[Clichés de Persos] #2 : Les 10 collègues que vous préféreriez ne pas avoir dans votre entreprise

   Mise à Jour : Il s’agit d’un ancien article que j’ai décidé de réutiliser pour une nouvelle catégorie, à savoir des listes de profils de personnages potentiellement utilisables pour un récit.

 Sur le modèle des 10 élèves que vous préféreriez ne pas avoir dans votre classe, j’ai décidé de vous présenter une bulle sur ces collègues aux traits volontairement caricaturés parfois encombrants, parfois fatigants, parfois nuisibles pour un emploi du temps très chargé. Pour obtenir de si mémorables individus, il faut prendre les petites manies d’un peu tout le monde et les regrouper dans un seul personnage pour en tirer une satire des défauts de notre humanité. Je vous présente donc 10 tempéraments parfaits pour une histoire éprouvante au sein d’une entreprise (ici, un laboratoire) pas vraiment recommandable.

Note : Il est facile de critiquer les autres sans nous attarder sur nos propres défauts dont nous sommes pourtant tous pourvus. Sachons rire de nous-mêmes et reconnaître que si personne n’est une caricature sans nuance comme présentée ci-dessous, nous avons tous, à un moment donné de notre vie professionnelle, fatigués consciemment ou non nos collègues (oui, oui, je me comprends dedans). 😉

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  •  La commère

 Lorsque les gens la voient entrer dans la pièce, tout le monde soupire d’avance. Pas particulièrement désagréable, plutôt amicale même, elle est surtout présente pour parler. Et c’est là tout le problème. Si chacun est partant pour discuter une ou deux minutes, il arrive toujours le moment où certains esquivent quand d’autres regardent leur montre, de moins en moins discrètement, inquiets pour leur emploi du temps déjà surchargé. Mais la commère n’a pas encore tout déballé : collègues, conjoint, famille, quotidien, météo… Avec elle, on peut y passer la journée.

 

  •  Le charmeur

 Il est tout sourire devant tout le monde, offre un café à la pause, aide les nouveaux à se sentir à l’aise avec les autres collègues, s’intéresse à la vie personnelle de chacun. Oui, il fait du charme, et ce n’est pas spécialement pour mettre quelqu’un dans son lit. Non, lui, il a besoin d’une bonne âme pour le travail. Et comme il se montre sympathique, chacun l’aide sans rechigner… au début. Car rapidement, les membres du laboratoire s’aperçoivent qu’il est très, très (trop) présent et que ses demandes sont de plus en plus courantes, prenant inévitablement le pas sur leurs propres objectifs. Tant et si bien que certains finissent par le fuir en l’apercevant à l’autre bout du couloir.

 

  • L’esprit obtus

 Elle ne comprend rien, mais alors vraiment rien de ce que les gens lui racontent. Et c’est d’autant plus gênant qu’elle est l’un des titulaires du laboratoire, quelqu’un qui a systématiquement son mot à dire. Impossible de la reprendre lorsqu’elle dit des bêtises, quand elle-même n’hésitera pas à pointer du doigt la moindre erreur de la part des autres. Un comportement agaçant, surtout quand il faut lui expliquer, une fois, deux fois, cent fois, exactement la même chose, ce même petit détail que le stagiaire de M1 connaissait, lui, en arrivant au laboratoire. A se demander si cette titulaire a vraiment fait des études dans le même domaine que le reste du laboratoire.

 

  • Le glandeur

 Son credo, c’est d’en faire le moins possible. Déjà qu’il est à un poste pas particulièrement prenant, il se permet de faire des manières lorsqu’un membre du laboratoire lui demande d’effectuer son travail. Il a mal au dos, il a peur des bébêtes, il ne touche pas aux produits chimiques… Pire, il commence à refaire les règles du laboratoire, expliquant que ses tâches devraient être celles des autres (ceux qui luttent contre les secondes pour finir dans les temps). Finalement, ses collègues le trouveront aussi souvent sur son ordinateur à jouer au solitaire, qu’à l’extérieur à papoter avec une cigarette à la main.

 

  • Le désorienté

 Lui, il est totalement perdu. Mais contrairement à l’esprit obtus, il le reconnaît. Une attitude qui semble sympathique au premier abord, d’autant qu’il n’hésite pas à demander l’aide et l’expertise de chacun. Bref, c’est un comportement pouvant être assez flatteur et certains apprécieront le prendre sous leur aile comme de bienveillants mentors. Jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent qu’il débarque dans leur bureau toutes les cinq minutes, toujours pour ce fameux problème qui le fait revenir tous les jours. Or, ses collègues n’ont pas que ça à faire et sont bien souvent à deux doigts de lui hurler de se prendre en main seul, tout seul, vraiment tout seul.

 

  • La cheftaine

 Elle est l’égale de la plupart des membres du laboratoire, sur le papier. Pourtant, elle se comporte comme si tout le monde était sous ses ordres, se permettant d’interpeller ses collègues lorsqu’elle estime qu’ils contournent les règles, sermonnant les doctorants et les stagiaires à la moindre contrariété. C’est aussi elle qui, dans les conversations autour d’un café, ne peut s’empêcher de commencer ses phrases par « Moi, je ». Évidemment, elle a tout vu, tout fait, a un avis tranché sur tous les sujets, y compris ceux qu’elle ne connaît visiblement pas. Sauf si le directeur est dans le coin, là, elle est entièrement d’accord avec lui.

 

  • Le gaffeur

 Lui, c’est un proche parent du désorienté. Il possède des connaissances, mais il a des difficultés à s’en servir. Tête en l’air, maladroit, il n’y a pas une journée sans qu’il ne provoque une catastrophe. Et comme certains collègues l’apprécient, ils vont régulièrement l’aider à réparer les dégâts. Mais passer la serpillière ou préparer un produit prend du temps. Aussi, il arrive parfois aux autres membres du laboratoire d’espérer que ce jour-là, il restera tranquillement sur son ordinateur (quoiqu’il serait aussi capable de faire sauter les plombs).

 

  • La sensible

 Elle, c’est la gentille collègue un peu trop perfectionniste. Au quotidien, elle est d’agréable compagnie, travaillant sérieusement, aidant dès qu’elle peut, souriant à tous. Malheureusement, elle est aussi extrêmement sensible. À la moindre contrariété, elle est capable de baisser les bras et s’effondrer en sanglots, se demandant pourquoi elle besogne sur un sujet aussi pitoyable. La plus petite erreur lui confirme son incapacité à travailler correctement, chaque remarque remet en cause l’entièreté de son projet, et même une petite victoire la relève difficilement de son état d’abattement. Il revient alors à ses collègues le rôle de la soutenir et l’encourager, or c’est d’autant plus agaçant que la plupart du temps, elle travaille plutôt bien.

 

  • L’absent

 Tout le monde le cherche à chaque fois sans jamais le trouver. Et ce, curieusement les jours où il a un projet en commun avec des collègues à faire avancer. Bien évidemment, il a toujours une bonne excuse, une réunion de dernière minute, un cours à donner totalement oublié, les enfants à aller chercher. Lorsque les autres le croisent, il n’a pas le temps, pas les bons papiers, pas le matériel. Au final, ses collègues font sa part de travail, dans la précipitation ou dans la douleur. Bien entendu, le jour de la présentation des résultats, il est aux premières loges pour recevoir les lauriers. Après tout, c’était bien un travail en commun, non ?

 

  • L’expert

 Il sait tout, sur tous les sujets pointus, technologiques, scientifiques, culturels… Même en politique, sport ou macramé, il s’y connaît. Son savoir est si impressionnant que tout le laboratoire est en admiration devant lui et le temps se suspend dès qu’il se met à parler (mais littéralement, le temps s’arrête aussi pour l’écouter ^^). Ce n’est que lorsque certains entendent pour la dixième fois la même histoire drôle qu’il utilise à chaque réunion qu’ils commencent à comprendre que ce qu’ils prenaient pour de la connaissance est un magnifique mélange d’esbroufes et d’estime de soi. Car lui, il sait qu’il n’est pas le meilleur, il a juste besoin de le faire croire. Et quand ses collègues sortent enfin de la fanzone, ils le trouvent juste très fatigant.

Vous voici donc prévenus. Dans une telle entreprise, la vie professionnelle ne semble pas de tout repos. Et sinon, quels collègues êtes-vous ? 😉

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8 réflexions sur “[Clichés de Persos] #2 : Les 10 collègues que vous préféreriez ne pas avoir dans votre entreprise

    • bulledeleyna dit :

      Tout dépend des circonstances, c’est ça ? 😉
      En même temps, un tout petit peu de chaque, ça fait effectivement quelqu’un d’équilibré. ^^

      Sinon, tu voudrais voir quel personnage parmi ceux-là pour la prochaine fois ?

      J'aime

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