[Chronique Littéraire] Mojunsha – T1 : Panthère-des-ténèbres, Sara Pintado

  Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage de fantasy qui sent bon l’exotisme, avec Mojunsha – T1 : Panthère-des-ténèbres, de Sara Pintado (Editions Noir d’Absinthe).

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FICHE TECHNIQUE

  • Titre : Mojunsha – T1 : Panthère-des-ténèbres51cvxad5hsl
  • Auteur/Autrice : Sara Pintado
  • Illustrateur/Illustratrice : Virginie Carquin
  • Édition : Noir d’Absinthe
  • Collection : Memoria
  • Genre : Fantasy
  • Public : Tout Public
  • Cycle : Oui
  • Pages : 532
  • Parution : 23 mai 2019
  • Langue : Français
  • Format : Numérique – Broché
  • Prix : 2,99 euros – 25 euros
  • ISBN : 978-2-490417-28-5
  • Lien : Noir d’Absinthe : Mojunsha

Résumé : Plus de huit cents ans après la chute des Rois-Panthères, les Kunji constituent la caste la plus méprisée du Royaume Mojun. Leurs tentatives pour renverser la dynastie des Mojunsha se sont toutes soldées par des échecs.

Japsaro, descendant des Rois-Panthères, passe un pacte terrible avec Panthère-des-ténèbres, l’un des Avatars du Grand Dieu, afin de rendre aux Kunji leur prestige d’antan. Est-il cependant prêt à tous les sacrifices que lui demande Panthère-des-ténèbres en échange de son soutien ? Et surtout, sert-il vraiment sa cause ou n’est-il qu’un pion dans les luttes des Avatars du Grand Dieu ?

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MON AVIS

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Lu dans le cadre du Challenge Littérature de l’Imaginaire.

Livres contre critiques

J’ai reçu ce livre dans le cadre de la Masse Critique des mauvais genres de Babelio, que je remercie chaleureusement, ainsi que la ME Noir d’Absinthe. 🙂

 

Couverture et Accroche

   Je trouve la couverture très belle, on perçoit rapidement l’exotisme qui se dégage de l’environnement végétal étouffant, du turban du personnage et de la panthère noire. Toutefois, même si je me doute que c’est volontaire, notamment en lien avec le pouvoir de Panthère-des-ténèbres, j’aurais préféré pouvoir mieux discerner les deux personnages car ils sont difficiles à deviner au premier regard, ce qui peut limiter la curiosité des lecteurs. Heureusement, la typographie du titre accroche l’œil et permet une première suggestion sur un potentiel univers loin des sentiers battus d’un monde occidental.

   Concernant le résumé, je trouve qu’il présente plutôt bien les bases de ce premier tome. Je regrette toutefois qu’il ne témoigne pas de l’aspect éclaté de la narration, car il ne mentionne qu’un individu quand celui-ci n’est finalement qu’une partie de la grande fresque que nous suivons tout au long des pages. Personnellement, je pense qu’il aurait été plus pertinent de parler au minimum du Mojunsha, pour suggérer que nous auront des points de vue dans les deux principaux camps.

 

Prose et Structure

   La prose de l’autrice est facile à lire, résolument moderne et peu descriptive (au sens où il y a peu de scènes purement descriptives), usant d’un vocable courant facilement assimilable par tous les lectorats. Bref, c’est un style vraiment accessible tout du long qui, je pense, plaira à beaucoup de lecteurs.

   Là où cela posera davantage de problèmes pour certains, c’est dans le choix de la narration. En effet, il s’agit d’un roman choral impliquant beaucoup de personnages, parfois narrateurs le temps d’une seule scène. C’est déjà en soi un choix plutôt risqué puisque beaucoup de lecteurs se perdent facilement dans la multiplication des points de vue (d’autant qu’ici, les noms sont forts semblables). Mais là où cette gêne peut s’accentuer selon moi, c’est dans le choix d’une focale interne narrée à la première personne. Si cela peut fonctionner pour un nombre restreint de protagonistes, on peut se retrouver ici avec une narration un peu répétitive. Et ce n’est pas tant l’introspection assez centrale du déroulé narratif que cette tendance de chaque protagoniste à se focaliser encore et toujours sur un aspect émotionnel de leur vie. Que certains soient amoureux ou désireux de vengeance, c’est ce qui fait leur personnalité, mais qu’ils y fassent référence à chaque scène, ça peut-être lassant pour qui n’a pas besoin de se voir répéter ce qui les motive. Bref, tout cela pour dire que si vous n’êtes pas du genre à apprécier les narrations à focus émotionnel, vous risquerez peut-être de passer à côté de l’histoire. Au contraire, si c’est là votre péché mignon, la multiplication des points de vue sera certainement plus facile à appréhender.

   Question structure du récit, on se retrouve avec une fresque historique découpée par période d’intérêt (et donc passant sous silence des années entières), ce qui nous permet de suivre l’évolution de chaque intrigue personnelle. Ces périodes sont en effet structurées en chapitre, eux-mêmes regroupant divers points de vue étalés sur des jours, voire des mois. Une bonne façon de voir l’ampleur d’une situation en fonction de son appartenance ou son statut social, mais aussi l’importance de la perception du temps selon les objectifs respectifs. En effet, un souverain qui doit mater une rébellion ne verra pas de la même façon les mois qui s’écoulent qu’un peuple qui attend son sauveur depuis des centaines d’années.

 

Personnages et Narrateurs

   Comme précisé plus haut, ce premier tome regroupe un très grand nombre de personnages, dont plusieurs deviennent narrateurs au moins une fois dans le récit. Ce fractionnement de la narration, qui implique par ailleurs des points de vue opposés, induit une dilution de l’empathie que je pense volontaire de la part de l’autrice. Il n’est en effet pas question de suivre des gentils et des méchants protagonistes, mais toute une foule de sensibilités distinctes selon le statut social, les opinions et coutumes, l’envie de changement ou au contraire le maintien d’un ordre établi. Et comme chaque sensibilité évoque de bonnes et de mauvaises raisons, on en vient rapidement à ne prendre parti pour personne. Cela peut être gênant pour les lecteurs qui ont besoin de s’attacher à un personnage, mais ce sera certainement vu comme une forme de réalisme appréciable pour les autres.

   Dans les figures majeures de ce premier tome, nous retrouvons Shantaro, le prince qui devient Mojunsha en début de récit. A la tête d’un territoire qui englobe différentes communautés assimilées au fil des guerres, il est le défenseur principal d’un ordre instauré par sa lignée depuis huit siècles. S’il n’est pas vraiment fermé au changement, il n’est pas non plus grand partisan des réformes et aura même tendance à fermer les yeux sur les raisons de certaines révoltes. Amoureux de son amie d’enfance, il aura aussi un peu trop tendance à se focaliser sur elle, au détriment de certains aspects politiques plus importants. C’est personnellement le personnage que j’ai trouvé le plus agaçant sur le sujet car, qu’elle soit là ou non, il ne peut s’empêcher d’en parler.

   Aysso, son épouse, est une jeune noble aux idées plus progressistes. Elle est en effet portée sur le soutien aux populations les plus méprisées, et va même donner de sa personne dans les temples. Profondément amoureuse de son époux, elle ne pousse néanmoins jamais son avis au point de chercher à le convaincre, préférant lui assurer une vie aussi douce que possible en tentant de lui donner un héritier. Aysso est typiquement le genre de personnalité qui désire avant tout respecter le rôle qu’on lui a attribué, et je pense que c’est globalement celle qui attirera le plus la sympathie.

    Neyro est probablement le personnage le plus complexe de ce tome. Amour d’enfance de Shantaro, elle a refusé de l’épouser pour devenir son général. On apprend au fur et à mesure les raisons de ce choix qui nous confronte à une part d’ombre vraiment terrible de sa personnalité. Capable des pires horreurs autant que des plus improbables actes de bonté, c’est une figure de liberté qui croule sous des entraves tâchées de sang. Et c’est ce qui fait tout son intérêt.

   Je terminerai le tour des principaux protagonistes avec Japsaro, un Kunji qui, suite à une terrible désillusion, décide de mener la révolte de son peuple pour forcer la prophétie du renouveau à se réaliser. Si la persécution subie par les siens explique son engagement dans cette lutte, ses motivations personnelles et ses actes aux terribles conséquences en font une figure révolutionnaire terrifiante et peu sympathique. Une figure plutôt sombre donc, même si son évolution n’est pas vraiment surprenante.

   Bien entendu, ce ne sont pas les seuls personnages narrateurs et si la plupart apportent un intérêt à l’intrigue, j’avoue que d’autres ne m’ont pas semblé très pertinents, d’autant qu’ils n’avaient qu’une seule scène en tant que narrateur, et qu’ils se retrouvaient avec d’autres personnages réguliers qui pouvaient assumer la focale. Personnellement, j’ai trouvé dommage d’accentuer ainsi le risque de perdre le lecteur.

 

Univers et Atmosphère

    L’univers est certainement l’un des éléments qui attirera la curiosité des lecteurs. En effet, comme il est possible de le deviner sur la couverture, le monde de ce roman est à forte inspiration indienne. La géographie par exemple se compose de jungles tropicales et de rizières, quand la population, elle, vit dans des cités aux murs blancs couverts de dorures. La vie quotidienne aussi emprunte des éléments de la culture indienne, notamment dans les codes vestimentaires où on retrouvera les turbans, les saris (ou saros) ou les cholis, tous très colorés (c’est d’ailleurs les seuls éléments de décor où on s’évertue à chaque fois à préciser la couleur). De même que les quelques références à l’alimentation tendent à rappeler un certain exotisme avec le litchi, le miel ou encore le gingembre. L’autrice ayant toutefois opté pour une écriture peu descriptive, on se retrouve finalement avec peu d’éléments une fois ces quelques références passées. Il ne faut donc pas s’attendre à de beaux panoramas vantant cet exotisme, mais bien à une ambiance générale peu encline à nous abreuver de détails.

   Là où l’univers gagne finalement tout son intérêt, c’est dans la créativité de l’autrice plutôt que dans ses empreints. Il faut en effet saluer un système de castes qui séparent les individus en fonction de leur rôle au sein de la société. Les nobles font bien entendu partis de la première caste, et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est possible d’y accéder en se faisant anoblir par le Mojunsha. Les autres castes vont regroupés la prêtrise, les militaires, les artisans, etc… toutes étant soumises aux lois du royaume, mais ayant chacune leurs petites particularités structurelles. Le bas de l’échelle sociale reste le peuple kunji, ancienne élite du royaume détrônée par le peuple mojun. Une population persécutée, qui rêve de retrouver sa puissance d’antan.

   L’autre point intéressant de l’univers tourne autour des croyances. Ici, le Grand Dieu possède des Avatars, des entités spirituelles animales ayant chacune héritées d’une facette divine. Ces Avatars diffèrent non seulement par leurs compétences, mais aussi l’origine plus ou moins trouble de leur pouvoir. Ils sont toutefois tous les sept vénérés par le peuple mojun, y compris Panthère-des-ténèbres rattachée aux Kunji. Cela se témoigne notamment dans le choix du nom dépendant de l’heure de la naissance, et donc de l’Avatar auquel l’individu est rattaché (ce qui explique que tous les noms se ressemblent). Bien entendu, vous aurez compris qu’ici, les Avatars ne sont pas de simples croyances, mais des entités perceptibles des hommes, qui donnent leur bénédiction et répondent aux appels de ceux qui leur sont liés. Il est toutefois à noter que contrairement à beaucoup d’ouvrages où les dieux sont réels, les Avatars n’agissent jamais contre la volonté des hommes, même s’ils peuvent se jouer du sens d’une demande. Une façon de rappeler que même si les Avatars ont leurs propres intérêts, les hommes restent responsables de leurs actes.

 

Intrigues et Thématiques

   Cela fait huit siècles que les Mojunsha, soutenus par l’Avatar Éléphant-de-lumière, règnent sur le territoire autrefois dirigé par les Kunji, liés à Panthère-des-ténèbres. Huit siècles qu’un système de castes existe et que les anciens maîtres des lieux travaillent pour leurs oppresseurs tout en cultivant l’espoir que bientôt, ils retrouveront leur gloire passée. C’est dans ce contexte que le futur Mojunsha Shantaro se voit dans l’obligation d’épouser la jeune noble Aysso, malgré son amour pour Neyro. Celle-ci, guerrière éprise de liberté et terrifiée par ce qui l’habite, n’en désire pas moins servir son souverain avec zèle, quitte à commettre le pire. De quoi enflammer les braises d’une insurrection au sein du peuple kunji, et notamment chez Japsaro, avide de vengeance et prêt à en appeler aux terribles pouvoirs de Panthère-des-ténèbres.

   Si globalement l’aspect politique et mystique est plutôt intéressant, j’ai à titre personnel trouvé qu’il se noyait trop souvent dans l’état émotionnel des personnages. Comme j’ai déjà pu le préciser, les narrateurs ressassent assez souvent un détail émotionnel qui leur est propre, que ce soit un amour inconditionnel, une vengeance, un passé douloureux, un manque d’amour paternel, une détestation profonde de son entourage… Y compris quand la situation présente n’a absolument rien à voir avec cet aspect de leur vie. Je peux comprendre que l’affect influence les choix, les actes, le devenir même d’un individu ou d’une population, mais je n’ai personnellement pas besoin qu’on me le dise en permanence, surtout si cette priorité émotionnelle ne varie pas d’un iota en vingt ans. Bref, j’aurais préféré que la narration se recentre un peu plus sur l’intrigue politique dans les moments clés.

  De même, je ne vais pas vous mentir, si comme moi vous vous attendiez à une certaine importance des Avatars dans le récit, il est probable que vous en ressortiez un peu déçus. Ils apparaissent en effet assez rarement et se perçoivent plus souvent à travers les croyances ou les dons qu’ils ont pu accordés à leurs protégés. La gestion des pouvoirs est en revanche bien amenée puisqu’elle suggère un paiement personnel à chaque usage, plus ou moins handicapant et dangereux en fonction de l’Avatar lié, et notamment les indépendants comme Panthère-des-ténèbres.

   Les thématiques exploitées sont intéressantes, notamment dans la façon de les présenter. Car si habituellement, les ouvrages parlent de persécution avec un avis assez tranché sur la question, les différents points de vue nous présentent des visions radicalement différentes de ce que devrait être une société parfaite, sans jamais affirmer qu’une serait meilleure qu’une autre pour l’ensemble de la population. Que vous soyez davantage pour un camp ou pour l’autre, vous n’échapperez pas à des opinions sectaires, des idées violentes et des coutumes qui impliquent une forme ou une autre de discrimination. Pas de société idéale où chacun vivrait en harmonie avec son voisin donc, et c’est là l’un des aspects qui plaira le plus sûrement aux habitués de la fantasy politique.

 

Conclusion

   Le tome 1 de Mojunsha est un roman ambitieux dans son choix d’univers et de narration qui attisera certainement la curiosité de nombreux lecteurs. Il est toutefois préférable de prévenir que la narration éclatée en multiples points de vue et le choix d’une focale interne très émotionnelle peuvent ne pas convenir à tous les lecteurs. Si je n’ai aucune difficulté avec les romans chorals, j’ai à titre personnel regretté ce besoin de ressasser des affects trop prépondérants, ce qui noyait quelque peu l’intrigue politique et mystique. L’univers imaginé par l’autrice reste néanmoins très intriguant et la situation mise en place dans ce premier tome nous prépare à une fresque historique qui marquera à jamais les terres de Mojun.

 

Alors, qui veut faire un pacte avec Panthère-des-ténèbres ? 🙂

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UN APERÇU D’AILLEURS SUR

Mojunsha -T1 ?

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N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

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12 réflexions sur “[Chronique Littéraire] Mojunsha – T1 : Panthère-des-ténèbres, Sara Pintado

  1. leslivresderose dit :

    Merci pour le lien!! 🙂
    Je me suis avoir beaucoup aimé l’univers, même si effectivement, les descriptions pures sont peu nombreuses, je trouve que l’autrice en quelques touches est parvenue à me transporter dans son univers (notamment grâce à tous les éléments que tu cites!). J’avoue que je ne me souviens plus de ce que j’avais noté au niveau des émotions décrites mais je suis assez d’accord avec toi pour ce que je m’en souviens même si ça ne m’avait pas autant « dérangée »! Et sinon, j’ai beaucoup aimé le côté nuancé de l’intrigue où il n’y a pas de gros méchants et de gros gentils! Bref, dans l’ensemble je rejoins assez bien ton avis même si on a pas toujours eu le même ressenti sur les choses! XD

    Aimé par 1 personne

    • Eleyna dit :

      Je t’en prie. 🙂
      C’est bien pour cela que je trouve important de nuancer un avis de lecture, car un point qui nous plait ou qui nous dérange sera perçu différemment par d’autres lecteurs. Par exemple, je n’ai aucun problème avec les romans choral (au contraire, j’adore ça), mais je sais que ce n’est pas le cas pour de nombreux lecteurs. Je me dis donc qu’il est préférable de prévenir sur le sujet. 😉
      Au contraire je sais que l’aspect très émotionnel de la narration passe souvent très bien pour un large lectorat, ce qui n’est pas mon cas (enfin, disons plutôt que les émotions notamment amoureuses d’un perso me semblent rapidement redondantes dans beaucoup de livres). Or, j’ai conscience de cette spécificité de mon ressenti, je vais donc aussi tenter de le nuancer, même si on verra toujours que c’est un point qui m’a un peu gênée. 😉
      Enfin bref, tout ça pour dire que quoi qu’il arrive, j’espère toujours que le livre trouvera son lectorat. 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Les Sortilèges Des Mots dit :

    Je viens de terminer le roman. Je suis du coup revenu à ta chronique afin de poser un peu cette lecture. Je pense que cette lecture est un « bordel organisé » dans le sens ou l’autrice arrive à mélanger le politique à l’émotionnel à chaque instant ce qui rend le roman pas évident à lire. l’aspect chorale ne m’a pas gêné. C’est vraiment sur le mélange que j’ai eu pas mal de mal à suivre par moment.

    Aimé par 1 personne

    • Eleyna dit :

      Je crois comprendre ce que tu veux dire. Les personnages sont très focalisés sur des problématiques émotionnelles alors que l’intrigue est plutôt politique. Du coup, ça fait un décalage. Personnellement, je trouve que certaines scènes auraient mérité que l’aspect émotionnel soit plus en retrait pour laisser de l’espace à l’intrigue, mais aussi à l’atmosphère et au décor. On est un peu trop dans la tête des personnages et ceux-ci se détournent parfois de ce qui se passe autour d’eux. Après, c’est aussi parce que je n’ai pas besoin qu’on me parle sentiment en permanence, j’imagine que ça passe mieux pour d’autres lecteurs. 🙂

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