[Mois Ciné] Décembre 2018

Dernière chronique cinéma de l’année 2018 avec des adaptations de contes, BD et autres mythes. Magie de Noël oblige. 😉

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Alerte : avis totalement subjectifs en perspective et fortes probabilités de spoilers. 😉

 

Aquaman

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Action (2h23) de James Wan
Avec Jason Momoa, Amber Heard, Patrick Wilson, Nicole Kidman, Willem Dafoe
Les origines d’un héros malgré lui, dont le destin est d’unir deux mondes opposés, la terre et la mer. Cette histoire épique est celle d’un homme ordinaire destiné à devenir le roi des Sept Mers.

 

Mon avis

   C’est plutôt un bon divertissement et même un bon film de super-héros. Sa plus grande force, c’est certainement d’avoir assumé son esprit comic book, avec ce côté un peu loufoque et très démonstratif, loin du sérieux et de la quête de cohérence de DC qui cherche à ancrer ses personnage dans un univers très sombre. Ici, c’est à peine s’il y a une référence aux précédents films du DCU, et ce n’est pas plus mal, cela permet de se concentrer sur l’histoire d’Aquaman dont la mythologie est plutôt riche. L’intrigue en elle-même n’est pas exceptionnelle, mais l’univers possède pas moins de 7 ex-royaumes sous-marins que l’on visite tous sans pour autant s’y perdre. Le montage use beaucoup de mouvements de caméras pivotants plutôt sympas pour passer du présent au passé et offre des scènes en pseudo plans séquences très visuelles. L’esthétique est d’ailleurs un gros point fort du film, avec un univers sous-marin vraiment somptueux, mais aussi un petit panel de lieux terrestres qui permettent de varier les environnements. On notera le retour des combinaisons moulantes plus proches de l’esprit comic book, mais ça fonctionne bien, car c’est assumé, tout comme les poses des personnages ou les mises en scène qui rappellent les cases des BD. A noter aussi l’humour porté par un héros qui n’en fait pas trop sur les blagues reloues, et c’est appréciable. A voir si vous aimez les super-héros ou les univers sous-marins fantastiques.

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Astérix – Le Secret de la Potion Magique

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Animation (1h25) de Alexandre Astier, Louis Clichy

Avec Bernard Alane, Christian Clavier, Guillaume Briat, Lévanah Solomon

 À la suite d’une chute lors de la cueillette du gui, le druide Panoramix décide qu’il est temps d’assurer l’avenir du village. Accompagné d’Astérix et Obélix, il entreprend de parcourir le monde gaulois à la recherche d’un jeune druide talentueux à qui transmettre le Secret de la Potion Magique.

Mon avis

   Après la réussite du Domaine des Dieux, Alexandre Astier persiste dans sa volonté d’adapter les aventures du célèbre gaulois en film d’animation. Et il y a bien raison. Dommage qu’il ait tenu à rapporter Christian Clavier des films en prises de vues réelles pour faire la voix d’Astérix. Non, vraiment, cet acteur n’est pas fait pour le doublage d’animé et ça s’entend, il ne sait pas se faire oublier et donner un ton adapté à ses répliques. C’est cependant le seul point noir du film, et heureusement pour moi, Astérix n’est pas très présent à l’écran. En effet, pour ce scénario totalement libre, Alexandre Astier et Louis Clichy ont décidé de centrer l’intrigue sur Panoramix et sa quête d’un successeur. Cela pourra plaire à ceux qui veulent explorer d’autres horizons (d’autant qu’on se balade pas mal en Gaule), un peu moins aux fans du familier duo de guerriers. Peut-être une dizaine de minutes supplémentaires aurait-elle permis d’équilibrer le temps d’écran, mais l’histoire en elle-même ne le justifie pas spécialement. L’animation est très bonne, la plupart des doublages aussi, d’autant qu’on retrouve l’art de la réplique et de la référence au monde actuel déjà perçu dans le précédent Astérix. Beaucoup de clins d’œil aux clichés de mises en scène, notamment cette jolie scène de flash-back au crayon introduite par un druide qui adore mettre le ton à ses histoires. A voir si vous aimez l’univers d’Astérix ou les films d’animation qui pratiquent l’autodérision.

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Casse-noisette et les quatre royaumes

225x3004Fantastique (1h40) de Lasse Hallström

Avec Mackenzie Foy, Keira Knightley, Morgan Freeman, Helen Mirren

Tout ce que souhaite Clara, c’est une clé. Une clé unique en son genre, celle qui ouvrira la boîte contenant l’inestimable cadeau que sa mère lui a laissé avant de mourir. À la fête de fin d’année organisée par son parrain, Drosselmeyer, Clara découvre un fil d’or qui la conduit jusqu’à cette précieuse clé … mais celle-ci disparaît aussitôt dans un monde étrange et mystérieux. C’est dans ce monde parallèle que Clara va faire la connaissance d’un soldat nommé Phillip (*le Casse-Noisette, c’était si difficile de caser le mot contenu dans le titre ? Mais qui écrit ces résumés ? ><*), d’une armée de souris, et des souverains de trois Royaumes : celui des Flocons de neige, celui des Fleurs et celui des Friandises. Pour retrouver cette clé et restaurer l’harmonie du monde, Clara et Phillip vont devoir affronter la tyrannique Mère Gingembre qui vit dans le quatrième Royaume, le plus sinistre d’entre tous…

Mon avis

   Disney oblige, ce Casse-Noisette est un film de Noël gentillet un peu en avance sur le calendrier pour laisser à Mary Poppins le privilège de réveillonner. Le scénario, vague inspiration de l’oeuvre originelle à l’image du Alice de Tim Burton, reste assez faible. Néanmoins, il convient au standard du genre des films pour enfants, si bien qu’on lui pardonne ses maladresses. Les costumes et les décors jouent beaucoup dans l’immersion du spectateur, même si les effets spéciaux numériques rendent certaines scènes un peu artificielles, comme la scène d’introduction en survol de Londres. On notera l’hommage rendu au ballet (lui-même issu du conte), dans une séquence sublime malheureusement entrecoupé par la trop bavarde fée Dragée (qui devait visiblement penser qu’on ne pouvait pas interpréter la danse dans des décors pourtant éloquents). Si vous vous demandez pourquoi le titre est Casse-Noisette, sachez que dans le conte original, ce fameux personnage est le cadeau de Noël de l’héroïne et se transforme en prince charmant, ce qui bien entendu, n’est pas le cas ici (problème d’âge). Malheureusement, notre cher Casse-Noisette perd un peu d’importance dans ce film (cherchez le bien sur l’affiche, il est loin d’être devant). Seulement, son nom est bien plus évocateur que Clara et les quatre royaumes, un peu comme Morgan Freeman en tête d’affiche alors qu’il n’est présent que 10mn. A voir si vous aimez les films de Noël ou les revisites du conte de Casse-Noisette.

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L’Empereur de Paris

360x480-1Policier / Espionnage (1h57) de Jean-François Richet

Avec Vincent Cassel, Olga Kurylenko, Freya Mavor, Denis Ménochet

Sous le règne de Napoléon, François Vidocq, le seul homme à s’être échappé des plus grands bagnes du pays, est une légende des bas-fonds parisiens. Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, l’ex-bagnard essaye de se faire oublier sous les traits d’un simple commerçant. Son passé le rattrape pourtant, et, après avoir été accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il propose un marché au chef de la Sûreté : il rejoint la police pour combattre la pègre, en échange de sa liberté. Malgré des résultats exceptionnels, il provoque l’hostilité de ses confrères policiers et la fureur de la pègre qui a mis sa tête à prix…

Mon avis

   Le film fait le job, mais n’est pas suffisamment incarné pour marquer les esprits. Pourtant, il a un casting conséquent, des décors et des costumes somptueux, un montage plutôt bon, même s’il traîne ici et là quelques longueurs qui rappellent que le film dure pas loin de 2h. D’ailleurs, malgré sa longueur, on sent qu’il manque de quoi mettre en lumière les personnages secondaires. Ils sont là, on sent qu’ils ont quelque chose à raconter, mais… peut-être sont-ils trop nombreux. Et puis, l’histoire hérite malheureusement d’un problème lié aux films d’époque, celui des rôles féminins. Il est inutile d’espérer s’éloigner du cliché, comme toute production du genre, la femme reste le faire-valoir, à savoir l’amoureuse point faible du héros et la manipulatrice qui n’a que sa beauté (toujours sur son déclin selon ses messieurs) pour convaincre. Le film tend vers l’introspection et pourtant manque de profondeur ; on sent un discours social, mais qui n’aboutit pas ; on perçoit la volonté, mais il manque un peu d’âme. Cela reste un bon film de genre, mais peut-être trop sage, trop convenu. Dommage, Vidocq aurait bien mérité de revenir dans les bonnes grâces du peuple français, mais je doute que ce film suffise à en faire un personnage inoubliable. A voir si vous aimez Vidocq ou les films d’époque à l’ambiance de règlement de compte.

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Mortal Engines

225x300-1Science Fiction (2h08) de Christian Rivers

Avec Robert Sheehan, Hera Hilmar, Hugo Weaving ,Jihae Kim…

Des centaines d’années après qu’un évènement apocalyptique ait détruit la Terre, l’humanité s’est adaptée pour survivre en trouvant un nouveau mode de vie. Ainsi, de gigantesques villes mobiles errent sur Terre prenant sans pitié le pouvoir sur d’autres villes mobiles plus petites. Tom Natsworthy – originaire du niveau inférieur de la grande ville mobile de Londres se bat pour sa propre survie après sa mauvaise rencontre avec la dangereuse fugitive Hester Shaw. Deux personnages que tout oppose, qui n’étaient pas destinés à se croiser, vont alors former une alliance hors du commun, destinée à bouleverser le futur.

Mon avis

   Esthétiquement, il n’y a pas à dire, ils y ont mis le paquet. L’ambiance post-apo steampunk est bien présente avec des villes mécanisées roulant sur de grandes étendues arides où se jouent des traques de western. Les décors foisonnent de détails et de clins d’œil ; un peu trop, car le scénario en fait les frais. Beaucoup de situations sont imaginées non pour une cohérence propre à l’univers, mais pour les besoins esthétiques du film (je pense à cette « évasion » de la ville-prison servant au plan visuel du « terminator » qui jaillit des eaux). De même, la possibilité que de tels géants d’acier existent sur des terres sans vie n’est jamais expliquée. Comment des roues de plusieurs centaines de mètres peuvent-elles avoir été construites sans industrie, comment fabriquent-ils leurs vêtements sans végétaux, comme pollinisent-ils les trois fleurs du quartier riche sans insectes ni compétences scientifiques ? On nous montre que les cités prédatrices avalent les plus petites pour s’en servir comme carburant, mais qu’elles accueillent la population dépossédée de ses biens. Mais comment peuvent-ils survivre avec de nouvelles bouches à nourrir et à loger, alors qu’on vient de brûler dans le moteur tout ce qui pouvait servir à agrandir la cité ? On a ainsi a plusieurs reprises un parti-pris très « Disney », où les questionnements sérieux et pragmatiques sont passés sous silence, à l’image de cette fin où il suffit d’une main tendue pour conclure une guerre (les morts ? Oh ne vous en faites pas, on s’en remettra !). Après, si l’on accepte le côté fantaisiste destiné à un pur produit visuel et le manichéisme des personnages pour défendre une morale binaire, le film se laisse regarder bien mieux que d’autres blockbusters récents. Certes, il y a toujours des facilités scénaristiques et l’éternel couple d’ados, mais ça reste dans la moyenne haute du genre. A voir si vous aimez les ambiances post-apo steampunk ou la confrontation musclée de deux visions du monde.

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Robin des Bois

225x3005Aventure (1h55) de Otto Bathurst

Avec Taron Egerton, Jamie Foxx, Jamie Dornan, Eve Hewson, Ben Mendelsohn

Robin de Loxley, combattant aguerri revenu des croisades, et un chef maure prennent la tête d’une audacieuse révolte contre la corruption des institutions dans un film d’action et d’aventure filmé par Otto Bathurst et produit par Leonardo DiCaprio (*parce qu’apparemment, son nom suffit à crédibiliser le film…*).

Mon avis

   Pour vous donnez une idée de ce que vaut le film, sachez que 2 personnes sont parties de ma salle au cours du visionnage (ce qui est assez rare)… et je comprends pourquoi. Sous couvert d’une relecture actuelle à la nécessité toute relative (mais il faut croire que le public américain a besoin qu’on lui parle de guerre du Golfe et autres joyeusetés du genre pour éveiller sa conscience), le film tourne presque au ridicule ce mythe en enchaînant aussi bien les clichés éculés du genre que les mauvaises scènes d’action. Les mimiques agaçantes de Taron Egerton et l’évidente absence d’alchimie avec sa « Marianne » n’aident vraiment pas à prendre le héros au sérieux, rôle que j’aurais bien attribué à Jamie Foxx, pas spécialement génial dans ce film mais bien plus charismatique. L’imagerie n’est pas vraiment belle, les fringues volontairement modernes n’ont aucune cohérence avec le reste de l’environnement, les plans sur le sourire niais du héros se multiplient jusqu’à overdose (oui, j’avoue, je n’aime pas trop cet acteur). Je voudrais croire qu’il suffit de venir pour l’action, mais même celle-ci n’est pas à la hauteur, avec beaucoup de pompage sur de grands films de genre, un usage massif de chevaux numériques capables de défoncer la moindre poutre sur son passage et un protagoniste qui a lui seul tue bien plus d’individus que les soit-disant méchants de l’histoire (vous savez, cette image pas du tout manichéenne du CRS soldat casqué déshumanisé). Le message ne passe pas, et le pire, c’est que ce n’est même pas drôle. Comme quoi, ça ne sert pas toujours de revisiter des classiques. A voir… si vous êtes du genre curieux.

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Et vous, un dernier film avant la nouvelle année ? 😉

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 Synopsis du site des cinémas Gaumont-Pathé
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6 réflexions sur “[Mois Ciné] Décembre 2018

    • bulledeleyna dit :

      Je ne sais pas si c’est le meilleur film de la franchise, mais le fait qu’il assume ses origines de comic book, ça lui donne vraiment un cachet à part (disons que tu acceptes les incohérences, les poses, les costumes, les effets sonores et autres, parce que tu vois l’aspect BD). Après l’histoire en elle-même est convenue, mais bon, c’est un super-héros quoi. ^^

      Mortal Engines, il faut vraiment le voir pour l’aspect visuel. C’est vraiment très chouette en terme d’esthétisme. Pour l’intrigue… disons, qu’il vaut mieux ne pas avoir trop d’attente et garder à l’esprit que c’est un film pour ados.

      J’ai bien aimé Astérix, surtout pour ses clins d’œil. Même si c’est vrai que j’ai été un peu déçue par la morale (mais ça vient du format de la BD, qui reboot la situation du village à chaque fin de tome).

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