient en respect une faune revancharde et une flore psychotrope. Mais pour combien de temps encore ?

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MON AVIS
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Couverture et Accroche

   L’illustration est très jolie dans son jeu de teintes et de contraste, même si le dessin en soit ne me parle pas plus que ça (question de goût, je ne suis pas spécialement fan des machineries de science-fiction). Une sympathique couverture donc, même si AOC en a proposé des plus marquantes.

    Les résumés sont plutôt intrigants et accrocheurs, et donnent une bonne idée sur le contenu de la nouvelle sans trop en dire, contrairement à ce qui a déjà pu arriver dans d’autres numéros. Un bon point.

 

Le Luck ou La Vie

   J’ai eu quelques difficultés à rentrer dedans, je ne saurais dire si cette nouvelle m’a vraiment convaincue. Sur le principe, l’idée est brillante, et l’appréhension de la chance d’une point de vue technologique et financier rend l’univers dépeint plutôt original. J’ai toutefois ressenti comme un décalage entre le début et la fin, la nouvelle prend une tournure fantastique trop rapide qui donne une impression de précipitation. Disons que j’ai bien aimé l’idée, mais que j’ai décroché en arrivant à la fin, par ailleurs plutôt attendue. Mauvais moment pour la lecture ou simple question goût, en tout cas je laisse à chacun le soin de se faire son propre avis.

   A noter, l’illustration toute en rondeur qui donne une idée plus futuriste de l’univers que je l’imaginais.

 

Souvenirs du monde flottant

   Dès les premiers mots, je me suis souvenue avoir lu une nouvelle de la même autrice dans le numéro 52 (oui, je ne lis pas dans l’ordre ^^). Malheureusement, si je m’en souviens, c’est parce que son style ne me parle pas. La structure des phrases est très académique avec un usage important de connecteurs logiques qui ont rendu ma lecture peu intuitive. J’apprécie les styles où on accroche moins sur ce type de mots, en particulier dans les nouvelles ou pour moi, chaque mot se doit d’avoir son importance. Mais si la nouvelle a été sélectionnée, c’est que ce style parle a d’autres et tant mieux. J’ai en revanche appréciée l’idée de cette nouvelle, un monde en ruine bâti sur des îlots qui s’effondre sous la force de l’éther. L’intrigue se déroule peut-être trop vite pour qu’on puisse réellement s’attacher aux personnages et raisonner aussi rapidement que Carel. Une idée intéressante, donc, comme pour le baku, mais une exécution qui ne correspond pas à mes goûts.

   A noter, la jolie illustration des trois protagonistes sur fond de monde en ruine.

 

Seul

    Une nouvelle sympathique qui use d’une thématique assez connue en space-opera, la survie d’un unique individu suite au crash d’un vaisseau sur une lune inconnue. Mais là où la plupart des protagonistes luttent pour leur survie, Daniel lui est davantage porté sur l’art et le témoignage de son passage sur cette lune qui réserve quelques surprises. Un histoire bien construite et joliment racontée avec une chute intelligente, bien qu’assez triste.

   A noter, l’illustration aux traits épais qui donne un petit côté fantasmagorique à une scène clé du récit.

 

La Cloche, hasta siempre

    J’avais déjà lu des textes d’Emilie Querbalec, je savais donc que j’apprécierais le style de cette nouvelle. Et c’est bien le cas. L’autrice use d’une plume actuelle et un brin cynique pour nous présenter un avenir redouté par des individus communs qui entretiennent des besoins et réactions primaires dans l’attente d’une catastrophe qui finira tôt ou tard par venir. Petit clin d’œil à notre situation actuelle, donc, même si la nouvelle propose une issue pour le moins inattendue et bienvenue dans la littérature traitant de l’apocalypse. Un traitement efficace au service d’une idée qui change des tropes du genre, que demander de plus ?

   A noter, l’illustration amusante qui présente parfaitement l’ambiance du récit.

 

Conclusion

    Un numéro qui n’aura pas su totalement me convaincre, surtout pour un spécial Visions du futur. Une nette préférence pour Seul, de Goliathus, qui présente un traitement assez original de la solitude dans l’espace, ainsi que La Cloche, hasta siempre d’Emilie Querbalec, au style efficace et à la conclusion bienvenue.

 

Tentés par ce numéro d’AOC ?

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Un aperçu d’ailleurs sur

AOC n°50 ?

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N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

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