[Loisirs] Liseuse, lire au numérique

   Bonjour à vous, fileurs et tisseuses de la toile virtuelle. Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de ma récente acquisition, enfin plus précisément du cadeau du Père Noël reçu cet hiver, je veux parler d’une liseuse.

   Il y a peu encore, je rechignais à prendre le virage du numérique concernant la lecture. Je ne voulais pas céder à la tentation, je voulais rester fidèle au papier. Et puis, petit à petit, j’ai fini par me laisser convaincre et j’ai fait ma demande au Père Noël. Pourquoi pas tester une liseuse, après tout ? Et elle est arrivée au pied du sapin, une froide nuit de décembre où la neige tombait à gros flocons (en vrai, il ne faisait pas spécialement froid, et cela fait des années qu’il n’y a pas eu de neige à Noël par chez moi ^^). Désormais que j’ai pu la tester durant un mois, j’ai décidé de faire un point sur ce que je pense d’un tel outil.

 

Qu’est-ce qu’une liseuse ?

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   Pour ceux qui ne visualiseraient pas l’outil liseuse, il s’agit d’un appareil mobile, ressemblant à une tablette, dédié à la lecture d’œuvres littéraires, de magazines, journaux et autres textes en version numérique. Et quoi d’autre ? Rien, une liseuse, comme son nom l’indique, est faite pour lire, non pour jouer ou pour téléphoner.

 

Pourquoi est-ce bien ?

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   Mais alors, quel intérêt, diront certains ? Une tablette fait bien plus de choses. Certes, mais une tablette vous abîme aussi les yeux. Et oui ! Quand une tablette, un téléphone ou un ordinateur utilise un système d’éclairage qui projette la lumière vers vos yeux, et donc les agresse, la liseuse elle possède un système d’éclairage intégré, ce qui signifie que la lumière n’est pas directement diffusée vers vos yeux et ils vous en remercient (sans parler que c’est beaucoup plus discret si vous voulez lire la nuit à côté de votre conjoint). Les liseuses sont aussi désormais dotées de la technologie de l’éclairage nocturne, à savoir une annulation de la lumière bleue (vous savez, la mauvaise), ce qui donne un écran orangé (réglable selon votre goût).

   De plus, les liseuses ont beaucoup évolué ces dernières années. Dotées du tactile et d’une connexion wifi, elles possèdent l’avantage de pouvoir entièrement moduler le texte, au contraire d’un livre papier parfois écrit en très petit, pour votre confort de lecture. Vous pouvez ainsi zoomer, changer la police de caractère, justifier, grossir, réduire, sélectionner du texte, annoter, ou encore chercher un mot dans le dictionnaire simplement en appuyant dessus. Car oui, la liseuse est aussi dotée de quelques fonctionnalités bien utiles à la lecture, et même si le dictionnaire n’est pas le mieux fourni de la langue française, il peut être utile lorsqu’on bute sur un nouveau mot. Certaines liseuses peuvent même faire la lecture grâce à leur synthèse vocale, avouez que c’est pratique. 🙂

   L’autre avantage, que l’on peut certes retrouver sur tout support avec de la mémoire de stockage, c’est la possibilité de transporter une bibliothèque de plusieurs milliers de livres dans un petit support extrêmement léger. Et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de sauter le pas du numérique. Grande amoureuse du papier, je n’avais pourtant plus beaucoup de place à consacrer aux livres dans leurs versions matérielles. Avec la liseuse, je peux accumuler des centaines de livres sans que cela encombre une pièce.

   S’il y a un argument qui devrait parler à certains, c’est bien entendu, le prix. Certes, la liseuse en elle-même est un investissement. Comptez minimum une centaine d’euros. Mais, les livres, eux, coûtent en moyenne moitié moins chers qu’en version papier (normal, l’éditeur ne paie plus l’impression). Une bonne façon d’agrandir sa PAL ou de se laisser tenter par des œuvres qu’on n’aurait habituellement pas achetées, quand ce n’est pas carrément découvrir des auteurs qui n’ont pas la chance d’être diffusés dans toutes les librairies. Et pourquoi pas, acquérir la version brochée une fois ses coups de cœur repérés en numérique.

   Vous savez ce qui est aussi plutôt appréciable ? L’autonomie de la batterie. La liseuse reste en veille lorsque vous n’y touchez pas, pourtant elle se décharge à peine et peut ainsi tenir quelques mois. De plus, vous pouvez lire des heures, des jours devrais-je dire, d’affilée sans craindre un arrêt brutal et inopiné (contrairement à un téléphone portable qui ne tient pas une journée entière). Avouez que cela à toute son importance lorsque vous partez en voyage, notamment. 😉

   Enfin, la liseuse est faite dans des matériaux plus résistants et plus légers qu’une tablette (jusqu’à deux fois plus légère). Elle est désormais généralement dotée de technologies qui la rende résistante à l’humidité, pratique lorsqu’on est maladroit avec sa tasse de thé ou lorsqu’on aime lire au bord d’une piscine. Ajoutez à cela le choix dans la taille de l’écran selon que vous soyez nomades ou que vous préfériez avoir un meilleur confort de lecture, et vous avez un outil parfaitement adapté pour la lecture en toutes circonstances. 🙂

 

Pourquoi n’est-ce pas parfait ?

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   Pour plusieurs raisons. La première, celle qui saute aux yeux immédiatement, c’est que le livre est dématérialisé. Outre la perte de la mémoire sensorielle du papier (oui, ça compte dans l’appréciation d’une lecture), subsiste un problème de taille auquel nous pensons peu. Que se passera-t-il le jour où les fabricants décideront de bannir les formats actuellement disponibles ? Pensez-vous qu’ils auront la gentillesse de faire évoluer toute votre bibliothèque au nouveau format ? Bien sûr que non. Vous l’avez compris, là où vous achetez un livre papier pour la vie, le livre numérique compte ses jours. Personne ne sait combien de temps il lui reste à vivre, mais sa mort est déjà programmée.

    Le problème existe déjà avec la mention du DRM sur les œuvres numériques. Le Digital Rights Management est un système de protection qui embête plus qu’autre chose aussi bien les éditeurs que les lecteurs. Destiné à limiter le piratage (en bloquant sur un support, en interdisant le transfert, en verrouillant certaines fonctions…), il est une telle contrainte financière que certains éditeurs préfèrent s’en passer, comme il n’a au final aucun impact réel sur le piratage (sans parler que cela provoque l’indignation générale en instaurant un système de non concurrence et de monopole par certaines entreprises). En quoi cela concerne notre affaire ? Et bien, le principe du DRM est le codage chiffré du fichier. Or, le piratage évolue si vite que le système de codage se doit de suivre la cadence. Cela signifie une chose. Il se peut qu’un jour, vous ne puissiez plus ouvrir vos fichiers devenus « obsolètes » (mais je suis sûre que vous connaissez déjà ce type de problème avec windows et ses mises à jours ^^). Pratique, n’est-ce pas ?

   En parlant de formats, il faut aussi savoir que suivant la liseuse, certains ne peuvent pas être lus (le même genre de problème que le portage entre deux traitements de texte concurrents, vous voyez ce que je veux dire ? Bref, encore une histoire de monopole et de non concurrence). Et que même si le fabricant prétend le contraire, il peut arriver quelques curieux bugs qui vous empêchent de lire ce qui ne vient pas de sa banque de données personnelle. Et oui, les bugs informatiques n’épargnent pas votre liseuse.

   Ces bugs peuvent d’ailleurs se présenter sous différentes formes. La lecture qui revient à zéro, passage d’un chapitre à un autre dans un ordre aléatoire, impossibilité de se connecter au réseau, écran figé ou lenteur de déroulement… Si cela reste rare, il faut quand même savoir que cela existe. Car ça reste du matériel électronique, et en tant que tel, il n’est pas infaillible (mais un livre papier non plus, qui n’est pas déjà tombé sur un ouvrage mal découpé ou mal imprimé ?).

   Une chose que je regrette, mais qui est un point assez subjectif, c’est l’esthétisme du classement de la bibliothèque personnelle. Je ne sais pas pourquoi, j’aurais bien vu la possibilité d’avoir un vrai visuel de bibliothèque avec une étagère pour chaque collection et la tranche des livres visible. En l’état, il s’agit de simples sous-menus comme on en retrouve sur tout support informatique, ce qui manque franchement de charme. D’autant qu’il faut le rappeler, la liseuse est en noir et blanc et perd déjà l’esthétisme des couvertures en couleur. Je ne parle même pas des BD et autres œuvres visuelles qui doivent perdre beaucoup de leur intérêt. La déception, quand on sait en plus que la différence de prix entre la version papier et la version numérique est moindre pour ces œuvres en particulier.

    Concernant le prix, sachez que les œuvres tombées dans le domaine public sont souvent gratuites. Aussi, réfléchissez à deux fois avant d’acheter un exemplaire de votre livre préféré, vous le trouverez parfois un peu plus loin à zéro centime, quand ce n’est pas directement dans les banques de données nationales. De plus, il arrive aussi que certaines maisons d’édition proposent leurs succès à un prix relativement élevé en comparaison des œuvres moins connues (allant du simple au triple pour un même nombre de pages et se rapprochant scandaleusement du prix de la version brochée). Une aberration selon moi (mais une raison de plus pour s’intéresser aux auteurs peu connus, n’est-ce pas ? ^^).

   Enfin, je vous parlerai d’un dernier point, celui qui m’agace le plus, la difficulté à trouver de nouveaux livres à ajouter à la bibliothèque. Ce n’est pas vraiment spécifique à la liseuse, mais plutôt à la plateforme de votre liseuse (qui donc, se retrouve tout aussi bien sur internet). Dans mon cas, la fonction de recherche semble quelque peu hasardeuse et manque de fonctionnalités de recherche pour resserrer les résultats sur des ouvrages qui m’intéressent vraiment. Je cherche de la fantasy, je me retrouve avec une flopée de romances, quand ce n’est pas de l’historique, puisque visiblement, certains auteurs/éditeurs, s’amusent à classer leurs ouvrages dans tous les genres pour avoir le plus de visibilité possible. De même, l’impossibilité de ne montrer que le tome 1 d’une saga (pour ne pas avoir à faire défiler 10 pages sur le même sujet) est assez énervante, comme les algorithmes ont tendance à mettre tous les tomes des auteurs connus avant de montrer une plus large diversité. Je rêve aussi de la possibilité de ne demander que des one-shot ou des trilogies, de pouvoir me baser sur un nombre de pages/mots comme pour le papier (pratique pour savoir si le prix est ou non excessif, puisque certains ne proposent que des nouvelles), ou encore de pouvoir écarter les auteurs célèbres d’un simple clic afin de me concentrer sur le sujet réel de ma recherche. Bref, pour l’instant, la fonction de recherche n’est pas adaptée à mes besoins, et c’est bien dommage, parce que je venais à la liseuse entre autre pour cette raison, la possibilité de lire des auteurs qui ne se trouvent pas en rayon.

 

Résumé des avantages et inconvénients de la liseuse actuelle

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Les avantages

  • L’accès à une très grande diversité d’œuvres dont indépendantes
  • L’autonomie de la batterie
  • La capacité de stockage et l’économie de place
  • La facilité de transport
  • Les fonctionnalités annexes (dictionnaire…)
  • Le prix des livres numériques par rapport au papier
  • Le réglage personnalisé pour le confort de lecture
  • L’éclairage intégré et nocturne
  • La résistance au choc, à l’eau

 

Les inconvénients

  • L’absence d’un bouton externe pour revenir directement à la page d’accueil
  • Les bugs inévitables du numérique
  • La compatibilité des formats
  • La dématérialisation
  • L’écran en noir et blanc
  • L’incertitude sur le devenir du numérique
  • Le prix de certaines œuvres encore trop élevé
  • La recherche de nouvelles œuvres un peu laborieuse
  • Le système de classement pas très ergonomique

 

A noter que la qualité et les prestations d’une liseuse diffèrent bien évidemment d’un modèle à l’autre. Pour faire votre choix, je vous encourage à regarder les comparatifs à ce sujet. 🙂

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8 réflexions sur “[Loisirs] Liseuse, lire au numérique

  1. symphoniedescieux dit :

    Ma liseuse commence à être un peu vieille, je crois que j’ai une des premières qui sont sorties. Du coup, elle n’a pas de connexion internet et ne possède pas de rétro-éclairage (ça, c’est bien par contre, ça fatigue peu les yeux, mais du coup je dois vraiment avoir de la lumière, comme pour un vrai livre). Je regrette aussi qu’elle n’ait pas de vraie fonction classement, donc c’est parfois un peu chiant pour chercher la prochaine lecture…
    Par contre, c’est vraiment pratique quand je vais quelque part, ça évite de prendre un sac que pour les bouquins…^^

    Aimé par 1 personne

    • bulledeleyna dit :

      Sur les liseuses actuelles, l’éclairage intégré est vraiment adapté pour que tu puisses lire sans lumière secondaire. Il suffit juste de régler à ta convenance.
      Pour le classement, celle-ci permet de créer des collections (qui s’écrivait « colections » avant la mise à jour, je me suis dit que ça commençait bien ^^). Mais ça reste un peu laborieux, surtout pour faire défiler toutes les œuvres. Je trouve ça dommage, mais bon, c’est tout de même bien pratique pour lire de nouveaux auteurs. 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Deslacs dit :

    J’avoue que je lis sur mon ipad. Par contre, je suis d’accord sur tous les points concernant la gestion difficile de sa bibliothèque personnelle et sur la façon de trouver des titres « au hasard ».
    En tout cas, je comprends mieux l’intérêt de la liseuse par rapport à la tablette. Merci !

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  3. Lionne dit :

    Je fais partie de ceux qui n’ont jamais sauté le pas et qui n’arrivent pas à s’y résoudre… J’aime le papier, les beaux livres, le bruit des pages que l’on tourne…
    J’ai lu la plupart de mes possessions en bibliothèque avant de les acquérir. Du coup, ce sont plus des bibles que des hasards de rencontre et j’aime m’y replonger régulièrement, découvrir de nouveaux détails à l’histoire. Évidemment, niveau stockage… c’est… compliqué… Si quelque chose arrive à me convaincre de m’y mettre un jour, ce sera bien ça ! Et la possibilité d’emporter ses ouvrages partout…
    Le risque de perte et d’incompatibilité, par contre…

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    • symphoniedescieux dit :

      Rien ne t’empêche de faire les deux 😉 J’achète toujours énormément de livres papier, que je réserve « pour la maison » (que j’ai souvent déjà lu avant de les acheter). Par contre, dès que je sors quelque part… liseuse ! (puis ça évite le problème de pages cornées dans le sac ><)

      Aimé par 1 personne

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