[Mois Ciné] Avril 2018

   Début de printemps un peu pluvieux, parfait pour se rendre dans les salles obscures. De quoi vous donner un nouvel aperçu des sorties du mois d’avril.

(Avengers : Infinity War – Dans la brume – L’Ile aux chiens – Ready Player One – Red Sparrow)

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Alerte : avis totalement subjectifs en perspective et fortes probabilités de spoilers. 😉

 

Avengers : Infinity War

eab58dbc2461ce1bb69159357fd2d9c3Super-Héros de Joe Russo, Anthony Russo

Avec Robert Downey Jr., Mark Ruffalo, Scarlett Johansson

Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.

Mon avis

   S’il y a une chose à dire sur ce film, c’est qu’il faut avoir vu les précédents pour comprendre. Pas seulement les deux premiers volets d’Avengers, mais quasiment la totalité du Marvel Cinematic Universe. Le film est l’avènement des premiers arcs, la réunion de tous les super-héros présentés, la gourmandise pour les fans. Dès lors que vous avez accepté cette contrainte, il devient plus facile de rentrer dans le film (sinon, je pense que vous serez largués, car on ne présente aucun personnage). Le récit commence immédiatement après la fin de Thor Ragnarok et enchaîne, durant ses 2h30, de l’action à un rythme soutenu. Les scènes de combat sont en effet omniprésentes, entrecoupées de quelques moments d’humour typique de Marvel (autant dire parfois un peu lourd, surtout avec certains héros étiquetés « caution burlesque »). La multitude de personnages est répartie au sein de plusieurs sous-intrigues tournant autour de la préservation des pierres d’infinité. Des axes qui s’entremêlent bien ; malheureusement, qui dit multitude, dit difficulté à parler de chacun, et certains héros resteront très en retrait (sans parler des antagonistes secondaires dont on ne sait rien). Néanmoins, l’antagoniste principal lui est convenablement exploité, s’offrant même le luxe d’un réel moment d’émotion. Les effets spéciaux et le montage sont à la hauteur des prétentions, même si personnellement, j’apprécie moins la nouvelle forme de certaines tenues de super-héros faisant trop artificielles. A voir si vous êtes fan des Marvel ou de films bourrés de scènes de combat.Bulle d'Eleyna Logo 2

 

Dans la brume

Science-Fiction de Daniel Roby6eb8cc30b4f43f260bbe90a6f419559d

Avec Romain Duris, Olga Kurylenko, Fantine Harduin

Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume…

Mon avis

   Film de SF français (c’est assez rare pour le signaler), le résumé joue sur l’aspect catastrophe pour s’attirer un plus large public, mais oublie de donner quelques précisions. L’adolescente que l’on voit courir sur l’affiche est en réalité une enfant-bulle, vivant donc dans un sas hermétique qui la protège de la brume, mais contraint ses parents à redescendre régulièrement (et donc mettre leur vie en péril) pour recharger la batterie. Vous l’aurez compris, la véritable tension du film se trouve dans une éternelle course contre la montre plutôt bien fichue, puisque reprenant les ficelles du genre, mais avec la retenue bien française (là où les américains auraient certainement joué avec des tanks militaires et des fusils automatiques). Non, il n’y a pas de grandes surprises dans l’intrigue, mais le film n’a pas la prétention d’être original, encore moins cherche-t-il à expliquer le pourquoi du comment. Il souhaite avant tout conter l’histoire d’une catastrophe vécue par une famille qui pourrait être la nôtre (les parents ne sont clairement pas des athlètes de compétition dévalant les escaliers en 2 secondes, ils font des erreurs comme n’importe qui et perdent de précieuses secondes en des actes d’amour inutiles mais instinctifs). Si certains éléments servent comme une bonne ficelle de genre, d’autres ont la bonté de demeurer symbolique, à l’image de ce pistolet que le père ramasse, mais qui ne servira jamais (oui, on peut envisager de se défendre sans en avoir réellement l’occasion). Mis à part le plan d’un balcon sur fond vert particulièrement moche, les effets spéciaux sont plutôt bons, connaissant le petit budget pour un film de genre (9 millions d’euros). A voir si vous aimez les films catastrophe à dimension humaine ou la SF à la française.Bulle d'Eleyna Logo 2

 

L’Ile aux chiens

327024720490e3448f03b602bca2a205Animation de Wes Anderson

Avec les voix françaises de : Vincent Lindon, Romain Duris, Isabelle Huppert

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Mon avis

   Petit bijou esthétique, L’Ile aux chiens est conté par pas moins d’un millier de marionnettes de différentes tailles et plusieurs centaines de milliers de photographies mises bout à bout pour un rendu visuel des plus singuliers. Une technicité époustouflante au service d’une histoire très actuelle. Si le cadre est japonais, la façon de mettre image le récit conserve un aspect universel, si bien que les monologues humains, volontairement non traduits en français, atteignent malgré tout leur cible. En effet, l’exclusion de toute une population indésirable, ici les chiens, entre en résonance avec la volonté actuelle de certains à renforcer le communautarisme, à accuser l’autre des maux qui les frappent. L’enfant est ici celui qui lutte contre les préjugés, qui croit à la possibilité de vivre avec cet autre qu’il a appris à aimer. Et force est de constater que les chiens lui donnent raison, car tous, à leur façon, sont présents pour l’aider dans sa quête. Certes, quelques ficelles inutiles viennent remplir le cahier des charges (je pense notamment à l’indispensable romance, qui en l’occurrence ne sert pas le propos du film), mais l’intention globale est louable. Le film ne plairait pas à tout le monde, c’est certain, mais il mérite d’être vu. A voir pour l’esthétique incroyable des marionnettes, ou plus simplement si vous aimez les chiens ainsi que les histoires d’amitié.

Petit Bonus : Interview des chiens 😉Bulle d'Eleyna Logo 2

 

Ready Player One

Science-Fiction de Steven Spielberga53ac76d8bb3f63b1c7fbd9fb1f98bb5

Avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’?uf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Mon avis

   Adaptation d’une oeuvre littéraire de 2011, le film se veut un hommage à la culture pop (ou geek, c’est selon) des années 1980. Nous sommes donc plongés dans une époque future assez proche, où le monde à mal tourné, la faute à une humanité qui a baissé les bras, nous annonce-t-on. Une façon comme une autre de nous avouer que nous passerons très peu de temps dans le monde réel pour lui préférer celui virtuel de l’OASIS. Cela n’aurait pas été un problème s’il n’y avait eu la morale de fin qui condamne la vie virtuelle et rappelle que « seul le réel est réel ». Rater donc pour ce coup, d’autant qu’elle s’adresse à un petit bonhomme qui vient de tout gagner (à l’inverse de l’entièreté de la population qui a tout perdu). Facile donc pour lui de se passer de son jeu. Au delà de ça, on sent les moyens mis en oeuvre par Spielberg pour nous vendre un univers visuel riche en références de toutes les époques (bien qu’elles soient pour la plupart si rapides qu’elles s’adressent aux fans de visionnages avec zappette). L’histoire en elle-même se suit assez agréablement, on n’échappe pas à certains poncifs du genre, mais globalement, le rythme et le montage nous permettent de nous prendre au jeu (j’exclue personnellement les scènes de romance, vraiment en trop). Pour tout dire, j’ai davantage apprécier que ce à quoi je m’attendais. A voir si vous aimez la culture des années 80, les jeux vidéos et les chasses au trésor.Bulle d'Eleyna Logo 2

 

Red Sparrow

58ca23d3e7117a79b11fabfd659d62c4Thriller de Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Joel Edgerton, Matthias Schoenaerts

Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents. Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.

Mon avis

   On pourrait dire qu’il s’agit d’un thriller à l’ancienne. En effet, contrairement à tous ces films d’espionnage découlant des 007 et autres Mission Impossible, usant à outrance de scènes d’action, d’explosions, de fusillades, de poses badass et autres courses-poursuites qui n’en finissent pas, Red Sparrow joue sur la tension latente. Le montage, parfaitement maîtrisé, nous entraîne dans la lente et inexorable descente aux enfers de l’héroïne. Certes, le film ne révolutionne pas le genre, les ficelles sont connues et tentent d’embrouiller le spectateur afin de le faire douter sur les réelles intentions de chacun. Problème, on parle d’un film américain racontant une histoire russe. On se doute donc que les agents de la CIA sont profondément bons et les méchants Russes… ben sont méchants. Un manichéisme habituel donc, jamais remis en cause, et même la volonté de plonger l’héroïne en eaux troubles ne convainc pas vraiment. Après tout ce qu’elle a vécu, qui oserait croire qu’elle aurait choisi l’autre camp. Le twist final est un peu tiré par les cheveux, se basant essentiellement sur la bêtise du gouvernement russe à croire la moindre information. Malgré tout, cela reste un film intéressant à suivre, le rythme est suffisamment prenant et les acteurs sont bons. Une question cependant : pourquoi toujours donner des accents russes au doublage (ça se passe en Russie, ce sont les Américains qui devraient avoir un accent) ? A voir si vous aimez les films d’espionnage qui ne s’embarrassent pas de scène d’action à n’en plus finir.

Rendez-vous le mois prochain pour de nouveaux films. 😉

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3 réflexions sur “[Mois Ciné] Avril 2018

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