[Chronique Littéraire] AOC n°52, Présences d’Esprits

   Pour cet été, j’ai décidé de rattraper mon retard sur les chroniques des recueils AOC, présentés par Présences d’Esprits. C’est pourquoi, en alternance avec mes autres lectures, je vous proposerai une chronique sur l’un des anciens numéros. Dans le désordre bien sûr, parce que c’est plus amusant de vous laisser un peu de suspense. 😛

   Aujourd’hui donc, il sera question du numéro 52.

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FICHE TECHNIQUE

 

  • Titre : AOC n°52 (Printemps 2019)aoc52_couv
  • Auteur/Autrice : Hélène Cruciani, Gaël-Pierre Covell, Anne Goulard, Marc Sefaris, Nicolas Cengarle
  • Illustrateur/Illustratrice : Andreas Rocha, 570, Eric Faure-Brac, Maïté Nicolas, Jean-Michel Prats, Jubo
  • Édition : Présences d’Esprits
  • Collection : AOC
  • Genre : SFFF
  • Public : Adulte
  • Cycle : Numéro trimestriel
  • Pages : 78
  • Parution : 2019
  • Langue : Français
  • Format : Numérique – Papier
  • Prix : 1,50 euros – 3,50 euros
  • ISBN : /
  • Lien : Présences d’Esprits : AOC n°52

Résumé :

Voiles de Lumière d’Hélène Cruciani

Dans un Yemen toujours dévasté par la guerre, Bastian Kirch est médecin pour le compte d’un organisme occidental. Grace à sa campagne de vaccination, des enfants peuvent espérer échapper à l’épidémie de choléra qui sévit dans la région… et peut-être un peu plus.

Terreur dans les Badlands de Gaël-Pierre Covell

Un vieux cow-boy radotant raconte une de ces légendes qui font la renommée de l’Ouest américain : la ruée vers l’or n’est pas très loin, ni les indiens et leur magie chamanique. Vous avez juste à mettre votre Stetson, prendre vos Colt et c’est parti pour une chevauchée fantastique…

L’Empreinte du Baku d’Anne Goulard

Hébergée chez ses tantes, Linda reçoit par la poste un colis du Japon. Envoyé par son père, celui-ci contient toutes sortes de petites babioles sans importance… enfin presque toutes sans importance ! Par mégarde, Linda jette sur elle-même une drôle de malédiction.

Bingo Bunker de Marc Sefaris

Putain ! C’est la fin du monde. Heureusement que bibi a pensé à tout : te voilà pépère dans ton bunker, et bien vivant. Le seul problème c’est que ça n’en finit pas, l’apocalypse, surtout sans gonzesses…

Un dernier geste avant la fin de Nicolas Cengarle

Un jour. Sur Terre. Partout dans l’univers. Tout. S’arrête.

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MON AVIS
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Couverture et Accroche

   Je ne vais pas vous mentir, c’est loin d’être ma couverture préférée des AOC. Si j’apprécie le côté un peu grandiose que suggère l’architecture et notamment les formes floues dans le lointain, je trouve l’illustration un peu trop sombre et en manque de contraste pour mon goût personnel.

   Au contraire, j’ai plutôt apprécié les résumés qui contrairement à certains numéros ne s’avancent pas trop, au risque d’ôter tout suspense aux lecteurs.

 

Voiles de Lumière

 Voilà une nouvelle de science-fiction qui sort un peu de l’ordinaire en partant sur les traces d’une ONG un peu particulière qui vaccine les enfants du Yemen, et uniquement les enfants. L’écriture très visuelle de l’autrice permet de renforcer la tension ambiante qui règne sous la petite tente médicale, dans une sorte de huis-clos qui fait ressortir la pression que subissent les agents de terrain. Une histoire captivante, mais qui ne saurait totalement me convaincre quant à l’usage ultra-ciblé de cette science nouvelle sur un aspect humain fondamentalement subjectif. Bref, pas convaincue par certains éléments, mais convaincue sur l’idée, la forme très efficace et les personnages percutants.

   A noter, l’illustration sombre et terrifiante qui reprend la métaphore de l’action de l’ONG.

 

Terreur dans les Badlands

   Une ballade dans le Grand Ouest américain, sur fond de mythe greco-romain, contée par un cow-boy gouailleur qui ne manque pas d’interpeller son public… c’est tout à fait possible et l’auteur le montre fort bien avec cette nouvelle loufoque racontée par le protagoniste lui-même, comme seuls savent le faire les héros désabusés. Les étranges péripéties du cow-boy, du Rouge et de l’Irish trouvent leur point de chute de façon assez convenue, vu le ton du texte, mais on prend plaisir tout du long, et c’est le plus important.

   A noter, le trait très fin de l’illustration qui met en avant cette étrange masse qui déforme le paysage à deux pas des cavaliers (ces idiots! ^^).

 

L’Empreinte du Baku

   J’ai eu des difficultés a entré dans cette nouvelle, principalement à cause du style raconté doté de structures de phrases académiques et d’un rythme inadapté à la narration à la première personne, ce qui donne un côté artificiel à la lecture. Si j’apprécie plutôt les histoires sur le Baku, rare créature japonaise dont je connais le rôle, j’ai en revanche trouvé l’histoire plutôt convenue et assez chargée en détails inutiles. J’ai compris la raison de sa sélection à sa chute, mais j’avoue que personnellement, cette nouvelle ne me parle pas du tout.

   A noter le dessin crayonné que j’aime beaucoup et qui illustre les différents protagonistes de la nouvelle.

 

Bingo Bunker

   Dès le premier paragraphe, on comprend pourquoi le texte a été choisi. Narration à la seconde personne du singulier, ça claque toujours quand s’est maîtrisé. Et c’est le cas. La nouvelle très courte raconte avec efficacité la vie d’un survivaliste qui se retrouve seul dans son bunker après la fin du monde. Le style un peu déroutant reprend le vocable tronqué et grossier du protagoniste, servant ainsi la chute avec un délicieux cynisme.

   A noter, l’illustration en nuances de gris qui colle parfaitement au ton de la nouvelle.

 

Un dernier geste avant la fin

   Il s’agit d’un texte assez particulier dans sa forme, qui raconte la fin de toute vie sur Terre. Le style, l’enchaînement des phrases et la structuration en petits paragraphes donne un coté poétique et spirituel à l’ensemble. En tant qu’athée respectant tous les cultes, la mention de la chrétienté comme unique religion de l’humanité m’a un peu dérangée et j’avoue que je me suis demandée s’il ne fallait pas voir dans le récit un lien avec des mythes bibliques. J’aime assez l’esthétisme de la nouvelle, mais je ne pense pas être le public ciblé par le fond.

   A noter que l’illustration tente tant bien que mal de rendre l’immobilisme de toute chose, aussi bien des arbres que du vent, ce qui n’est pas une tâche aisée.

 

Conclusion et Avis Général

    Un numéro assez inégal à mon sens, ou du moins dont plusieurs textes ne correspondaient pas à mes goûts, duquel ressort surtout Bingo Bunker de Marc Serafis, très efficace dans sa narration.

 

Tentés par ce numéro d’AOC ?

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Un aperçu d’ailleurs sur

AOC n°52 ?

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N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

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2 réflexions sur “[Chronique Littéraire] AOC n°52, Présences d’Esprits

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