[Mois Ciné] Septembre 2019

Petit retour ciné, avec cette fois-ci la quête de Brad dans l’espace, le secret du tableau d’un petit oiseau…

(Ad Astra – Le Chardonneret)

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Alerte : avis totalement subjectifs en perspective et fortes probabilités de spoilers. 😉

 

Ad Astra

film_924100Science Fiction (2h04) de James Gray

Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Liv Tyler

L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

Mon avis

      En entrant dans l’immense salle dédiée aux blockbusters, en découvrant la salle majoritairement jeune, puis en sortant au son des multiples déceptions, je me suis dit que le film avait raté sa promo. Aussi, au risque de divulgâcher (^^), je vais vous révéler un fait qui réduira votre frustration : il n’y a pas d’extraterrestre dans ce film. Voilà, maintenant que c’est dit, passons aux choses sérieuses. Ad Astra est un film de science-fiction qui se déroule dans l’espace, mais il ne s’agit pas pour autant d’un film d’action. Si on retrouve bien une course-poursuite sur la Lune ou encore l’abordage d’un vaisseau ayant émis un signal de détresse, il s’agit avant tout d’explorer la nature humaine qui se confronte à la perte de ses espoirs autant qu’à la solitude. A mesure qu’il s’éloigne de la Terre, le protagoniste se questionne sur le sens de sa mission, sur le fait d’avoir toujours prioriser son devoir au mépris de tout lien affectif. C’est finalement à mesure qu’il perd de vue l’humanité qu’il s’en rapproche et prend conscience de ses propres sentiments et besoins. On retrouve aussi une critique de la société, ce besoin d’exporter un modèle que l’on cherche pourtant à fuir, à l’image du héros qui cherche son père autant qu’il espère ne jamais le revoir. Pas un film pop-corn donc, mais un oeuvre mélancolique, un brin pessimiste quant à la possibilité de l’humanité à apprendre de ses erreurs et à se saisir de sa dernière chance. Le tout est servi par une très belle image jouant sur les ambiances monochromes et une bande son qui prend en compte les changements de milieu, ainsi qu’une narration en voix off très personnelle qui nous place dans la tête de Roy. A voir si vous appréciez les films de science-fiction psychologique ou si vous aimez simplement vous questionner sur la nature humaine.

 

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Le Chardonneret

film_924261Drame (2h30) de John Crowley

Avec Nicole Kidman, Ansel Elgort, Oakes Fegley

Theodore « Theo » Decker n’a que 13 ans quand sa mère est tuée dans une explosion au Metropolitan Museum of Art. Cette tragédie va bouleverser sa vie : passant de la détresse à la culpabilité, il se reconstruit peu à peu et découvre même l’amour. Tout au long de son périple vers l’âge adulte, il conserve précieusement une relique de ce jour funeste qui lui permet de ne pas perdre espoir : un tableau d’un minuscule oiseau enchaîné à son perchoir. Le Chardonneret.

Mon avis

      Adapté d’un best-seller américain de plus de 800 pages, ce film se lançait donc un certain défi pour réussir à tenir en 2h30. Du moins, c’est toujours l’impression qui résulte de l’adaptation d’un pavé. La vérité, c’est que ces 2h30, je les ai senti passer. Certes, son rythme est volontairement lent, mais il est à mon sens trop contemplatif, ce qui lui donne une certaine distance avec l’empathie que le récit est censé susciter. Pourtant, on part d’une structure narrative assez complexe, une alternance plutôt fluide de scènes d’enfance et de leur impact sur la vie adulte du protagoniste. Une façon intrigante de dévoiler les couches d’un mystère plutôt simple, puisqu’en vérité, le fameux tableau n’est qu’une métaphore de la vie de Théo. Une vie qui, si on s’amuse à la remettre dans son ordre chronologique, perd de son intensité émotionnelle, tant elle semble vouloir justifier son orientation assez commune dans l’art cinématographique (la perte de l’innocence, la déchéance dans la drogue et le mensonge) par un fait extraordinaire (l’attentat au musée). Cette impression ne résulte toutefois pas que du choix du réalisateur, mais aussi de celui de l’autrice qui, pour mon goût personnel, a versé dans un mélodramatique trop artificiel en sous-entendant que tous les enfants américains sont la proie de leur parents, forcément démissionnaires, alcooliques, violents ou simplement absents. Alors certes, il est important de démontrer que la maltraitance et le deuil touchent tous les strates sociales, toutefois j’ai trouvé le résultat a faible impact émotionnel, au point d’y percevoir une banalisation de l’usage de drogue et d’alcool chez les enfants. Mon impression vient peut-être aussi des tranches de vie adulte, le protagoniste étant moins sympathique que sa version enfantine, trop poussé par le destin pour « prendre » des décisions. Reste que techniquement, c’est réussi avec un bel usage des costumes et des décors, et que le casting global sert parfaitement le récit. A voir si vous aimez les critiques sociales au rythme lent et à la structure narrative décousue, ou si vous avez aimé le livre.

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Et vous, vous-êtes vous rendus dans les salles obscures ? 😉

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