[Clichés ciné] #2 : L’invasion extraterrestre


 Aller, nouvelle fournée de clichés du cinéma, avec cette fois, pour les nostalgiques de science-fiction.

L’invasion extraterrestre

(des années 90, c’est un peu plus nuancé depuis, quoi que…)

 

Ufo, Soucoupe Volante, Disque Volant

 

  • L’invasion est TOUJOURS une surprise

 Quoi qu’il arrive sur Terre, quels que soient l’époque et les moyens à notre disposition, l’arrivée de choses extraterrestres sur notre planète bleue n’est jamais prévue. Comme quoi, nous avons beau créer des lois « universelles », nous sommes tout de même incapable de reconnaître qu’au-dessus de 10 000 m d’altitude terrestre, nous avons quelques difficultés à savoir ce qui navigue dans l’espace. Malgré tout…

 

  • Ce sont TOUJOURS les russes et les américains qui détectent « la première pluie de météores »

 A croire qu’il n’existe que deux populations sur Terre. Peu importe le mode et le lieu de l’invasion, vous ne verrez que rarement l’intervention des pays européens, asiatiques ou arabes qui possèdent pourtant eux aussi leur lot de technologies. Non, le reste du monde ne se sent tout simplement pas concerné par ce qui tombe du ciel et doit se dire que c’est encore un satellite espion qui va finir sa course dans l’océan. Sauf que…

 

  • Les choses non identifiées atterrissent TOUJOURS près des grandes villes

 Et c’est probablement la seule forme d’intelligence que les scénaristes accordent aux extraterrestres. Parce qu’une fois sur Terre, nous ne répondons plus de leurs capacités d’adaptation (eux qui ont pourtant traversé l’univers pour venir jusqu’à nous… nous qui nous contentons d’aller jusqu’à la station spatiale internationale… en orbite autour de la Terre… pour faire quelques tests scientifiques…). Bref quoi qu’il arrive, vous verrez toujours l’ennemi stationner au-dessus ou atterrir près des villes influentes du globe, à savoir : New York, Washington, Los Angeles, San Francisco, Seattle, Chicago… et Tokyo. Oh, une ville non américaine, vraiment ?

Note : depuis quelques années, les aliens acceptent aussi d’envahir Londres et Berlin. Ils sont gentils de penser aux Européens, les pays du coin voulaient justement faire valoir leurs attraits touristiques à travers la galaxie. A quand l’Afrique ?

 

  • Les forces armées apprennent TOUJOURS la réalité de la situation à la télévision

 Vous avez sûrement remarqué ce fait, durant les premières heures, quand personne ne sait encore ce que nous veulent les extraterrestres (étonnamment, il y en a toujours pour croire qu’une arrivée en masse, c’est juste histoire de nous dire bonjour avant de reprendre leur périple stellaire). Le gouvernement et les diverses forces armées apprennent tout ce qu’il y a à savoir grâce à la télévision locale. Parce qu’évidemment, ce sont toujours les journalistes qui se retrouvent en première ligne. Mais alors, une question se pose : pourquoi n’entraînent-ils pas les journalistes à la diplomatie universelle ? Et surtout, pourquoi le cameraman n’arrive-t-il jamais à garder l’objectif fixé sur les choses qui arrivent, quand bien même celles-ci n’avancent pas à plus de deux centimètres par heure ? Les mystères du suspense sont impénétrables. Cela n’empêche pas que dès le début…

 

  • L’attaque ennemie est TOUJOURS une défaite cuisante

 Ça y est, nous entrons dans le cœur de l’action. Et là, qu’arrive-t-il ? Un joli bordel visuel avec des trucs qui explosent en tous sens (parce que l’alien a tout prévu et a adapté sa technologie à notre atmosphère pour avoir des effets de combustion), des morts en pagaille, des hurlements stridents et des bébés en pleur, et surtout, des militaires tentant vainement de contenir l’assaut (normal, le héros est absent). Bref, une guerre, mais une guerre à l’image de ce que sait faire l’humanité.

 S’en suit les tragiques appels de détresse « on a perdu Tokyo ! » (la ville non américaine est toujours la première à tomber), « nous n’avons plus de liaison avec New York. », « Seattle a… scrunch… » Et ainsi de suite, jusqu’à ce que chacun se retrouve totalement isolé. Vient le moment tragique où tous les survivants se demandent s’ils ne sont pas les derniers représentants de l’humanité, preuve que les scénaristes oublient parfois qu’il existe des gens en dehors de leur pays (a priori, si les aliens n’ont pas envahi la Chine et l’Inde, l’humanité n’a rien à craindre 😉 ). Et pourtant…

 

  • L’électricité fonctionne TOUJOURS

 Même si la moitié de la ville a explosé, là où le héros passe, il y a toujours électricité, eau courante et réseau téléphonique avec tonalité (même si plus personne pour répondre au bout du fil). Certes, il s’agit là d’une exagération (quoi que, pour certains films…), mais ce point sert avant tout à mettre en lumière le côté MacGyver du héros qui saura tout réparer avec un trombone et du fil à coudre. Oui, cet homme merveilleux sait tout, absolument tout faire (sauf s’occuper de ses enfants ou de sa femme, mais il se rattrapera à la fin, ne vous en faites pas). D’ailleurs, avez-vous remarqué que…

 

  • L’héroïsme est TOUJOURS une affaire de mâle

 Regardez bien la fine équipe qui entoure le héros (caucasien de préférence), elle sera très, très majoritairement masculine. Ainsi, nous retrouvons généralement un noir, un hispanique, un grand gaillard pas net, un petit rigolo de service, un jeunot imberbe et une femme (une seule, c’est suffisant). Dans le lot, vous en avez forcément un qui meurt pour laisser une chance aux autres de fuir (celui qui cherche la rédemption ou le meilleur ami du héros), un qui meurt en sauvant la femme parce que, bien entendu, la femme reste toujours accrochée quelque part (celui qui lui faisait du charme ou le meilleur ami du héros), et bien sûr, un qui meurt alors qu’on le pensait sauvé (celui qui regarde la photo de sa femme quelques minutes plus tôt ou le meilleur ami du héros).

Note : en cas d’invasion extraterrestre, ne jamais être le meilleur ami de sexe masculin du héros.

 

  • Il y a TOUJOURS un hélicoptère qui explose en plein vol

 Arrive un moment où, par miracle, les secours arrivent. Malheureusement, cela ne fait que dix minutes que le film a commencé. Par conséquent, il n’y a pas assez de place dans l’hélicoptère pour tout le monde. En individu exceptionnel qu’il est, le héros propose systématiquement la place aux autres. Dans le lot, il y a soit le meilleur ami blessé, soit le jeunot à qui on dit « t’as une chance de jeunes premiers » en regardant l’hélicoptère s’éloigner. Attendez deux secondes d’émouvante envolée et de sourires extasiés. L’hélico explose alors en une gerbe enflammée, percuté par un missile ennemi (oui, l’alien connait aussi le missile). Et là, c’est un immense désespoir pour ceux restés au sol (parce qu’il n’y a plus de moyens de transport, soyons honnêtes).

Note : s’il n’y a pas d’hélicoptère de secours, c’est alors l’avion d’assaut qui explose.

 

  • Il y a TOUJOURS un exode

 Le héros et son équipe savent que les secours ne viendront plus, ils doivent donc se déplacer pour ne pas se faire tuer. En chemin, ils rencontrent soit des militaires (donc des collègues car souvent, le héros est un militaire), soit des civils en fuite, souvent les deux. Bien entendu, cette dernière rencontre implique nécessairement la présence d’enfants intouchables (éventuellement du chien intouchable). Ainsi, ceux-ci peuvent se permettre de courir à découvert avec un haut fluo portant le logo « tirez-moi dessus », ils s’en sortent sans la moindre égratignure. Malheureusement, pour le militaire dissimulé derrière un blindé, il va lui arriver une tuile. Quelle idée aussi de regarder les positions ennemies du coin de l’oeil ! Forcément, il se fera abattre en ayant laisser apparaître un minuscule centimètre de peau.

Note : En cas d’invasion extraterrestre, la chance ne sourit qu’aux individus de moins d’un mètre vingt de hauteur.

 

  • Les aliens sont TOUJOURS fatigués de leur extermination

 Caractéristique typique de l’alien débarquant sur Terre. Il rase la moitié de la ville en moins de 2 heures, puis brusquement, perd toute sa combativité. Ne trouvant probablement plus le challenge très amusant, il se laisse aller à une sorte de morosité qui le rend particulièrement amorphe face au héros et son équipe pourtant fortement réduite (et pas toujours armées en conséquence, contrairement aux militaires qui ce sont fait lyncher au tout début). Ainsi, si l’humain s’adapte à l’incroyable technologie extraterrestre en usant de tout ce qui lui tombe sous la main, les aliens, eux, se contenteront de tenir leur position, persuadés que les humains restants ne sont que des insectes insignifiants (qui connait les insectes sait qu’il ne s’agit pourtant pas d’une menace à prendre à la légère 😉 ). Ce manque de motivation aboutira inévitablement à la même conclusion…

 

  • L’ennemi est TOUJOURS évincé

 C’est une obligation du genre. Parce qu’on ne détruit pas l’espèce humaine. Ils n’ont beau être plus que quelques hommes et une femme à la surface du globe (enfin, rappelez-vous, c’est ce qu’ils pensent), les survivants arriveront toujours dans les dernières minutes du film à découvrir le point faible de l’ennemi. Généralement, il s’agit du vaisseau mère qui bien entendu se trouve dans le périmètre d’action du héros (non mais vraiment, les extraterrestres n’allaient pas mettre leur base principale hors de portée, quelle idée !). Parfois, c’est un poison typiquement terrestre auquel les aliens n’avaient pas pensé (oui, oui, les bactéries de la guerre des mondes). Bref, quoi qu’ils arrivent, ne vous en faites pas, nous sommes sauvés (enfin, si vous vivez au niveau du méridien opposé, vous apprendrez juste la nouvelle aux infos en vous réveillant le lendemain 😉 ).

Et vous, des idées sur les clichés du genre ?

Séparateur 4

haut de page

Une réflexion sur “[Clichés ciné] #2 : L’invasion extraterrestre

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s