[Chronique Littéraire] Transmission – T1 : Quand la pluie viendra, Ghaan Ima

   Dernière chronique faisant partie du challenge du Printemps de l’Imaginaire Francophone, Quand la pluie viendra, de Ghaan Ima.

Séparateur 4

 

FICHE TECHNIQUE

 

  • Titre : Transmission – T1 : Quand la pluie viendra 51mqgn62h2bl-_sx195_
  • Auteur/Autrice : Ghaan Ima
  • Illustrateur/Illustratrice : Matthieu Biasotto
  • Édition : Autoédition
  • Collection : /
  • Genre : Science-Fiction, Post-Apocalyptique, Thriller
  • Public : Adulte, Public Averti
  • Cycle : 1/?
  • Pages : 161
  • Parution : Avril 2018
  • Langue : Français
  • Format : Numérique
  • Prix :  2,99 euros
  • ISBN : .
  • Lien : Ghaan Ima

Résumé : Thomas est du genre gentil. Trop, peut-être. Lorsque le brouillard se révèle corrosif et empoisonné, le jeune homme perd pied. Son seul espoir de survie repose entre les mains d’un collègue qu’il déteste : Marc-Olivier, un manipulateur et un voleur. Sauf que « Marco » est aussi un parano suréquipé qui fantasme sur l’apocalypse. Pour s’en sortir, Thomas doit le suivre. Il est prêt à tout accepter. Mais il y a une limite qu’il ne franchira pas car il doit la protéger, elle. Cassie est trop jeune pour cet enfer chimique.
Et quand la pluie viendra…

Séparateur 4

 

MON AVIS

Bulle d'Eleyna Logo 2

 

Couverture et Accroche

   Soyons clairs, si je l’ai lu, c’est parce que je connais l’autrice, pas parce qu’il y a un bandeau de prix sur la couverture. 😉 En parlant de celle-ci, j’en ai déjà parlé avec l’autrice, elle sait donc ce que j’en pense. J’avais une préférence pour la première version, mais je comprends ce choix, qui effectivement, correspond plus aux attentes du lectorat sur le genre. J’en pense toujours la même chose à son propos, à ceci près que suite à ma lecture, je suis gênée par l’absence de capuche sur la tête du protagoniste, élément pourtant essentiel du récit.

   Le résumé est assez parlant, il porte les éléments essentiels d’un récit catastrophe et met en avant les trois protagonistes principaux. La dernière phrase permet de garder le suspense, même si finalement, au sein du récit, la tension dramatique porte sur d’autres aspects. La pluie n’est qu’une excuse pour parler des personnages, de leur comportement face à une catastrophe. Ce qui reste perceptible dans le résumé.

 

Prose et Structure

    La plume de l’autrice est simple et rythmée, pour ne pas dire hachée. En effet, celle-ci utilise beaucoup de phrases courtes et percutantes, voir de simples mots, catalysant l’essence d’un événement ou d’une émotion. Pour l’avoir déjà vu dans plusieurs de ses textes, c’est un style propre à l’autrice, plutôt adapté au genre du récit. Il pourra plaire à ceux qui aiment les discours efficaces et sans fioritures, peut-être moins à ceux qui préfèrent un action plus détaillée et une description plus appliquée. En tous les cas, ça correspond à l’ambiance décrite et aux personnages évoqués.

    Le texte se découpe en deux parties, chacune dominée en majorité par un unique point de vue conté au présent. Deux façons radicalement opposées de voir les événements, à travers un ensemble de courts chapitres au sein d’une courte histoire. Rien de particulier à dire sur ce propos, si ce n’est que je salue la symétrie des deux parties concernant le dernier chapitre passeur de relais. 😉

 

Personnages et Figurants

    Thomas est un jeune homme gentil qui tente tant bien que mal de se faire sa place au sein de sa boîte, dans l’ombre de son collègue Marc-Olivier, manipulateur de première. La catastrophe révèle son côté fragile, un peu trop, ce qui ne le rend pas toujours utile, d’autant qu’il est loin d’être le seul à rester les bras ballants. En opposition constante avec son collègue, il n’a néanmoins d’autres choix que de le suivre en espérant pouvoir protéger les quelques personnes qu’ils croisent. Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de m’attacher à lui, lui pourtant voulu comme le plus humain des protagonistes.

    Marc-Olivier est le personnage le plus présent et le plus difficile pour moi à suivre (ce n’est pas de sa faute, c’est viscéral). C’est simple, dès le début, je rêvais de lui en coller une. Présenté comme un manipulateur survivaliste soucieux de son seul bien-être, on sent rapidement que c’est LE mec qui va emmerder tout le monde d’une façon ou d’une autre, volontairement, par manque d’empathie, en provoquant les situations périlleuses, toujours avec le sourire et un plaisir non dissimulé d’être au dessus des autres… Chaque situation, j’enrageais et j’ai eu des difficultés à accepter son évolution, cette chance offerte quand tant d’autres souffraient par sa faute. Bref pas facile à accepter comme protagoniste, mais c’est le genre d’anti-héros qui ravira certainement beaucoup de monde.

    Cassie est une gamine rencontrée par les deux protagonistes au cours de leur périple. Réfugiée dans un magasin avec ses parents, elle apprécie tout de suite Thomas qu’elle aura tendance à suivre comme son ombre. Malheureusement, les circonstances vont radicalement la changer. J’ai été un peu gênée par cette enfant qui a quelques fois un comportement plutôt puérile pour son âge, à savoir une ado de 13 ans. D’ailleurs, j’ai eu tendance à oublier ce détail, à me persuader qu’elle était plus jeune, avant de retomber sur son âge au détour d’une page. Son évolution est particulière et douloureuse, on la comprend et en même temps, on aurait voulu que ça se passe autrement.

 

Univers et Peintures

    L’univers du récit est un Paris plus ou moins actuel avec quelques applications technologiques de pointe. Le contexte n’est cependant guère décrit, difficile d’en dire beaucoup plus. On retrouve quelques références scientifiques sur l’origine de la catastrophe qui tourne autour d’une théorie qui changera un peu de ce que l’on retrouve habituellement dans ce genre de récit.

   Univers post-apocalyptique oblige, on se retrouve rapidement dans un ville plongée dans une brume toxique, aux rues couvertes de cadavres et aux installations détériorées. L’évolution est d’ailleurs des plus rapides et ne laisse pas le temps aux protagonistes de s’habituer à leur nouvel environnement. Le choix de la brume et de la pluie comme éléments de terreur est intelligent au cœur de l’hiver, car chacun sait que cela finira forcément par revenir. Une menace constante donc, mais qui n’est pas l’unique problème d’une humanité sur son déclin.

 

Intrigues et Rouages

    Thomas et Marc-Olivier sont deux consultants coincés dans une voiture au milieu d’un tunnel alors qu’ils partaient en rendez-vous à l’autre bout de la ville. Autour d’eux, une étrange brume se propage et des gens commencent à réagir étrangement. Heureusement, Marc-Olivier a toujours prévu que ce jour arriverait et décide d’entraîner Thomas en quête d’un abri sécurisé. Dans un centre commercial, ils croisent des survivants, dont Cassie et ses parents, isolés dans un local parfait pour attendre que la météo change. Mais Marco est un survivaliste, et surtout un manipulateur sans cœur, son but n’est autre que son unique confort personnel, ce qui bien entendu, ne sera pas sans conséquence.

   L’intrigue rentre très vite dans le cœur du sujet, puisque nous sommes rapidement mis au contact de la brume. Tout juste de quoi effleurer la nature des deux protagonistes, et nous voici sur les routes à tenter de trouver un abri. On n’a guère le temps de s’ennuyer, les péripéties s’enchaînent rapidement, même si personnellement, elles ne m’ont jamais étonnée compte tenu des individus en question. Je ne vais pas m’attarder sur la fin de ce tome, qui ne convient pas à ma sensibilité personnelle sur le sujet (difficile d’en parler sans spoiler, ce qui est gênant car je suis sûre que ceux qui l’ont lu se font une fausse idée sur ce que je n’ai pas aimé : non, non, ce n’est pas ce détail-là, voir mon avis sur un certain personnage pour comprendre ^^), mais qui, je suis certaine surprendra, voire ravira bien d’autres lecteurs.

   Parce que je l’ai fait dans le cas de récits contenant des scènes difficiles pour un certain type de lectorat, je précise que ce livre n’est pas à mettre entre les mains de tout le monde. En particulier, si vous avez déjà côtoyés un pervers narcissique et que ce sujet est encore sensible pour vous, passez votre chemin, il sera toujours temps d’y revenir quand vous serez prêts.

 

Conclusion et Avis général

    Un récit post-apocalyptique que certains qualifieront de politiquement incorrect et qui peut être plutôt rageant si vous savez ce qu’est un pervers narcissique ou que vous êtes particulièrement empathiques. Mais si vous êtes du genre à vous confronter à la noirceur de la nature humaine et que vous adorez les anti-héros, n’hésitez pas à vous jeter sous la pluie, cette histoire moderne et rythmée pourrait bien vous plaire. En attendant la suite.

 

Envie de savoir ce qui se passera quand viendra la pluie ? 🙂

Séparateur 4

Un aperçu d’ailleurs sur

Transmission T1 : Quand la pluie viendra  ?

blog-2151307__340

N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

Séparateur 4

haut de page

Publicités

2 réflexions sur “[Chronique Littéraire] Transmission – T1 : Quand la pluie viendra, Ghaan Ima

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s