[Chronique Littéraire] AOC n°49, Présences d’Esprits

   Pour cet été, j’ai décidé de rattraper mon retard sur les chroniques des recueils AOC, présentés par Présences d’Esprits. C’est pourquoi, en alternance avec mes autres lectures, je vous proposerai une chronique sur l’un des anciens numéros. Dans le désordre bien sûr, parce que c’est plus amusant de vous laisser un peu de suspense. 😛

   Aujourd’hui donc, il sera question du numéro 49.

Séparateur 4

FICHE TECHNIQUE

 

  • Titre : AOC n°49 (Eté 2018)aoc49_couv
  • Auteur/Autrice : Marthe Machorowski, Anne Goudour, Christophe Garreau, Stéphane Miller, Grégoire Kenner
  • Illustrateur/Illustratrice : Wysoka, Hélène le Dauphin, Thibaut Lehuédé, Jubo, Marthe Machoroski, Eric Faure-Brac
  • Édition : Présences d’Esprits
  • Collection : AOC
  • Genre : SFFF
  • Public : Adulte
  • Cycle : Numéro trimestriel
  • Pages : 98
  • Parution : 2018
  • Langue : Français
  • Format : Numérique – Papier
  • Prix : 1,50 euros – 3,50 euros
  • ISBN : /
  • Lien : Présences d’Esprits : AOC n° 49

Résumé :

Un pâle soleil d’hiver de Marthe Machorowski

Dans un monde dont le soleil est à l’agonie, un mage cherche désespérément la solution pour sauver son peuple pacifique. Elle semble se présenter sous la forme d’une porte dimensionnelle vers un autre monde. Le mage de celui-ci a l’air disposé à accueillir tout le monde, cela est presque trop beau pour être vrai…

Médiation en grenier hostile d’Anne Goudour

Sébastien, jeune médiateur membre d’une association d’aide aux animaux va découvrir que certaines des espèces dont l’association s’occupe sont plus exotiques – et dangereuses ! – qu’il n’aurait imaginé.

Castimondo de Christophe Garreau

Grâce à l’investiture de Joe Vermont, une technologie révolutionnaire permet enfin de rendre la justice. Chaque coupable s’y trouve condamné à la hauteur de ses fautes. Et quoi de mieux, quand les citoyens peuvent participer de façon active au châtiment du coupable !

Fruit noir de Stéphane Miller

Mathilde a rejoint le couvent plus par obligation que par choix. La vie y est dure et les sœurs impitoyables. Et quand la jeune femme tombe subitement enceinte, les sœurs se méfient. Elles ont raison…

Sur Mongelune de Grégoire Kenner

Au cœur d’un sous-bois, Colin le jeune apprenti entre en possession d’un pouvoir incommensurable. Il se retrouve pourchassé par Nos-Redna, une puissante sorcière qui semble peu disposée à voir apparaître un concurrent.

Séparateur 4

 

MON AVIS
Bulle d'Eleyna Logo 2

 

Couverture et Accroche

   Je trouve la couverture illustrée par Wysoka très intéressante, surtout dans son jeu des couleurs et des contrastes. L’opposition entre le vert et le rouge, tout deux dans des teintes assez sombres est joliment mis en valeur par la lumière qui éclaire le visage de la créature. Créature intrigante dont la position autour de cette étrange gemme (œuf ?) semble vouloir nous conter son histoire. Bref, j’apprécie plutôt ce choix d’illustration.

   Concernant les résumés, je m’aperçois combien il peut être difficile de présenter un texte court sans trop en dire, ce qui est le cas à mon sens pour le premier, ce qui retire un peu toute surprise. Celui de Castimondo n’est à mon sens pas non plus le plus adapté, car il raconte un décor qui n’est pas directement perceptible dans la nouvelle, ce qui retire toute possibilité d’interprétation au lecteur. Globalement, je dois dire qu’on en dit trop, ou qu’on présente mal les choses pour donner une accroche, et je trouve ça un peu dommage. Après, je conçois que ce ne soit pas évident à écrire. Finalement, je me dis que ce n’est peut-être pas plus mal de ne pas lire les résumés quand il est question de nouvelles.

 

Un pâle soleil d’hiver

   Voilà un texte dans lequel j’ai eu quelques difficultés à entrer et ceci pour une raison : le style. Hélas pour moi, il ne me convient pas vraiment. Certains le diront poétique, je le trouve trop atypique pour mon goût, avec des constructions de phrases qui ne me semblent pas naturelles, ce qui donne une lecture plutôt hachée. Cela s’associe à une structure globale elle aussi assez inhabituelle, ce qui rend l’intrigue pas toujours évidente à suivre. Pourtant, l’idée m’a plu ; on se retrouve sur un monde mourant menacé par l’explosion de son soleil, un monde où le Grand Mage est le dernier espoir de son peuple reptilien. Le retournement de situation est intéressant et très franchement, je comprends la sélection de ce texte. Mais voilà, ce n’est pas fait pour moi. En espérant que vous serez plus sensibles que moi à sa poésie. 😉

 A noter, l’illustration assez sombre au trait un peu flouté qui donne un côté fantasmagorique à la scène.

 

Médiation en grenier hostile

   Une nouvelle assez longue que j’ai plutôt appréciée. Nous y suivons Sébastien, un amoureux des animaux qui se retrouve avec une bien étrange coéquipière, Adélaïde, pour résoudre un problème de nuisibles dans le grenier d’une vieille maison. Le style est globalement moderne et fluide, et l’intrigue plutôt prenante, notamment grâce au caractère un brin peureux du protagoniste. L’intrigue respecte les codes du fantastique un peu horrifique, et elle aurait pu être vraiment angoissante si la situation ne se mettait pas « en pause » chaque fois que les deux protagonistes ont besoin de réfléchir ou de fouiller dans leur sac. Bref, pour moi c’est une agréable lecture, mais qui aurait mérité une petite révision durant sa scène la plus active.

   A noter, l’illustration crayonnée sur un fond noir, qui donne du relief aux créatures surgissant des ténèbres.

 

Castimondo

   Un texte qui a débuté en demi-teinte pour ma part, avec notamment un usage de mots superflus, mais qui a rapidement gagné mon intérêt par l’histoire qu’il raconte. Je regrette un peu d’avoir lu le résumé, car je pense que j’aurais été davantage impliquée dans la compréhension des tourments du protagoniste si j’avais eu a deviné ce qu’il s’y passe. En effet, la structure du récit, alternant deux types de narration (bien qu’un seul point de vue), distille petit à petit les indices sur le pourquoi du comment, dévoilant l’ampleur de cette technologie qui permet de rendre justice. Et quand on sait combien les gens sont imaginatifs en matière de torture… Bref, une thématique forte, jusqu’à cette fin terrible qui en dit long sur la nature humaine.

   A noter, l’illustration au trait un peu hachuré assez angoissante, même si je n’ai pas compris le lien avec la nouvelle.

 

Fruit noir

   Il s’agit d’un texte que j’ai apprécié sur la forme et par son atmosphère, principalement. Le fait d’avoir une narration plutôt externe et un absence totale de dialogue accentue l’aspect un peu angoissant de cette histoire au sein d’une communauté religieuse. Toutefois l’intrigue en elle-même ne m’a pas particulièrement passionnée. On reste dans du fantastique assez commun pour le cadre, avec une influence tout en sous-entendus d’entités démoniaques ou divines, selon l’origine que vous donnez aux fléaux et autres situations inexplicables.

   A noter, l’illustration plutôt claire comparée aux autres du recueil, et qui illustre fort bien une scène du récit.

 

Sur Mongelune

    Alors, on va me dire que je tique sur du détail, et c’est totalement vrai. Mais tout de même, il va falloir m’expliquer comment avec des yeux tristes et une bouche boudeuse, on peut avoir « un air de gaieté ». Si ce n’est ce chipotage, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle de fantasy à l’univers assez peu commun qui s’inspire en partie de la Wicca. La plume de l’auteur est très agréable et d’une belle richesse qui sert parfaitement cette histoire de magie atypique. L’univers est vaste et sa complexité se lie intimement à l’intrigue qui aurait mérité quelques pages supplémentaires pour expliquer la rapidité d’une certaine situation. Mais globalement, à part chipoter sur du détail, je suis très contente d’avoir terminée sur ce texte qui use avec intelligence des codes du genre.

   A noter, une illustration très épurée qui a un petit côté esquisse que j’apprécie particulièrement.

 

Conclusion et Avis Général

   Un numéro plutôt intéressant dans l’ensemble. Même si je n’ai pas su me faire au style atypique de Un pâle soleil d’hiver, j’ai apprécié Castimondo pour son idée d’une technologie permettant de rendre justice et surtout, Sur Mongelune, une nouvelle de fantasy très riche et agréable à lire qui donne envie de découvrir d’autres textes de l’auteur.

Tentés par ce numéro d’AOC ?

Séparateur 4

 

Un aperçu d’ailleurs sur

AOC n°49 ?

blog-2151307__340

N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

Séparateur 4

haut de page

Publicités

2 réflexions sur “[Chronique Littéraire] AOC n°49, Présences d’Esprits

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s