[Chronique littéraire] Le Cycle de Takeshi Kovacs – T1 : Carbone modifié, Richard Morgan

   Une chronique littéraire sur une oeuvre non francophone de science-fiction sombre et moralisatrice, Carbone Modifié, de Richard Morgan.

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FICHE TECHNIQUE

 

  • Titre : Le Cycle de Takeshi Kovacs – Tome 1 : Carbone Modifiéimages
  • Auteur/Autrice : Richard Morgan
  • Illustrateur/Illustratrice :  Christian McGrath
  • Édition : Bragelonne/Milady
  • Collection : Science-Fiction
  • Genre : Science-Fiction, Cyberpunk
  • Public : Adulte
  • Cycle : Oui
  • Pages : 544
  • Parution : Octobre 2008
  • Langue : Anglais
  • Traduction : Ange
  • Format : Numérique – Papier
  • Prix :  5,99 euros – 8,20 euros
  • ISBN978-2811200589
  • Lien : Bragelonne : Carbone Modifié

Résumé : Dans un avenir pas si lointain, la mort n’est plus définitive : vous pouvez sauvegarder votre conscience et vos souvenirs et les réimplanter dans un nouveau corps. De fait, pour Takeshi Kovacs, mourir n’est plus qu’un accident de parcours : il a déjà été tué plusieurs fois. C’étaient les risques du métier dans les Corps diplomatiques, les troupes d’élite du Protectorat des Nations unies expédiées à travers la galaxie. Mais cette fois, on le ramène sur Terre pour mener l’enquête : un riche magnat veut élucider sa propre mort. La police a conclu au suicide. Or, pourquoi se suicider quand on sauvegarde son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?

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MON AVIS

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 Un thriller futuriste très noir qui interroge sur la mort et donc, sur l’humanité de chacun.

 Tout commence quand Laurens Bancroft, un homme riche et puissant, est retrouvé chez lui, la tête pulvérisée par un pistolet laser. La police classe l’affaire rapidement, concluant à un suicide. Mais Bancroft n’y croit pas. Il est un Math pour Mathusalem, un individu quasiment immortel avec la possibilité de se sauvegarder indéfiniment dans des dizaines de corps de synthèse. Quel intérêt aurait-il à se tuer, si c’est pour renaître quelques heures plus tard ? Le problème, c’est que la dernière sauvegarde de sa conscience date de 48h, il n’a donc aucun souvenir de ce qui aurait pu se passer juste avant sa mort.

 Pour l’aider à élucider ce mystère, il fait appel à Takeshi Kovacs, un ancien des Corps diplomatiques (un guerrier dur de dur ^^), venu d’une planète lointaine et ne connaissant rien de la Terre, pour lui faire intégrer un corps d’emprunt. Kovacs doit alors mener son enquête dans un environnement hostile, entre flics méfiants et employeurs hypocrites, où personne ne lui fera de cadeau, pas même son propre corps.

 Oui, même son corps. Car la pierre angulaire de cet univers reste la sauvegarde de l’esprit et donc la quasi-immortalité (tout le monde à une pile de sauvegarde basique, mais pour les options, il faut y mettre de l’argent). Ainsi, l’être humain ayant moins d’appréhension concernant sa propre mort, il a fallu trouver un nouveau système de pénalisation des actes répressibles. Or, si on peut digitaliser un être humain, quoi de mieux que d’enfermer son esprit quand il fait une bêtise ? Il s’agit donc de stocker cet esprit dans une base de données durant une période plus ou moins longue (certains se prennent plus de 100 ans), avant de pouvoir réintégrer la société. Mais alors, me direz-vous, que font les autorités des corps de ces individus punis ? Et bien, ils les confisquent et les réutilisent pour d’autres personnes digitalisées.

 C’est ce qui arrive à Kovacs, qui se retrouve ainsi coincé dans le corps d’un homme doté d’une technologie bien utile (oui, les gens peuvent aussi se faire greffer quelques petites joyeusetés), mais aussi de poumons de fumeur (bon, visiblement ils n’ont toujours pas éradiqué le problème). Lui qui ne fume pas, il se retrouve alors à lutter contre l’envie constante d’allumer une cigarette, quand il préférerait avoir le souffle nécessaire pour courir après les gens. De plus, il devient rapidement difficile pour lui d’interagir avec les gens qui ont connu son enveloppe corporelle.

Une idée brillante et troublante qui interroge sur ce qu’est un individu, à la fois corps et âme, ou juste un esprit que l’on peut réintégrer dans n’importe quel réceptacle…

 Sur cette vieille Terre à l’atmosphère sombre, chargée de violence et de technologie décadente, le personnage de Kovacs semble incroyablement humain. Pourtant, c’est un homme brutal, capable de menacer, torturer et tuer pour arriver à ses fins. Néanmoins, il faut avouer qu’il a face à lui du « beau » monde, et que si la vengeance n’est pas toujours compréhensible, l’usage de la force s’avère une nécessité à la survie (oui parce qu’on peut quand même mourir si on n’est pas très riche et que quelqu’un de malintentionné arrache la pile de sauvegarde du cadavre).

 Le rythme est soutenu, les rencontres nombreuses, les révélations et déconvenues se succèdent et Kovacs doit se débattre jusqu’au bout avec cette histoire qui sent la mort à plein nez.

 Bref, ce n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains (âmes sensibles, s’abstenir), mais c’est un roman bien mené, qui tient en haleine et qui fait réfléchir. Or parfois, réfléchir en bouquinant, c’est bien aussi. 😉

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Un aperçu d’ailleurs sur

Carbone Modifié ?

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N’hésitez pas à faire un tour sur les autres blogs de critiques littéraires pour vous faire un meilleur avis sur le sujet. 😉

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