[Chronique Littéraire] Les Elementaires, Nadia Coste

   Nouvelle vague de chroniques littéraires. J’ai un peu craquée durant la GrosseOP de Bragelonne (un tout petit peu, en comparaison de certains ^^), qui n’est donc pas une petite maison d’édition, comme je m’étais promis de défendre dans mes chroniques. Cependant, ce livre dont je vais vous parler traite d’un sujet qui m’importe. Aussi me suis-je dit que pour les prochaines chroniques, je pourrais alterner entre un ouvrage issu de la GrosseOP (pas les plus connus) et un ouvrage de petite maison d’édition/autoédition. C’est donc parti pour Les Elementaires de Nadia Coste.

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FICHE TECHNIQUE

 

  • Titre : Les Elementaires515ue8v2qtl-_sx210_
  • Auteur/Autrice : Nadia Coste
  • Illustrateur/Illustratrice : Adèle Silly
  • Édition : Castelmore
  • Collection : 12-15 ans
  • Genre : Fantasy
  • Public : Adolescent
  • Cycle : One-Shot
  • Pages : 320
  • Parution : 15 mars 2017
  • Langue : Français
  • Format : Numérique – Papier
  • Prix :  9,99 euros – 16,90 euros
  • ISBN : 978-2362312007
  • Lien : Castelmore : Les Elementaires

Résumé : Cassandra, jeune mage du feu, souffre depuis sa naissance d’un dérèglement hormonal qui lui rend la vie très compliquée : dès qu’elle ressent une émotion trop intense, le feu jaillit de sa peau en consumant ses cheveux, ses vêtements et tout ce qu’elle touche ! Quand elle entend parler d’une cure miracle, la jeune fille veut donc s’y rendre à tout prix. Elle va faire un voyage surprenant et périlleux à l’autre bout du royaume, dans un baquet d’eau, escortée par deux chevaliers absolument débutants, au cours duquel elle devra affronter les horribles singes-serpents et d’affreux brigands !

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MON AVIS

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Couverture et Accroche

    Je vais être honnête, si j’ai acheté ce livre, c’est uniquement parce qu’il faisait parti de la GrosseOP. La couverture est intéressante, mais elle est clairement dessinée pour faire jeunesse, ce qui convient au public cible, mais qui m’intéresse un peu moins. Les couleurs sont vives et la police du titre manuscrite, elles rassurent sur le côté peu violent et assez jeune du contenu. La silhouette avec les cheveux en feu est un écho à l’une des symboliques du récit, le maintien de la longueur de cheveux de Cassandra, image de cette possibilité à dompter son feu intérieur. Une composition plutôt intéressante, même si sans impact sur moi.

   Le résumé reste dans le même ordre d’idée, on y présente des jeunes gens de sexe opposé, de la magie, de la tension et de la maladresse en perspective. Parfait pour plaire à la jeunesse (et aux moins jeunes 😉 ). Personnellement, je me suis dit que ça pourrait être une bonne lecture détente entre deux ouvrages plus sérieux… Et bien figurez-vous que j’ai été surprise d’y trouver certains sujets plus profonds. Peut-être manque-t-il finalement l’une de ces traditionnelles phrases d’accroche pour suggérer ce qu’on y trouve réellement ? Une chose est sûre en tout cas, il n’y a pas de chevaliers. Ce sont des aventuriers (plus proches des mercenaires mercantiles), et même si je sais qu’un chevalier fait rêver les jeunes, je trouve assez moyen de choisir un terme aussi trompeur.

 

Prose et Structure

   Je pense la plume plutôt adaptée à la jeunesse. En effet, elle use d’une narration à la troisième personne et au passé, en alternant au sein d’un même scène le point de vue des protagonistes pour fluidifier les actions ou perceptions en passant rapidement d’un angle de vue à un autre. Personnellement, je trouve le procédé facile, mais j’imagine qu’il sera apprécié de ceux qui veulent savoir comment tous les personnages vivent une même scène. D’autant que l’autrice prend bien soin de répéter régulièrement les prénoms au lieu des pronoms personnels, ce qui aide à suivre les changements de point de vue.

   Le vocabulaire utilisé est assez simple, les phrases pas trop compliquées. Pas de réelles prises de risque, si ce n’est dans l’usage d’acronymes bien connus de notre société et réemployer plus ou moins judicieusement dans l’univers de Cassandra. Ainsi, certains sont plutôt bien trouvés comme le TGV (Transports de la Guilde des Vents), d’autres sont plus forcés comme le SAMU (Sauveurs Accrédités Médecins Utiles). C’est toujours drôle de tomber dessus, je ne suis pas certaine cependant que pour certains sigles, tous les adolescents connaissent leur équivalents français.

   Petit mot sur la structure, assez simple puisque le récit est découpé en un peu moins d’une cinquantaine de chapitres très courts, parfait pour le rythme autant que pour maintenir l’attention du lectorat.

 

Personnages et Narrateurs

   Le récit suit essentiellement les cinq personnages embarqués dans le périple lié à Cassandra.

   Cassandra, donc, est une jeune femme de dix-huit ans, fille de duc, avec un dérèglement hormonal qui la contraint à vivre dans l’eau pour contrôler ses pouvoirs de feu dévastateurs. Responsable de nombreux problèmes, comme l’état de santé de sa mère, c’est une personne fragile qui ne connait rien du monde et de la vie, elle qui a toujours vécue recluse loin des autres. Elle n’en a pas moins un sale caractère, après tout elle est fille de duc, et l’isolement l’a poussée à dédaigner les autres. C’est un personnage qui sera apprécié ou détesté. Personnellement, j’ai trouvé du sens à son comportement, il me serait difficile de la juger au vue de son passif. D’autant que le voyage lui est, comme beaucoup d’autres du genre, bénéfique dans son cheminement, plus que dans son but.

   Elle est accompagnée de son oncle Boniface et de sa cousine Kiana. Le premier est médecin et mage de la terre. Il est surtout très rancunier envers Cassandra, responsable de sa situation. Il a néanmoins décidé d’accompagner sa nièce en compagnie de sa fille qui adore Cassandra. La jeune fille est encore une adolescente, elle est à la fois naïve, douce et prévenante, ce qui permet de compenser le caractère incendiaire de sa cousine. Elle se révèle plutôt courageuse et utile, même si elle n’est que mage de la terre, comme son père. Je pense qu’elle plaira à pas mal de lecteur, bien qu’elle manque un peu de caractère.

    Grégoire est un aventurier d’une vingtaine d’années qui a décidé de prendre le contrat de Cassandra pour renflouer ses dettes (quand je vous disais que ce n’est pas un chevalier). C’est un mage de l’eau, qui n’hésitera pas à user de ses dons pour rafraîchir Cassandra quand elle perd le contrôle. Il reconnait d’ailleurs dès le début qu’il la trouve attirante, mais il est du genre professionnel et surtout, avec un code de conduite qu’il s’emploie à enseigner à son apprenti. De là à dire qu’il s’y tiendra tout le temps… Personnage sympathique, assez égal à lui-même tout au long du livre, il n’est pas voué à évoluer, contrairement aux autres. Mais peut-être est-ce parce que lui est déjà adulte, en quelque sorte ?

   Christian est le jeune apprenti de Grégoire doté de capacités liées à l’air. Son statut le pose en suiveur, il a pourtant de nombreuses qualités qui le rendent lui aussi assez sympathique, en particulier un esprit d’initiative fort appréciable concernant l’usage de ses dons. On sent une grande force en lui, qui se révélera en plusieurs occasions, même s’il reste à l’écoute des directive de son maître de stage. Mais apprendre de soi, c’est aussi savoir écouter les conseils des autres, non ?

 

Univers et Atmosphère

   C’est la partie qui pêche un peu pour moi. L’univers semble très riche, mais il manque d’explications au sein du récit. Ainsi, je serais bien en peine de vous dire à quelle époque il se réfère, puisqu’il y a des éléments à la fois anciens et modernes. Ma plus grande gêne vient de l’usage de l’endocrinologie et de la génétique, qui sort un peu de nul part, car l’univers ne semble pas évolué scientifiquement pour user d’un tel vocabulaire. J’avais déjà des doutes à voir le mot « hormonal » dans le résumé, je confirme que rien malheureusement ne vient préciser comment l’humanité à découvert ce qu’était une hormone, alors qu’elle est rendue, au niveau technologique, à l’usage de la charrette et de la lampe à huile (et qu’on découpe des glandes de façon assez barbare).

   L’univers envisagé par l’autrice est tout de même doté de bonnes idées, comme les parallèles avec notre monde moderne que l’on retrouve notamment dans l’usage des acronymes, mais aussi d’éléments que nous connaissons tous et qui trouvent ici une explication assez originale. Je prendrai l’exemple de la route, séparée en deux par un trait blanc, qui est dans l’ouvrage le résultat du passage incessant des oiseaux portant le courrier. On sent la volonté de l’autrice à lier le récit à notre présent, et c’est assez juste, parce que ça s’adresse aux adolescents. C’est une façon de les aider à identifier leur propre parcours de vie en retrouvant des éléments communs à leur vie quotidienne. Donc oui, il y a des éléments modernes, c’est voulu.

   Venons en à l’essence même du récit, la magie. Assez simple en apparence, elle se base sur une répartition selon les quatre éléments: feu, eau, terre, air. Le feu et l’eau sont vus comme des éléments supérieurs, l’air et la terre sont considérés comme moins intéressants. J’ai été un peu déçue du manque d’informations au sujet de la magie. Ainsi, il n’est jamais clairement dit si tout le monde est doté de pouvoirs ou si seuls quelques élus y ont le droit (a priori je dirais tout le monde, mais il semble que l’apprentissage en guilde ne soit pas obligatoire). De même, comme dans beaucoup d’histoires, la magie a un coût, oui, mais un coût financier. En effet, il existe un impôt sur son usage en fonction du nombre et de la puissance des sorts employés. Problème, on ne précise jamais comment le Trésor est au courant de qui utilise quoi et comment. C’est problématique quand on sait qu’il s’agit d’une pression récurrente au sein du récit et que les personnages le mentionnent souvent. Bref, l’histoire manque clairement de détails à ce sujet.

 

Intrigues et Thématiques

   Cassandra est née avec un dysfonctionnement hormonal qui l’empêche de vivre normalement. En effet, elle ne peut pas contrôler ses dons de feu et brûle tout ce qu’elle touche. Seule solution, l’emmener suivre une cure à l’autre bout du pays. Mais le voyage ne sera pas de tout repos, malgré la présence de deux aventuriers, de son oncle et de sa cousine. Très vite, les péripéties s’enchaînent, le rythme soutenu par de courts chapitres permet de ne pas s’ennuyer, même si, je le concède, ceci ne sera peut-être pas à la hauteur des attentes des jeunes gens en manquent de sensation. Personnellement, j’ai trouvé l’histoire sympathique et la fin plutôt intéressante dans sa morale et très peu commune de celle parfaite (et illusoire, soyons honnête) des romans pour ado.

   Je préfère le dire, même si ça risque de spoiler, il n’est pas question de grande histoire d’amour. Non, le but de l’autrice est clairement celui de l’apprentissage, de son corps, de ses sensations, de ses pulsions… et de la différence entre désir et amour. Si je vous le dis, c’est pour anticiper la frustration, parce que j’ai vu beaucoup de commentaires à ce propos (même les adultes, avouez que vous êtes fleurs bleues vous aussi ^^). Ce livre n’est pas écrit pour cela et vous devez accepter ce point en vous lançant dans sa lecture. Il raconte bien d’autres choses (bien plus importantes à mon sens), et vous feriez bien de vous pencher dessus pour développer votre réflexion personnelle à ce propos.

   Je vous avoue que ce n’est pas mon genre de prendre partie contre les autres critiques que je peux lire, mais il y a un type d’argument qui m’a vraiment, mais vraiment agacée : les menstruations. Oui, le livre en parle plusieurs fois, oui c’est un élément essentiel au récit, parce que les pouvoirs sont liés aux hormones, tout comme le reste du corps humain. Et vous savez quoi, les règles c’est naturel. NATUREL (arrêtez de dire que c’est dégueulasse, il y a des femmes qui se font maltraitées dans certaines parties du monde à cause de ce genre de comportement ridicule. Et puis, à côté de ça, vous trouvez normal de parler de gens qui se font éventrés, égorgés ou carbonisés, mais dans quel monde vit-on !). Il va falloir arrêter de jouer les effarouchés dès qu’il en est question dans un livre. Surtout que c’est d’autant plus perspicace dans un roman jeunesse que cela permet aux jeunes filles et aux jeunes hommes de savoir que c’est NATUREL et NORMAL. Alors les jeunes, si vous me lisez : les règles, l’éjaculation, le désir, la sexualité, ce sont des choses naturelles. Et si vous avez besoin d’en parler, parlez-en aussi bien avec les personnes d’un sexe que de l’autre ! Il n’y a rien de honteux à cela, absolument rien ! N’écoutez pas les gens qui disent que c’est sale ou que c’est secret, non ! ça fait parti du quotidien de tout le monde! TOUT LE MONDE !  On doit en parler, on doit trouver ça normal ! Et ça a autant sa place dans un roman que n’importe quel autre sujet ! Et merci à tous les auteurs qui ont le courage de faire avancer les choses. Voilà, c’était mon coup de gueule du jour. 😉

 

Conclusion

   Il s’agit d’un roman initiatique pour adolescent bien plus profond qu’il ne le laisse paraître et qui parle de l’acceptation de son corps et de la prise de confiance en soi. L’usage d’un univers magique aux codes à la fois anciens et modernes permet de parler de sujets qui, à mon grand étonnement, sont toujours aussi tabous dans une société qui se veut pourtant ouverte. Si vous êtes parents et que vous ne craignez pas que votre adolescent apprenne la vie, proposez-lui ce livre (et même, discutez-en avec lui). Si vous êtes jeunes et que vous vous posez des questions sur ce qui se passe au fond de vous, lisez-le. Oui ça parle de menstruations, de sexualité et d’accomplissement personnel. Non, il n’y a pas de grande histoire d’amour, non il n’y a pas de fin miraculeuse, non ce n’est pas une histoire qui promet monts et merveilles. Ce livre invite à s’accepter, à découvrir les joies et les peines du monde adulte et surtout, à trouver sa place au sein de son propre univers. Et ceci vaut bien tous les contes de fées.

 

Qui veut suivre Cassandra dans son voyage à travers le pays ? 🙂

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UN APERÇU D’AILLEURS SUR

Les Elémentaires ?

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N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

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12 réflexions sur “[Chronique Littéraire] Les Elementaires, Nadia Coste

  1. Deslacs dit :

    J’avoue que je l’avais vu plusieurs fois en librairie en me demandant ce que c’était. Merci pour cette chronique, elle peut permettre d’offrir le roman à des jeunes gens plein de questions en effet, et avec une lecture sans doute très agrable.

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    • bulledeleyna dit :

      J’avoue que je ne m’y attendais pas vraiment, mais de mon regard d’adulte, je perçois l’importance donnée à l’apprentissage du corps et de ses émotions, au-delà des simples péripéties. D’ailleurs, le sujet n’est pas aussi direct que dans des ouvrages où l’on conte le quotidien des ados de notre époque, c’est pour cela que je pense que ça peut être une bonne idée d’en discuter avec ses parents ou tout autre adulte bienveillant. Après tout, les livres, ça sert aussi à ça. 🙂 Et effectivement, le livre se lit très bien. 😉

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    • bulledeleyna dit :

      Quand je me relis, je me rends compte que je suis un peu brusque, mais vraiment j’ai été choquée de voir que l’argument revenait dans de nombreux avis. Le mot « dégueulasse » appliqué aux menstruations, alors que personne ne parle des morts (c’est tellement banal maintenant), par exemple… Je me suis dit « mais ce n’est pas possible d’en être encore là de nos jours ». Alors, vraiment, je n’aime pas contester les avis des autres, parce que les goûts et les couleurs, c’est personnel. Mais ça non, j’avais du mal à laisser filer, j’avais besoin de m’exprimer sur le sujet. D’accord c’est de la fantasy, d’accord le propos n’est pas direct comme dans la littérature blanche, mais c’est clairement un ouvrage qui permet à l’adolescent de comprendre que les changements de son corps sont normaux, communs et naturels. Alors, non, cessons de dire que c’est dégueulasse, parce que c’est faux.

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      • Symphonie dit :

        Ah non, non, c’est pas excessif, c’est vraiment très bien < J'avais vu un article il n'y a pas longtemps, il y a un pourcentage vraiment élevé de jeunes filles qui ne comprennent pas ce qui leur arrive quand elles ont leurs premières, et même qui n'en ont jamais entendu parler avant. Quant aux gars qui pensent : que ça arrive une fois et c'est bon/que ça dure 2 minutes/ autre, euh… (bon, on sort un peu de la ligne éditoriale du blog, mais c'est un sujet qui me tient à coeur aussi, donc bon^^)

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      • bulledeleyna dit :

        C’est ça, je trouve que c’est une très belle façon d’apprendre, le coté fantastique du livre permet de dédramatiser les événements qui sont vécus parfois de façon très pénible par les adolescents. Bref, au lieu de condamner cet aspect du livre, on devrait plutôt y voir la chance pour certains d’entamer une réelle réflexion sur le sujet.

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    • bulledeleyna dit :

      Merci. Disons que ça se rapproche un peu de la light fantasy, avec des façons amusantes d’intégrer des éléments du quotidien dans un univers fantaisiste d’inspiration médiévale. C’est fait pour un public jeune, mais ça se lit aussi quand on est plus mature, parce que je trouve qu’on sent le point de vue adulte et bienveillant sur des tourments adolescents. Cela peut aider justement des parents à se souvenir de leurs propres expériences, à mieux appréhender ce qui pourrait inquiéter leurs enfants et à prendre le temps de bien expliquer les choses. En tout cas, personnellement, de voir la réaction des gens, ça m’a fait prendre conscience que c’était vraiment important que de tels livres existent. Parce que ce qui est un acquis pour moi ne l’est pas pour tout le monde.

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      • Antios dit :

        Oui, tu as totalement raison ! Pour moi, c’est toujours un tabou un peu tout ce qui touche au sexe. Après, c’est juste une question de culture/éducation, car moi j’oserai pas en parler avec mes parents (déjà que c’est déjà difficile pour moi de confier mes petits « secrets » ^^). Mais comme je le dis, si dès l’enfance on sait que ce sujet n’est pas tabou et que les parents l’abordent sans complexe, les mentalités changeront.

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      • bulledeleyna dit :

        Pour moi, les croyances personnelles, qu’elles soient religieuses ou autres, ne devraient pas empêcher la discussion. Discuter, c’est donner son avis sur un sujet, et il est toujours bon de savoir pourquoi on pense/applique cela, surtout quand on souhaite transmettre ses idées/croyances. On ne demande pas à quelqu’un de suivre aveuglément, on doit lui donner les moyens de comprendre par lui-même ce qui est bon pour lui. De plus, l’éducation ne se fait pas que par les parents, d’autres adultes dans l’entourage de l’enfant peuvent participer à la prise de conscience sur cette évolution du corps et des émotions, sur ce qui est naturel ou non. Pour la sexualité en elle-même, je peux comprendre que les avis divergent et je ne juge pas, mais pour ce qui est des événements naturels propres au corps, comme les menstruations, il faudrait vraiment pour moi qu’on cesse de considérer cela avec dégoût. Après tout, sans ce cycle naturel, personne ne serait présent pour en parler. 😉

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