[Chronique Littéraire] Le Souffle des Muses – T1 : La gardienne des Chimères, Sébastien Reymond-Laruinaz 

   Première chronique littéraire pour le Printemps de l’Imaginaire Francophone, qui met cette fois le premier tome d’un auteur indépendant que j’avais hâte de lire et de partager avec vous. Je veux parler du Souffle des Muses T1 : la gardienne des Chimères, de Sébastien Reymond-Laruinaz.

Séparateur 4

FICHE TECHNIQUE

 

  • Titre : Le Souffle des Muses – Premier livre : La gardienne des Chimères51jSiEZtR1L._SX195_
  • Auteur/Autrice : Sébastien Reymond-Laruinaz
  • Illustrateur/Illustratrice : ?
  • Édition : Autoédition
  • Collection : /
  • Genre : Fantasy, Light Fantasy
  • Public : Adulte, Jeune Adulte
  • Cycle : Oui (1/?)
  • Pages : 378
  • Parution : 25 janvier 2018
  • Langue : Français
  • Format : Numérique – Papier
  • Prix :  2,99 euros – 14,98 euros
  • ISBN : 978-2955982020
  • Lien : Le Souffle des Muses

Résumé : Il existe un monde où les arts remplacent science ou magie. La musique, l’écriture, les parfums possèdent d’extraordinaires pouvoirs que les hommes ont appris à exploiter pour améliorer leur quotidien, se soigner, voyager et faire la guerre avec plus d’éclat… Dans ce monde, quatre grandes guildes dominent. Elles sont le creuset des arts, à la fois gardiennes du savoir et sources du progrès technologique. Présentes de manière visible ou invisible dans toutes les strates du monde moderne, elles en sont les véritables instances dirigeantes, conseillant ou contrôlant les gouvernements, se livrant une guerre froide continuelle pour gagner toujours plus d’influence et de puissance.

   Gaelyn Hastin est une jeune chercheuse en féérie. Lorsque au cours de ces travaux elle essaye de mélanger les arts de différentes guildes, elle est immédiatement rappelée à l’ordre par ses pairs et placée sous surveillance. Mais en essayant de brider la jeune femme, ils ont provoqué une réaction des plus hasardeuses… Têtue en phase terminale, Gaelyn refuse de se laisser museler par la Guilde des Jeux et prend la fuite, bien décidée à aller au bout de ses travaux. Et si le Monde n’est pas prêt, tant pis pour lui…

Séparateur 4

 

MON AVIS
Bulle d'Eleyna Logo 2

   Avant de commencer mon analyse, je précise que j’avais déjà lu les deux premiers chapitres, il y a fort longtemps, dans une autre vie, et que j’étais donc très enthousiaste quand j’ai découvert que l’auteur avait décidé de se lancer dans l’autoédition. Merci donc à Sébastien pour m’avoir donné l’occasion de lire son premier tome en entier. 🙂

 

Couverture et Accroche

   La couverture est sobre, et je dois dire que je préfère largement cela à quelques essais de photomontages hasardeux. Loin cependant de ne rien raconter de l’histoire, elle met en avant les bulles qui donnent toute leur importance au récit de ce premier tome. La police et le choix des couleurs donnent un aspect grimoire qui oriente sur le genre littéraire. Il manque peut-être la touche d’humour si emblématique de la plume de l’auteur.

   Le résumé, s’il ne permet pas non plus de percevoir la touche de folie poétique du récit, assume en premier lieu le choix de l’auteur de faire découvrir son univers. Vous êtes ainsi prévenus, il y aura de la description et de la découverte, ce que certains pourront appeler longueurs (tout dépend si on apprécie digresser sur l’environnement, personnellement j’adore). Autant vous le dire, l’intrigue sert autant le décor que l’inverse. D’ailleurs, l’intrigue annoncée est loin de vous faire découvrir tous les rebondissements que ce tome renferme puisqu’elle ne correspond qu’au premier chapitre.

 

Prose et Structure

   La prose de l’auteur vaut assurément le détour. Se voulant à la fois humoristique et poétique, elle s’empare de références nombreuses et variées, puise aussi bien dans les anciennes mythologies que dans les techniques scientifiques (je ne vais pas vous mentir, certaines blagues ne seront pas comprises de tous), façonne et détourne des expressions avec d’autant plus d’habilité que celles-ci sont parfaitement adaptées à chaque situation ou personnage. On sent toute la maîtrise et la recherche menée pour arrivée à ce résultat abouti qui communique aussi bien les rires, que les larmes (ce second point se dissimulant derrière la plume, mais c’est d’autant mieux vu). Il reste dommage que la lecture puisse être freinée par un certain nombre de coquilles, notamment en terme de ponctuation ou de conjugaison. Mais je gage que l’auteur y prêtera plus ample attention pour la suite. 😉

   Ce premier tome est découpé en plusieurs chapitres centrés sur une situation, un événement. La structure globale ne devrait donc pas posée de problème aux lecteurs. Je regrette cependant, mais il s’agit là d’un avis purement subjectif, l’alternance des points de vue au sein d’une même scène. C’est une façon de faire qui me sort souvent d’un texte, et c’est d’autant plus dommage lorsqu’on apprécie ce qu’on lit. Mais cette gêne étant personnelle, ceux qui ne rechignent pas à ce type d’alternance dans la focalisation ne devraient pas être perturbés. A noter au contraire que les scènes entières usant de points de vue autres que ceux des deux principaux protagonistes m’ont bien plu. 🙂

 

Personnages et Narrateurs

   Contrairement à mon habitude, je parlerai peu des personnages car ceux qui côtoient les protagonistes principaux et prennent de l’importance au cours de l’histoire arrivent assez tard, et je ne voudrais pas trop en dire.

   Je vais donc vous parler de Gaelyn Hastin, doctorante rattachée à la guilde des Jeux, et décidée à exploiter coûte que coûte son idée d’user de bulles de savon pour enfermer la musique. Elle a du tempérament, beaucoup d’ailleurs, ce qui lui vaudra pas mal de mésaventures. De nature franche et têtue, pour ne pas dire un peu colérique, elle effraie parfois par son obstination typiquement scientifique (comprendre jusqu’au-boutiste dans sa volonté de parfaire sa création), autant qu’elle fascine par ses capacités à rassembler des éléments a priori non assimilables pour créer un art nouveau. Elle reste néanmoins touchante dans sa naïveté de bien faire, et en cela, on reconnait le doctorant fébrile qui arrive au laboratoire en pensant changer le monde. Oui, Gaelyn est un parfait reflet de la jeunesse convaincue d’avoir raison sans rien connaître de la complexité de la société. Et pour cela, on ne peut que l’apprécier.

   Second protagoniste, Marco est un danseur à la tempe grisonnante, mais qui conserve toute son habilité. Ayant fui sa guilde affiliée, il se présente comme un danseur mercenaire offrant ses talents à qui saura le payer convenablement, même si la réalité est bien plus complexe. Il est d’un tempérament affable et s’intègre facilement à la population locale, là où Gaelyn mettra bien plus de temps, et parfois, de mauvaise volonté. Il faut dire que l’homme a déjà pas mal bourlingué et son comportement plutôt ouvert dissimule en réalité une capacité d’analyse et d’adaptation à tout type de situations périlleuses. A cela s’ajoute en profondeur un caractère plus sombre et énigmatique qui plaira, là encore, à beaucoup de lecteurs.

   Je ne décrirai pas les autres personnages, que je vous laisse découvrir, et qui son chacun, assez savoureux dans leur genre. Je parlerai juste de mon affection pour le troisième personnage important de ce premier tome, selon moi, Ancénata Mez, parfumeuse et enquêtrice hors pair. Mais je vous laisse vous même faire sa connaissance. 😉

 

Univers et Atmosphère

   La prose est certes pleine d’humour et de jolies tournures, mais elle ne serait rien sans l’univers qu’elle dépeint. Et celui-ci est d’une richesse rare dans sa volonté d’exploiter le connu pour en faire un monde nouveau. Il n’y a aucune difficulté de compréhension pour qui a une culture générale variée, et pourtant rien, ou si peu, ne laisse indifférent. Car tout ce que nous connaissons est détourné pour servir le grand principe de l’Art comme mode de vie.

   Quatre grandes Guildes dirigent le monde, que ce soit au niveau militaire, technologique, culturel ou économique. Ainsi, nous retrouvons la guilde des Jeux, guilde de Gaelyn, qui par son usage de la féérie et du bluff, se montre comme un outsider taquin et mystérieux, dont on ne connait la véritable puissance. La guilde des Arts et des Lettres, regroupant le savoir-faire en terme de calligraphie et d’artisanat, démontre surtout son importance par l’usage de runes pouvant invoquer toutes sortes d’effets. La guilde des Sens, qui se veut bienveillante par nature, assure le bien-être de la population, notamment par l’intermédiaire de la nourriture. Enfin, la guilde des Musiciens est dépeinte comme la plus puissante, usant de chimères musicales pour créer de redoutables armes ou d’improbables moyens de locomotion. En vérité, toutes ont leurs spécificités qu’on adore découvrir, comme la chose la plus banale au sein de notre monde peut avoir des effets prodigieux dans celui de Gaelyn. Oui, simplement manger ou sentir une odeur peut vous jouer de sacrés tours.

   D’ailleurs, en lien avec les guildes et leurs caractéristiques particulières, les expressions. Les pâtissiers vous salueront par un « Bon appétit », les joueurs vous sommeront de ne pas « jouer un double-jeu », les musiciens vous rappelleront que vous n’avez pas « voix au chapitre », les lettrés qu’ils savent « lire entre les lignes »… Bref, chacun se verra attribuer des expressions connues ou créées pour l’occasion, avec pertinence et beaucoup d’humour. Le mieux, c’est qu’on ne s’y perd jamais et qu’on espère au fil des pages en découvrir de nouvelles.

    Les guildes et leurs usages des Arts ne sont pas les seules spécificités de l’univers, loin de là, puisque c’est l’ensemble des biotopes qui évolue selon des règles auxquelles nous sommes peu habitués. Ainsi ferez-vous notamment la découverte de la mer sucrière et de son incroyable écosystème évoluant dans une eau sucrée. J’ai toujours en tête le canard à l’orange de ma première lecture, et s’il n’est qu’un élément de décor dans le vaste bestiaire du monde, il restera pour moi l’un de ses symboles. Drôle, poétique et terriblement bien pensé. On en redemande.

 

Intrigues et Thématiques

   L’histoire suit Gaelyn, doctorante affiliée à la guilde des Jeux, qui pour parfaire sa création, décide d’aller voir d’autres guildes. Or, c’est une chose qui ne se fait pas, il est très mal vu de ne pas jouer le jeux des guildes et son directeur de laboratoire la rappelle à l’ordre. Loin de se laisser faire, Gaelyn fuit en compagnie d’un danseur mercenaire nommé Marco. Celui-ci doit l’amener au sein d’une cité-état dirigée par la guilde des Sens qui a promis d’aider Gaelyn. Mais le chemin choisi n’est pas de toute repos. Si le contexte n’aide guère les protagonistes, leur comportement respectif ne les aide pas plus et ce choix de l’implication personnelle dans les événements qu’ils subissent est intéressant. On pourra reprocher qu’on ne sait pas toujours ce qu’ils veulent, ni pourquoi ils font tout cela, mais si on prend le temps de lire jusqu’au bout, on s’aperçoit que c’est tout simplement parce qu’ils sont humains.

   La beauté de l’intrigue (et je rejoins ma petite référence aux possibles larmes du début), c’est aussi que sous le couvert d’humour, elle dissimule un mal-être bien plus profond de la société, de notre société. Un mal-être et une incompréhension du peuple par et envers la gouvernance, une rupture entre le haut et le bas. Loin d’être manichéen, le récit rappelle que ceux qui dirigent ne sont pas toujours mauvais, ceux qui se révoltent ne le font pas toujours de la meilleure des façons. Et ceux qui sont au milieu prennent parfois les coups. La réalité est complexe et en usant d’humour, il est possible de parler de beaucoup, beaucoup de sujets sensibles. A vous seulement d’en comprendre le message.

 

Conclusion

   Inutile de vous dire que j’ai adoré ce premier tome, je pense qu’on le perçoit dans mon analyse. S’il aurait demandé la relecture d’un correcteur, il demeure une belle découverte pour ceux qui, comme moi, ne connaissent guère la fantasy humoristique. Un univers riche et original, des personnages intrigants et détaillés, un usage de l’humour pour parler de sujets sérieux, ce livre est une très bonne première partie d’un récit que j’ai hâte de poursuivre.

 

Qui osera partir à la découverte de l’univers improbable de Gaelyn ? 🙂

Séparateur 4

 

Un aperçu d’ailleurs sur

Le Souffle des Muses – T1 : La Gardienne des Chimères ?

blog-2151307__340

N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

Séparateur 4

haut de page

16 réflexions sur “[Chronique Littéraire] Le Souffle des Muses – T1 : La gardienne des Chimères, Sébastien Reymond-Laruinaz 

  1. symphoniedescieux dit :

    Ma chronique viendra un peu plus tard, mais j’ai vraiment beaucoup apprécié l’univers, avec les Arts qui deviennent une science proche de la magie. J’ai aussi bien apprécié le fait que, pour une fois, le personnage principal suive une quête personnelle plus qu’une quête pour sauver le monde^^

    Aimé par 1 personne

  2. Sébastien dit :

    Comme convenu, je laisse la place aux membres du grand Conseil des Guildes pour commenter cette belle chronique.
    Comme souvent, le plus rapide pour répondre fut le rigoureux maître Pompo, compagnon sculpteur :
    « Merci mademoiselle d’avoir dépeind avec une si grande justesse notre monde. Vous avez avez,avec brio, fait naître des images enchanteresses dans la tête de vos lecteurs j’en suis convaincu.
    Je vous félicite également pour la mise en forme de cette chronique, découpée et ciselée avec soin, ce qui offre une ligne de lecture claire et aisée pour tout un chacun.
    J’aimerais finalement revenir sur la place des Arts illustrés que je représente dans l’oeuvre commentée. Comme vous l’exposez avec talent, ceux ci sont peu présent dans ce livre. Même sa couverture se permet de ne présenter aucune image illustrée! Vous trouvez ça intéressant, permettez moi de vous dire que je trouve ça scandaleux en terme de représentativité !! Notre chère Guilde ne semble ainsi que peuplé par des calligraphes et autres littéraires!
    Et excusez moi mais hormis ma chère collègue mademoiselle des Cendres, qui trouvent t-on comme modèle de calligraphe dans cette oeuvre? Un pirate!!! Un pirate, nom d’un nez de Sphinx !!
    Un type à la pilosité nasale aussi suspecte que son équipage protéiforme et artistiquement contestable!
    Moi je vous le dit je suis à deux doigts de déposer une plainte, voire de demander l’imposition de quotas, voire même d’envoyer quelqu’un briser les genou de l’auteur à coup de burin pour l’exemple…
    Bref, quoiqu’il en soit, merci d’avoir parler de nous, d’avoir présenté notre beau monde sous un profil avantageux, et fait vivre un peu plus.

    Aimé par 2 personnes

    • bulledeleyna dit :

      Merci, maître. 🙂
      Mais je suis totalement d’accord avec vous, les membres de votre Guilde manquent de visibilité dans ce premier tome. Bien qu’on puisse argumenter sur le fait qu’un livre, dans notre propre monde, n’est pas vraiment extensible et qu’il fallait donc faire des choix. Heureusement, la découverte de votre univers se poursuit dans la promesse d’un second tome, de quoi permettre à vos membres de s’exprimer davantage. Il me tarde de découvrir leurs talents et leurs expressions au travers d’une palette de personnages qui saura, j’en suis certaine, démontrer toute la diversité de votre Art. 🙂

      J'aime

  3. Sébastien dit :

    Visna Y Rohirinn, représentante des druides de l’Ouest :
    « Par nature, je ne suis pas tres apte à juger d’un écrit. Posez moi des questions tant que vous voulez sur les types de champignon ou sur le mode de reproduction du mouflon hydrophile, mais sur l’écriture… Bon je vais quand même commenter puisque je suis là et qu’on me l’a demandé avec insistance.
    Donc je dirais que votre chronique a une très grande qualité, elle est comme la galette que l’on déguste au petit déjeuner par chez moi : complète. »

    Aimé par 2 personnes

      • Sébastien dit :

        Tant de verdeur c’est rafraîchissant et parfaitement adapté à ce début de printemps ! Ma chère jeune pousse, je ne parlais pas de champignon hydrophile (ils le sont assurément mais là n’est pas le sujet) mais du mouflon hydrophile. Un animal endémique des terres brumeuses, et riches en nutriments, d’Aedor.
        Il fait partie du biotope fascinant de cette vallée perdue (à l’instar de nombreux champignons il est vrai, mais revenons à nos mouflons), et se révèle, par son caractère bougon et rentre dedans, l’animal le plus accidentogène de la région!
        Il y aurait beaucoup à dire sur cet ovidé, mais déjà les soucis se ferment pour la nuit et les miens me poussent à vous quitter précipitamment.
        Je vous recommanderai à Darco Wim, un ami naturaliste, qui saura étancher, j’en suis sûr, votre soif de savoir à ce propos…

        Aimé par 2 personnes

  4. Sébastien dit :

    Academicienne Rose des Cendres, membre du Cercle des Poètes Disparus, gardienne de la bibliothèque antique d’Alexandrie, reposant 3 livres sur un tas d’autres qu’elle lisait en parallèle : « Mon confrère, maître Pompo, à fait couler de l’encre à propos du fond de cette chronique ainsi que de sa structure générale. J’écrirai donc sur la forme du texte.
    A ma connaissance, et elle est grande croyez le bien, il n’y a aucune faute syntaxique, orthographique ou grammaticale. A peine une petite faute de frappe sur le nom « Ancénata « , mais cette dame n’étant pas inscrit sur nos registres, c’est bien fait pour elle.
    Par conséquent, on peut dire que c’est bien écrit, fluide, que ça se lit facilement, ou encore bravo, c’est super.
    Je souhaitais également, et me permet dans la même phrase, lancer quelques lettres, qui formeront des mots, qui exprimeront des idées (que c’est beau), à propos du texte original de monsieur Reymond-Laruinaz, que vous analysez ici.
    Cette phrase est illisible mais il fallait suivre, tant pis pour vous.
    Vous évoquez la présence de coquille dans le texte (moi je dirais des grosses bourdes soyons précis sur les mots à employer), mais que pouvez t-on honnêtement espérer d’un individu qui n’est relié par aucun contrat d’aucune sorte à notre cher Guilde des Arts et des Lettres, mais qui a la prétention de se donner lui même le titre d’ « auteur »?
    Autant demander à une cantatrice d’écrire son propre nom correctement sur un livre d’or… Des mots pieux, une réalité bien plus triste.

    Aimé par 1 personne

    • bulledeleyna dit :

      Roh, je me suis ratée sur son nom. Inadmissible ! Je corrige ça tout de suite. 🙂

      Monsieur l’auteur pourra peut-être sous-traiter la correction de son oeuvre auprès d’un membre de votre Guilde. Après tout, vous gagnez à ce qu’il dévoile aux yeux de ses lecteurs les beautés de votre monde. Autant l’aider dans cette tâche. 😉

      J'aime

      • Sébastien dit :

        Oh nous lui avons bien fait une telle proposition en bonne et due forme. Rédigée, signée, validée, tamponnée, cachetée et envoyée en recommandé avec accusé de réception, comme il se doit. Mais il l’a littéralement balayé de la main à son arrivée (sous la forme d’un pigeon voyageur de recommandé, qui n’a failli pas pu faire le voyage de retour car son aile de papier était légèrement voilée).
        Pourtant, vous n’êtes pas sans savoir que le symbole de notre Guilde est la main tendue et ouverte, nous la portons même fréquemment sur notre coeur ou à divers autres endroits de notre anatomie en fonction de l’envie du moment.
        La seule condition était de prêter allégeance à vie à l’Académie , juste une signature au bas d’une page et tout était réglé ! C’est peu cher payé car si les paroles s’envolent, les écrits restent. Une telle oeuvre, soigneusement corrigée, aurait pu lui offrir une nomination éternelle dans nos registres ! (Même si on n’est pas sur un chef d’oeuvre de littérature convenons en).
        Puisque vous êtes avez vous même une affinité certaine pour l’écrit, je peux également vous faire une proposition similaire. Mais j’imagine que nous pourrons en reparler lors de notre charmante ballade dans un des lieux les plus dangereux du continent, ça égayera notre voyage au fil des pages… Voyage pour lequel je vous conseille de suivre à la lettre mes consignes, si vous souhaitez pourvoir continuer à écrire votre propre vie par la suite…

        Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s