[Ecriture] La bêta-lecture en quelques clichés #4 : et l’auteur alors ?

   Il y a quelques mois, je vous proposais une série de trois articles sur la bêta-lecture (les bêta-lecteurs, la forme, le fond), dans un petit condensé caricaturé des réflexions de certains bêta-lecteurs. Aujourd’hui, je voulais présenter l’autre côté de cet échange entre auteur et bêta-lecteur, en m’attardant sur quelques comportements excessifs d’auteurs.

   Petit rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi les précédentes bulles, le principe de ces articles est de présenter des versions volontairement caricaturées et excessives de certains traits que nous sommes tous susceptibles de partager, de façon plus ou moins perceptible. Nous avons tous nos défauts, nous nous comportons parfois d’une manière qui peut être inadaptée. L’important est de prendre le temps de réfléchir à nos rapports aux autres. Après tout, nous sommes tous capables d’évoluer. 😉

 

Les types d’auteurs

Avatar, Clients, Clientèle, Icônes

  • L’auteur familial

   Je mets sous ce terme l’auteur qui se lance dans la phase de bêta-lecture sans vraiment savoir ce que c’est. Globalement, il sait qu’il lui faut un avis extérieur pour s’assurer de la cohérence de son univers et de son récit. Et si on demandait à tata Odette ou au meilleur ami ? Bien entendu, ce n’est pas interdit. Mais avez-vous pensé à la pertinence de vos choix avant d’impliquer les gens dans un long et fastidieux travail qui ne leur correspond peut-être pas ? Oui, ça fait toujours plaisir lorsqu’un proche nous lit et nous complimente, non, tous ne sont pas aptes à bêta-lire. Encore moins, n’importe quel sujet, n’importe quel genre. Pourquoi vous acharnez-vous à faire lire de l’horreur à tata Odette alors qu’elle ne lit que de la romance ? Il ne faut pas s’étonner après si son retour est mitigé. Et votre meilleur ami, osera-t-il seulement vous avouer à quel point il trouve votre personnage incohérent ?

check-305228_960_720Ce qu’il serait bien de faire : Réfléchir à vos besoins en terme de bêta-lecture et demander de l’aide auprès de personnes compétentes (et si possible peu impliquées émotionnellement auprès de vous, ou du moins, sachant faire la part des choses). Tout dépend de vos besoins, mais il est toujours préférable d’avoir au moins un bêta-lecteur appréciant le genre de votre roman afin de se faire un avis sur les réactions possibles du lectorat cible. De même, on conseille souvent de prendre un bêta-lecteur ayant une bonne maîtrise des règles de la langue française. Choisir un auteur peut aussi vous aider sur votre trame scénaristique, la structure, le rythme, les effets… bref, ne choisissez tata Odette que si elle a réellement des compétences ou un avis critique à vous apporter. 😉

 

  • L’auteur chef d’entreprise

   Lui, c’est simple, il a oublié que le bêta-lecteur était une aide pour son projet. Au début, comme tout le monde, il demande si la personne serait intéressée pour lire son roman. Et comme la personne trouve le projet passionnant, elle accepte. Mais voilà, il semblerait qu’elle ait signé un contrat de plusieurs mois, voire années, sans qu’on l’ai prévenu. Dès lors, l’auteur va progressivement se comporter comme son supérieur. Il y a peu encore, il attendait les retours, désormais, il convoque son bêta-lecteur à n’importe quelle heure du jour et de la nuit pour prendre des nouvelles sur son avancée. Avant, il demandait si son gentil bêta n’était pas pris par d’autres dossiers nommés vie quotidienne, désormais le sien est prioritaire et se voit relancer sur la boîte mail sans que le lecteur n’ait rien demandé. Et bien entendu, obligation de finir dans les plus courts délais (hier quoi !). Vous le sentez-là, le plaisir d’aider descendre en flèche ?

check-305228_960_720Ce qu’il serait bien de faire : Se souvenir qu’un bêta-lecteur vous aide de bon cœur. D’une, il n’est pas rémunéré pour ce travail conséquent, il n’a donc aucune obligation à vous obéir au doigt et à l’œil. De deux, il a une vie à côté, vous n’avez pas à lui courir après ou à lui balancer votre fichier au détour d’une conversation anodine pour lui faire comprendre qu’il doit avancer sur votre projet (sauf si bien entendu, cela fait trois ans qu’il vous en fait la promesse). Respectez vos bêta-lecteurs, ce sont vos alliés dans cette aventure, pas vos larbins.

 

  • L’auteur guide touristique

   Un tel auteur est un auteur si amoureux de son univers, de son personnage, de son scénario, qu’il prendra plaisir à en parler à ses bêta-lecteurs à la moindre occasion. Ce n’est pas un problème en soi, c’est toujours plaisant de comprendre que l’auteur que nous aidons croit en son projet et prend grand soin de le façonner. Là où ça pêche, c’est que d’une part, il arrive que l’auteur raconte des éléments essentiels à la compréhension de l’intrigue bien avant que le bêta-lecteur soit arrivé au moment clef. L’autre point, celui qui énerve le plus en tant que bêta, c’est quand un auteur réagit à certaines réflexions et commence un interminable et laborieux laïus pour expliquer en quoi, non non, ce n’est pas une incohérence. Spoiler : le lectorat de base n’aura pas l’auteur au-dessus de son épaule pour lui souffler les éléments nécessaires à sa compréhension. Donc arrêtez de vous justifier en off. La compréhension doit se faire avec le texte seul, point.

check-305228_960_720Ce qu’il serait bien de faire : D’une part, refréner ses ardeurs. On sait combien vous êtes fier de votre création, mais si le bêta-lecteur n’a pas fini sa lecture, laissez-le découvrir par lui-même l’étendue de votre travail (donc, les effets de tension et de suspense). A moins qu’il ne vous autorise explicitement à le spoiler, dans ce cas, bien entendu, tout est permis. D’autre part, prenez sur vous-même et acceptez qu’un lecteur ne se trouve pas dans votre tête. Nous savons tous qu’il n’est pas évident d’accepter que ce qui nous paraît simple et logique n’est pas toujours compris de tous. Mais si un bêta-lecteur pointe ce qu’il prend pour une incohérence et que vous avez besoin de tout un discours pour que ça lui semble enfin clair, probablement avez-vous mal amené votre élément et faut-il penser à revoir votre scène. Aller, un peu de courage, vous avez la matière pour cela, après tout. 😉

 

  • L’auteur mutique

   Vous savez, les auteurs apprécient généralement peu n’avoir que des retours succincts, qui se contentent d’indiquer les deux coquilles du texte sans même un mot sur les personnages ou l’intrigue. Et bien, les bêta-lecteurs non plus. Souvent, un bêta-lecteur, qui a investi du temps dans votre histoire, espère en retour savoir si son aide a été utile. Or, il arrive qu’un auteur récupère le fichier critiqué par le bêta-lecteur et s’embarrasse d’un simple merci avant de retourner se cloîtrer au fond de sa tanière. Une telle réaction peut être assez difficile à accepter pour quelqu’un qui a consacré plusieurs dizaines d’heure à votre oeuvre. Comment ça ? Je me suis attaché à son personnage et il ne me dit même pas si je l’ai aidé à en avoir une perception plus claire ?

check-305228_960_720  Ce qu’il serait bien de faire : Prendre le temps de faire un petit retour pour vos bêta-lecteurs si ceux-ci sont dans une telle attente. Bien sûr, certaines personnes cessent de s’impliquer dès l’instant où elles ont terminé le travail demandé. Peu leur importe ce que vous ferez de leurs avis, elles ont rempli leur part du marché. Mais d’autres sont impliquées émotionnellement dans votre projet et ont besoin de savoir si les heures écoulées à le lire ont été ou non définitivement perdues. Alors, n’hésitez pas à faire des réflexions sur leur aide précieuse concernant le repérage de certaines incohérences ou de formulations redondantes. Je vous assure que ça fait toujours plaisir de savoir qu’on ne travaille pas pour rien. Car oui, cela arrive…

 

  • L’auteur intransigeant

   Il existe une population d’auteurs qui demandent de l’aide… et ne l’acceptent pas. Mais alors pas du tout. C’est simple, au moindre commentaire, l’auteur a une excuse, une explication, voire un certain mépris pour l’absence totale de bon sens du lecteur (comment ça, il n’a rien compris !). Comme l’auteur guide touristique, il peut déballer en long, en large et en quatre dimensions les secrets de son oeuvre. Mais il a aussi une excuse pour l’usage insolite de sa ponctuation, la présence de coquilles sur certains mots, le fait qu’un personnage se téléporte d’un point A à un point B avec une capacité jamais identifiée… Il peut ou non avoir de réelles bases en grammaire et maîtrise scénaristique. Généralement, on frôle les deux extrêmes : celui qui n’y connaît rien et ne veut pas apprendre car les règles ne servent à rien, et celui qui s’y connaît trop, tellement qu’il estime avoir des capacités supérieures à ses bêta-lecteurs. Mais… rappelez-moi pourquoi vous faîtes appel à des avis extérieurs si seul le vôtre compte ?

check-305228_960_720   Ce qu’il serait bien de faire : Acceptez que votre oeuvre sera lue et jugée par des regards extérieurs. Être lu, c’est votre but, on est d’accord ? Et bien sachez que personne, absolument personne ne percevra votre histoire comme vous l’avez imaginé. C’est un fait, vous n’y pouvez rien. Maintenant, prenez le temps de la réflexion. Vous voulez être compris du plus grand nombre (peu importe que celui-ci représente toute la population ou une caste élitiste). Ne serait-il donc pas intéressant d’écouter les avis de ceux qui représentent votre public cible ? Peut-être n’ont-ils pas tout à fait tort, après tout ? Peut-être devriez-vous effectivement réécrire certaines scènes pour être mieux compris ?

 

  • L’auteur qui ne voulait pas être auteur

    Dans sa réaction, il peut se rapprocher de l’auteur intransigeant. Autrement dit, il  refuse les critiques ou fait comprendre combien il est mal quand il en reçoit. Et s’il accepte parfois les corrections, c’est souvent pour une rustine ponctuelle, à savoir corriger un type de faute uniquement là où elle a été indiqué et non sur l’ensemble du texte. Par contre, il prend toutes les remarques positives, et s’y attarde généralement très longtemps. Cet auteur-là est en attente d’explosions de joie, de cris hystériques et de petites étoiles dans les yeux. Il ne demande pas de bêta-lire, mais de devenir fan. Problème : le bêta-lecteur a beau lui dire que ça ne fonctionne pas ainsi, qu’il doit donner son avis le plus honnête et que si cela ne convient pas, l’auteur peut demander à une autre personne, celui-ci ne le lâche pas et préfère le poursuivre d’un insistant « mais sinon, c’est bien hein ! ».

check-305228_960_720   Ce qu’il serait bien de faire : Si la prise de confiance est votre but actuel, envisagez de faire vos premières armes sur des sites dédiés à l’écriture (si possible avec un autre projet que celui qui vous tient à cœur). C’est normal d’avoir peur de la critique, personne n’aime cela. Mais vous ne pouvez pas prendre le temps des gens en promettant de faire un effort alors que ce n’est pas le cas. Si vous n’écoutez jamais vos bêta-lecteurs parce que vous désirez seulement qu’on vous dise que c’est parfait, cessez de demander une bêta-lecture. C’est inutile, ça frustre tout le monde, et pour peu que vous soyez proches, ça peut clairement dégrader votre relation. Bref, si vous voulez être rassurés sur vos capacités, commencez par trouver une communauté bienveillante qui vous aidera à progresser à votre rythme. Puis, lorsque vous aurez gonflé votre jauge de confiance, entamez un vrai travail de réécriture (pas de promesses, désormais il faut agir. L’écriture, c’est aussi du travail en profondeur, et aucun premier jet n’est parfait).

 

Comment appréhender la bêta-lecture ?
Papier, Romance, Symbole, Saint Valentin

   Je ne saurais être plus pertinente sur le sujet que la plupart des articles de conseils du genre. Pour moi, il est évident que le premier point essentiel dans la démarche de bêta-lecture est de savoir à quoi elle sert et ce qu’elle peut vous apporter. Si vous cherchez à vous rassurer, la bêta-lecture n’est peut-être pas ce qui répondra à votre problème de confiance (mais elle viendra par la suite, lorsque vous serez prêts à recevoir les critiques). Les sites dédiés, tels que les forums ou les plateformes de lecture, sont généralement de bons intermédiaires pour faire progresser votre confiance, votre esprit critique et votre acceptation des propos mitigés. J’ajouterais, au risque de déplaire à certains, qu’il est essentiel d’avoir été confronté à des regards critiques avant de publier, car cela prépare à la réception de l’oeuvre par le lectorat qui ne sera jamais unanime. Que vous envisagiez l’édition traditionnelle ou l’autoédition, la bêta-lecture doit être un passage obligatoire.

   Le second point, c’est pour moi de choisir les bons bêta-lecteurs. Là encore, les sites dédiés à l’écriture peuvent vous aider à trouver des personnes peut-être plus aptes que votre entourage. Certes, papa et maman acceptent de vous aider, mais sont-ils prêts à mettre de côté leur bienveillance à votre égard et à vous parler ouvertement des problèmes de votre texte ? Réfléchissez bien à vos besoins. Sur quoi voulez-vous que l’on vous aide ? Quels sont les sujets sur lesquels vous avez besoin d’une expertise (par exemple, est-ce que vous employez correctement la manipulation génétique ? Peut-être devriez-vous demander à quelqu’un qui s’y connait de vérifier).

   Autre point à prendre en compte, la vie du bêta-lecteur lui-même. Une personne a accepté de vous bêta-lire. Joie ! Retenez-vous cependant d’aller la harceler tous les jours pour savoir où elle en est rendue. La bêta-lecture est une activité qui prend du temps et qui s’adapte à la vie fluctuante de la personne. Certains auteurs, habitués par la rapidité de réponse du bêta-lecteur, oublient que les conditions optimales dans lesquelles il se trouvait pour répondre sous quelques heures/jours peuvent varier. Non, les gens ne sont pas à disposition des auteurs en permanence. Oui, parfois ils peuvent répondre vite, parfois non. C’est comme ça, ça s’appelle la vie.

   Bien entendu, il faut savoir faire le tri dans les avis reçus. Si un auteur n’a pas toujours raison, un bêta-lecteur non plus. En tant qu’auteur, vous êtes le seul maître à bord, il revient à vous et à vous seul de décider si les critiques émises sont pertinentes ou non. La bêta-lecture n’est pas une liste faite par un professionnel que vous devez valider pour faire plaisir (ou parce qu’il vous dit que c’est comme ça et pas autrement). Chaque décision de votre part doit être réfléchie en fonction de la langue française, mais aussi de la cohérence interne ou de vos besoins scénaristiques. Vous savez mieux que quiconque où vous voulez emmener votre lectorat, personne n’écrira le livre à votre place. Cependant, ne vous montrez pas sourd aux recommandations pour autant. Si vous ne comprenez pas une critique, n’hésitez pas à demander davantage d’explications. De même, quand on vous parle d’une faute de grammaire, n’hésitez pas à vous renseigner pour éviter de la refaire à l’avenir (je vous assure que c’est très énervant de corriger cent fois la même faute). Une réflexion qui revient régulièrement, si elle n’est pas celle attendue, indique souvent que le passage doit être retravaillé. Et croyez-moi, même si c’est embêtant, c’est souvent pour le meilleur. 😉

   Savoir analyser et adapter son comportement me semble enfin un aspect non négligeable dans une bonne relation entre un auteur et ses bêta-lecteurs. Nous avons tous nos petits défauts. Je suis la première à reconnaître que je fais partie des « auteurs mutiques », à prélever mon dû après remerciement, mais sans faire de réel retour aux bêta-lecteurs s’ils ne m’en font pas clairement la demande. Une mauvaise habitude qui résulte d’une impression d’ennuyer ces personnes à qui j’ai déjà prélevé pas mal de temps. D’autant qu’avant, à mes débuts de scribouillages, j’avais l’impression d’être cette autrice guide touristique incapable de prendre conscience que ses explications n’avaient rien à faire en off. Bref, il faut savoir évoluer dans son rapport à la bêta-lecture. Comme pour l’écriture, c’est un apprentissage de chaque instant.

Et vous, en tant qu’auteur, quel est votre rapport à la bêta-lecture ? 🙂

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14 réflexions sur “[Ecriture] La bêta-lecture en quelques clichés #4 : et l’auteur alors ?

  1. Symphonie dit :

    Je suis typiquement une autrice guide touristique^^. Ça fait longtemps que je le sais et que j’essaie de me soigner lol^^ j’aime bien avoir au moins un bêta qui connaisse quelques éléments scénaristiques pour qu’il puisse m’aider sur la cohérence sur le long terme (cycle long, donc les set off pourront intervenir plusieurs tomes plus tard). J’aime bien aussi discuter avec le beta. Soit pour défendre mes choix (essayer d’expliquer pourquoi a quelqu’un me permet de mieux comprendre moi-même le pourquoi du comment) ou alors parce que j’ai besoin de plus de précisions pour comprendre quoi et comment changer quelque chose. (Mon article de la semaine prochaine évoque un peu tes « ce qu’il faudrait faire  » ^^)

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    • bulledeleyna dit :

      Bien entendu, ça n’empêche pas de discuter avec le bêta-lecteur, au contraire, c’est le but. Mais il faut savoir dès le début ce que l’on attend du bêta-lecteur. Pour cela d’ailleurs qu’il faut adapter sa façon d’interagir avec ceux qui nous critiquent. Si on prend un bêta-lecteur pour avoir un œil neuf, ce n’est pas pour au bout de cinq pages lui raconter en off toute l’intrigue. Enfin, pour moi en tout cas, ça perd de son intérêt parce qu’en tant qu’autrice, ce que j’aime aussi savoir, c’est comment le lecteur réagit à tel moment du livre, telle révélation, si les ficelles qui y mènent sont correctement utilisées.
      Par contre, je serais plutôt comme toi, à aimer avoir un bêta-lecteur qui connaît un peu les « dessous » de l’histoire, car ça permet parfois de sortir d’une impasse quand on va droit dans le mur. Mais je ne suis pas (plus ^^) pour expliquer les choses dès que quelqu’un à une remarque qui diffère de ma vision. C’est pour cela que je me considère comme « autrice mutique ». Je prends en compte les remarques, mais je ne vais pas tenter de convaincre le bêta-lecteur, j’ai plutôt tendance à retourner travailler dans mon coin et à accepter qu’on considère tel personnage d’une manière différente de celle envisagée (il faut aussi accepter les différences de sensibilité ou d’expérience). Si ça touche à quelque chose de primordial pour la compréhension, j’indique quand même ce que le lecteur aurait du comprendre, mais j’évite de lui « faire ressentir » que le problème vient de lui. Généralement, le problème vient du texte. ^^

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      • Symphonie dit :

        Toutafey^^ En fait, j’ai bien avoir un lecteur « dans le secret des dieux », qui soit au courant de certains points, et un ou plusieurs « cobayes » qui ne sont pas censés avoir d’infos supplémentaires, et lire comme un lecteur lirait s’il achetait le bouquin. Sinon, même si le problème vient souvent du texte, ça peut aussi être le béta-lecteur : il peut être fatigué, ne pas aimer ce type d’histoires etc… Mais d’une façon ou d’une autre, ça reste intéressant (parce qu’on pourra aussi avoir de vrais lecteurs fatigués etc… et que c’est aussi intéressant de voir comment ils réagissent).

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      • bulledeleyna dit :

        Aussi. Puis, le bêta-lecteur reconnaît souvent lui-même son erreur : qu’il avait mal lu une phrase, qu’il avait surinterprété une réplique, qu’il avait une vision trop figée d’une scène… Et parfois, ça aide à prendre conscience que même si la phrase est correcte, elle est peut-être un peu trop longue, d’où le problème de compréhension par exemple. Enfin bref, comme tu dis, qu’on soit d’accord ou non, les commentaires restent intéressants.

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    • Lionne BLANCHE dit :

      Mais non, heu ! C’est moi ! ^^ Pour ça que maintenant, j’essaie de répondre avant sur le ficher et de faire le trie sur l’essentiel à dire ensuite… Le hic, c’est que souvent, c’est en parlant en off que je trouve ma solution. 😇
      Et puis, heu d’abord, certains bêta ont des yeux bioniques et pas le choix d’avouer qu’ici, oui sous le cailloux de gauche alors qu’il fait nuit, se dissimule bien un joker…

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      • bulledeleyna dit :

        En fait, il faut faire attention au type d’informations qu’on échange avec le bêta-lecteur. Parce que lui dire qu’un détail gêne dans l’écriture mais qu’on ne peut pas en parler pour ne pas gâcher le suspense, et de l’autre, tout expliquer dès qu’il fait une remarque… ^^ Cela devient difficile d’aider car d’un côté on n’a pas suffisamment d’informations pour savoir ce qui cloche, de l’autre on en a trop pour avoir un œil « naïf » quand surviennent certaines révélations. Mais au-delà de ça, si on a besoin de tout expliquer en off, c’est souvent que l’information essentielle n’est pas passée correctement dans le texte. Et parfois que le point de vue du lecteur est simplement son point de vue (n’est-ce pas ? 😛 ).

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  2. Nathalie Reynaud dit :

    Là maintenant tout de suite, je suis l’auteur calimero, celui qui dit mais c’est vraiment trop pinzuste, qui s’est reconnu dans les pires traits de toutes les caricatures, bref, une vodka !

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    • Symphonie dit :

      On a tous en nous (quelque chose de ten… euh, nan, s’cusez) des caractéristiques de l’un ou l’autre, que ce soit en tant que béta ou d’auteur^^ (Et c’est pas grave^^). ça permet juste de savoir comment on fonctionne, et comment ça peut être perçu en face^^

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      • bulledeleyna dit :

        Exactement. On est souvent à la fois auteur et bêta-lecteur, mais on oublie parfois ce qui peut nous énerver quand on passe de l’un à l’autre.
        On est beaucoup à commencer comme auteur familial, à demander l’avis de l’entourage, et comme auteur en manque de confiance, parce qu’on craint tous la critique. C’est normal, c’est humain. Seulement, il faut aller au delà de nos limites, accepter de passer le cap de l’inconnu et apprendre à se distancier de la critique. Du moins, si le but est d’être lu ou publier, on ne peut pas faire autrement.
        De même on aime tous ou presque parler de nos œuvres, les défendre à la virgule près, demander régulièrement où le lecteur en est rendu. C’est parce que le projet nous tient à coeur et qu’on voudrait qu’il soit parfait. Mais peut-être faut-il simplement se dire que la perfection n’existe pas et qu’on ne parviendra jamais à convaincre tout le monde.
        Le but de la bêta-lecture, c’est finalement de trouver le meilleur compromis entre ta vision et celle de ton potentiel lectorat. Et que tout cela reste un travail, certes plein d’efforts et parfois de larmes, mais qui abouti à un résultat gratifiant. 😉

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  3. Olivia Billington dit :

    Je suis l’autrice qui, non seulement va faire un retour détaillé au bêta, mais en plus, va expliquer en long et en large ce qu’elle compte changer. :p

    Sinon, ça fait maintenant quelques années et plusieurs romans que mes bêtas me lisent, et tout se passe bien. 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Eleyna dit :

      J’avoue qu’en tant que bêta-lectrice, je n’attends pas spécialement ce type de retours. Cela dépend du contexte et de la demande de l’auteur concernant mon rôle de bêta-lectrice (est-ce que je dois être dans le secret des dieux et tout savoir, est-ce que je dois être une lectrice qui appréhende l’histoire sans discussion en off…). Surtout que parfois, cela donne l’impression que l’auteur cherche à convaincre par le procédé (ce que le lecteur lambda ne saura jamais), plutôt que par le résultat. Bref, ça dépend de l’intention. ^^

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